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60′ PRB : A l’ouest toute !

octobre 27
10:36 2015

Après le départ dans les petits airs hier, le changement d’ambiance a été vite radical pour les 20 monocoques IMOCA engagés dans la Transat Jacques Vabre. « C’est la guerre ici ! Nous sommes au reaching plein gaz. Ca mouille beaucoup. Les conditions de mer ne sont pas encore grosses mais ça ne va pas tarder. Ce n’est pas très confortable » racontait Vincent Riou à la barre de PRB en ce milieu de journée. La nuit a en effet été rapide pour le 60’ vendéen avec des vitesses flirtant en permanence avec les 20 nœuds.

La flotte des IMOCA s’est divisée en deux groupes à la sortie de la Manche. Le groupe du sud mené par Alex Thomson sur Hugo Boss est en tête des classements pour l’instant car il progresse plus proche de la route directe. Cette route, bien que plus courte, ne devrait pas être très favorable à moyen terme pour les duos qui vont rencontrer une mer moins formée mais qui vont devoir naviguer face au vent. Aux Cap Vert, Alex Thomson pense avoir un jour de retard a minima sur les partisans de l’option ouest dont fait partie PRB.

Le monocoque vendéen fonce en effet à bonne foulée vers le cœur de la dépression située sur l’Atlantique. Au relevé de positions de 15h30, le bateau orange était 6ème et progressait à une vitesse de 16,7 nœuds contre 13,3 nœuds pour le 60’ Hugo Boss.

Vincent Riou et Sébastien Col naviguent bord à bord avec Groupe Queguiner, le monocoque mené par Yann Eliès et Charlie Dalin. Plus au nord, Edmond de Rothschild, Safran, SMA et Banque Populaire VIII forcent le trait et devraient toucher des vents plus forts avant leurs adversaires légèrement décalés dans le sud. Du vent plus fort mais aussi une mer plus grosse. A la mi-journée, la hauteur des vagues rencontrées par PRB avoisinait déjà les 4 à 5 mètres. En ce milieu d’après-midi, la mer s’est encore creusée. Cette dépression, située sur l’Atlantique et surveillée depuis plusieurs jours par les marins, va malmener les bateaux et les équipages pendant encore au moins 48 heures. Bien positionner le curseur pour pouvoir bénéficier du vent soutenu sans prendre de risques pour le bateau et les hommes, c’est le dilemme qui se pose aux skippers de cette transat Jacques Vabre. « Pour les prochaines 48 heures, nous allons arrêter de regarder les classements » annonce Vincent. Comprenez qu’il faut arriver à s’extraire de la pression des adversaires pour ne pas franchir les limites. A bord de PRB, les choix seront faits en fonction des conditions de mer réellement observées sur place et le ressenti de Vincent et Sébastien quant à la capacité de PRB à encaisser les chocs et les efforts liés à la navigation dans cette mer qui, rappelons-le, peut atteindre plus de 10 mètres de creux à l’approche du centre de la dépression !

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