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C’est déjà demain, tendances et enjeux au Nautic 2015

C’est déjà demain, tendances et enjeux au Nautic 2015
décembre 10
11:30 2015

Les allées du Nautic ne désemplissent pas depuis vendredi et chaque journée est inlassablement organisée au rythme des lancements et autres événements. Particulièrement actives, les collectivités et les régions – notamment la Bretagne au travers de la présentation des Fêtes Maritimes de Brest 2016, le plus important rassemblement maritime en France – ont occupé le devant de la scène ce mardi. La journée a également été marquée par la grande conférence organisée par l’European Boating Industry, la Fédération des industries nautiques et Reed Expositions concernant le sujet sensible de la déconstruction des bateaux de plaisance, en préambule à la grande journée de demain. Une journée qui sera concentrée sur les questions environnementales, en pleine COP21.

Cap sur Brest 2016 !

Ce matin, au Café Nautic, François Cuillandre, Maire de Brest et Président de Brest Métropole, puis François Arbellot, Directeur des Fêtes Maritimes de Brest 2016, ont présenté la prochaine édition de l’évènement qui se tiendra au 13 au 19 juillet prochain. D’ores et déjà, plus de 1000 bateaux et 9000 marins sont attendus pour ce rendez-vous maritime. L’Hermione, le Kruzenstern, le Mercedes ou le Santa Maria Manuela : voici les noms des premiers bateaux inscrits aux Fêtes. Des fêtes à l’image de la ville, ouvertes à tous les marins et à toutes les marines. Et si, bien sûr, les grands voiliers occuperont une place de choix dans les trois ports de la cité du Ponant (Port de commerce, port du château et Penfeld), ils ne seront pas seuls, loin s’en faut. Yachts classiques et voiliers de plaisance, yoles et voile-avirons, anciens navires de pêche reconvertis en goélettes de croisière, bateaux du patrimoine de la rade, voiliers de la course au large d’hier et d’aujourd’hui, bâtiments de la Marine nationale : tous seront de la partie. Les invités spéciaux ? La Russie, hôte marquant de l’édition 2012, a déjà annoncé son grand retour. Le Portugal, la Grande Bretagne, La Nouvelle Calédonie et La Polynésie se joindront à l’événement. Tous amèneront les joyaux de leurs marines et toute leur culture dans des villages thématiques. En bref, tout est d’ores et déjà prévu pour passer une semaine magique à Brest cet été.

FIN et EBI : leurs solutions concrètes pour recycler les navires en fin de vie

Dans le contexte de la Conférence internationale pour le Climat COP 21 qui se tient à Paris et à la veille de la Journée Environnement du Nautic, l’European Boating Industry, la Fédération des industries nautiques (FIN) et Reed Expositions France ont conjointement organisé une conférence sur le thème « Bateaux hors d’usage, une filière en devenir ». La première partie a offert un tour d’horizon international – de l’Amérique du nord en passant par l’Australie et le Japon pour finir par l’Europe – sur les pratiques actuelles de déconstruction des bateaux de plaisance hors d’usage. « L’idée est de faire comprendre à tous les enjeux d’un tel sujet et de montrer les approches des différents pays mais aussi les enseignements tirés de l’expérience française et de faire un point sur les derniers développements », explique Benoît Ribeil, responsable environnement pour l’APER et la FIN. De fait, la France et plus particulièrement l’industrie nautique française font figure de pionnières dans ce domaine, ayant établi depuis plusieurs années déjà un réseau opérationnel de déconstruction des bateaux de plaisance hors d’usage, mais il faut aller encore plus loin. Les récents travaux sur le traitement des articles pyrotechniques (fusées et autres) ainsi que les évolutions de la réglementation pour les bateaux de plaisance ont donc également été abordés. La seconde partie de la conférence, elle, a été axée sur les défis pour le futur. Aussi, en s’appuyant sur les expériences présentées, les intervenants ont échangé sur les principaux challenges à relever pour la déconstruction des bateaux de plaisance, en l’occurrence la gestion du déchet fibre de verre et résine polyester, les modèles de financement et la transition vers de nouvelles approches. « Une série d’options et solutions sont aujourd’hui disponibles pour traiter le déchet de matériaux composites, ainsi que de nouveaux développements technologiques permettant une gestion durable des déchets », indique Stefano Pagani Isnardi, responsable des études à la fédération italienne des industries nautiques, UCINA Confindustria Nautica. La bonne nouvelle, c’est que la Commission européenne souhaite aujourd’hui mieux comprendre les indicateurs et les facteurs critiques permettant de stimuler la filière de traitement et de recyclage des bateaux de plaisance en Europe, comme le précise Thomas Strasser, DG des Affaires Maritimes à la Commission Européenne. Reste à le faire le plus intelligemment possible. « Nous souhaitons mettre en place des conditions pragmatiques et raisonnées et donc prendre le temps pour la mise en œuvre de cette filière. Ségolène Royal, la Ministre de l’Ecologie, souhaite sa mise en place à partir du 1er janvier 2017 or nous, à la FIN, nous souhaitons la décaler d’une année. De plus, nous estimons que cette éco-contribution ne doit pas dépasser 0,5 % du prix total du prix de bateau neuf car nous vivons un marché fragile qui ne doit pas être déstabilisé par de nouvelles mesures », souligne Yves Lyon-Caen, le Président de la Fédération des industries nautiques. Ses préconisations ont été prises en compte par le Sénat qui a voté un amendement en sa faveur vendredi dernier, contre l’avis du gouvernement. Reste à espérer que la position du gouvernement soit infléchie à l’Assemblée Nationale, qui discutera le texte à la fin de la semaine.

Equipementiers : des innovations pour se simplifier la navigation

Lieu de convivialité des professionnels, le Club des équipementiers Bretagne est le showroom officiel du hall 2.1 au Nautic de Paris. Cette année, cet espace aux couleurs de la Bretagne est la vitrine d’une multitude de nouveautés ou de produits phares. Il accueille également les ateliers du nautisme. Ces rendez-vous sont l’occasion pour les entreprises de présenter au public leurs solutions pour faciliter la navigation. La sécurité individuelle en mer et l’évolution des produits, les peintures antifouling mais aussi la conception, la fabrication et usage des foils sont les premières thématiques abordées depuis le début du salon. Les ateliers à ne pas manquer d’ici à la fin de la semaine concernent les pilotes automatiques (demain à 15 heures), l’usage des outils numériques pour une sellerie sur mesure (vendredi à 15 heures) mais aussi la génération électrique à bord (samedi à 15 heures).

Les fishings, des bateaux de mordus

« Big sea fishing »… Chez l’américain Boston Whaler, les choses sont claires: la gamme Outrage est orientée pêche sportive. Un programme musclé qu’assume le nouveau Boston 330 Outrage, dévoilé en avant première dans le Hall 4 du Nautic. Le visiteur est vite séduit par l’imposante allure de cet open à console centrale de 10 mètres de long. Une carène redoutable, au V profond, conçue pour aller vite au large, sur les spots de pêche. Avec ses 2 hors-bord Verado de 350 ch, il dépasse les 46 nœuds en pointe. Le comportement marin est exemplaire, ainsi que la construction et les finitions de ce bolide insubmersible. Fishing dans l’âme aux équipements pêche complets (viviers, portes-cannes, rangements) le 330 Outrage n’oublie pas d’offrir à ses passagers un très haut niveau de confort, avec solarium avant modulable, cabine avec wc et lavabo et banquettes dans le cockpit arrière. Un niveau de prestations très élevé pour le digne remplaçant du 32 Outrage, un des best seller du chantier floridien. L’enjeu est important pour Boston, pour qui la France est le premier marché européen. Défi majeur également pour la marque finlandaise Targa, qui écoule 10 % de sa production dans l’hexagone. Son Tarfish 32 est un baroudeur habitable (5 couchages) conçus pour la pêche, mais également doté d’une grande polyvalence. Côté français, on appréciera dans le Hall 4 l’Ocqueteau 600 T-top, traité à la façon d’un petit fishing américain. Comme le côté sportif du nouveau Barracuda 8 dévoilé par Bénéteau, avec sa carène AirStep2, ou la gamme Merry Fischer Marlin de Jeanneau : le Nautic est toujours le paradis des pêcheurs au large !

Demain, la journée Environnement

Très riche, cette journée verra de nombreux intervenants aborder une multitude de sujets touchant à notre environnement favori.

  • 10h30, Stéphane Mifsud et Nicolas Ziani présentent l’Odyssée Bleue et nous font découvrir le monde des requins.
  • 11h30, l’Association Française du Bateau Electrique (AFBE), qui présente des cas pratiques de développement de solutions durables électriques et hybrides pour les bateaux de plaisance.
  • 12h30, SurfRider Foundation Europe présente l’Engagement citoyen, solution pour protéger l’Océan.
  • 13h30, Les Glénans, la célèbre école de voile, parle de la croisière comme un vecteur de sensibilisation aux enjeux environnementaux.
  • 14h30, le SHOM, revient sur 300 ans d’observation du niveau de la mer.
  • 15h30, 7ème Continent, présente son expédition 2015 et son objectif de bien comprendre et réduire cette pollution plastique pour préserver notre santé et notre planète.
  • 16h30, Expédition Tara, le célèbre voilier d’exploration, sentinelle infatigable des océans, prend la parole sur la Scène Nautic avec Plankton Planet.
  • 17h30, Energies, matériaux, antifoulings, les entreprises du nautisme éco-innovent, présentation de Innovations Bleues.
  • 18h30, À l’heure où le réchauffement climatique bouleverse les équilibres fragiles du grand Nord, Ghislain Bardout nous emmènent avec son équipe Under The Pole pour une exploration du Groenland totale et inattendue, à la fois en surface et sous l’eau.
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