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Les bactéries ne résoudront pas le problème de la platisphère océanique

Les bactéries ne résoudront pas le problème de la platisphère océanique
mars 21
20:35 2016

Les récentes annonces liées à la découverte d’une bactérie mangeuse de plastique par des chercheurs japonais donnent un immense espoir, mais malheureusement ne semblent pas constituer une solution pour les océans qui sont la préoccupation de « 7e Continent ».

Car les choses ne sont pas si simples.

Les recherches sur les bactéries mangeuses de plastique ne sont pas nouvelles. Depuis 1989 des programmes sont mis en œuvre avec plus ou moins de succès. Certaines bactéries et champignons sont certes voraces de plastique, mais hélas leur mise en application industrielle est loin d’être au point.

Cette découverte ne concerne que le PET, non présent dans le 7e Continent, et puis est-il raisonnable de penser que pulvériser des millions de tonnes de bactéries génétiquement modifiées sur la surface de l’océan va élimer le 7e Continent sans effet sur l’environnement marin.

« Les bactéries découvertes par ces chercheurs japonais ne s’attaquent qu’au PET. Qu’est ce que le PET ? C’est le polyéthylène téréphtalate. C’est un plastique transparent, brillant, résistant au choc et aux produits chimiques. Il a l’avantage d’être recyclable à 100% sans perdre ses propriétés. Il est principalement utilisé pour les bouteilles d’eau et de soda. Le secteur de production des bouteilles présente des taux de recyclage important (jusqu’à 75% en Suisse). De plus le PET représente seulement 7% de la demande des plasturgistes en Europe (base = 52,5 millions de tonnes de plastiques utilisées en 2007).

Le PET est un plastique qui coule, si des objets en PET sont abandonnés dans la nature, ils finissent dans le fond des rivières, des estuaires et des baies. Les objets en PET ne se retrouvent jamais à flotter dans les océans. La solution proposée par les chercheurs japonais ne résoudra jamais le problème du 7ème continent car il n’y a pas un seul morceau de plastique en PET sur le 7ème continent. Qui serait d’ailleurs assez fou pour aller disperser des bactéries dans les océans sans avoir évalué quel danger ses bactéries pourraient présenter pour l’équilibre des écosystèmes ? » commente Alexandra Ter Halle, responsable scientifique Expédition 7e Continent.

Malheureusement, il n’y a pas de recette miracle pour éliminer cette pollution de plastique dans les océans. Restons mobilisés pour lutter contre la pollution de nos villes et nos campagnes pour éviter que les plastiques ne se retrouvent dans les océans.

Pour conclure, nous maintenons que LA SOLUTION au 7e Continent se situe à terre, dans les gestes et comportements des citoyens, à privilégier le recyclage et éviter que le plastique ne soit jeté dans la nature.

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