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Le « quatrième Mousquemer »

Le « quatrième Mousquemer »
septembre 29
10:23 2016

Le « quatrième Mousquemer » Christian Pétron célèbre réalisateur et producteur de films sous-marins sera parrain de la 19ème édition du Salon International de la Plongée sous-marine à Paris !

Dès l’aube des années 40, l’image a révélé au monde d’en haut la magie à l’œuvre sous la surface des océans… Le Salon international de la Plongée Sous-Marine lui dédie sa 19ème édition sous le parrainage d’un des plus célèbres réalisateurs et producteurs de films sous-marins, Christian Pétron. Portrait.

Sa mère voulait qu’il soit prêtre, mais la découverte de la chasse sous-marine à l’âge de 10 ans dans les eaux de la Méditerranée à La Ciotat dans les années 50 scellera un destin bien différent pour Christian Petron. Le pré-ado qu’il est alors ne rêve qu’en bleu. Sa bible ? «Plongées sans câble» dans lequel, sous la plume de Philippe Tailliez, il découvre les aventures d’un trio qui marquera à jamais l’histoire de la plongée sous-marine et que l’auteur baptisera les «Mousquemers». En 1942, Tailliez (Philippe, donc), Cousteau (Jacques-Yves, futur commandant de la Calypso) et Dumas (pas Alexandre, mais Frédérique) qui s’étaient rencontrés quelques années plus tôt, réalisent le premier film sous-marin français, un exploit, en apnée, et le début d’une longue série d’aventures en immersion… Christian ne tarde pas à suivre les traces de ses idoles, bien résolu à forger ses armes pour assouvir sa double passion pour la plongée et la prise de vue. A 14 ans, il effectue sa première plongée en bouteille à La Ciotat. En 1961, il s’engage dans la marine et devient plongeur démineur. En 1969, Paris Match publie son premier cliché sous-marin, une consécration qui le conforte dans ses objectifs. En 1970, il rejoint la Comex en tant que scaphandrier, puis, quatre ans plus tard, il fonde Cinémarine, créant par la même occasion le métier de photographe sous-marin. «J’ai été l’un des premiers à vivre de mes images sous-marines », confiait-il dans l’émission Thalassa.

Très vite, Christian se tourne vers la télévision pour laquelle il réalise une vingtaine de documentaires pour l’émission «Les Animaux du Monde». Ses compétences reconnues dans le milieu de l’image, c’est le cinéma qui vient à lui. En 1988, Besson lui confie Le Grand Bleu sur le tournage duquel il dirige l’image sous-marine . Christian retrouve le réalisateur deux ans plus tard pour Atlantis ou il sera directeur de la photo . De 1996 à 1998, le savoyard assure la direction technique image des campagnes d’exploration avec le sous-marin Nautile de l’IFREMER sur l’épave du Titanic organisée par Discovery Chanel et RMS TITANIC . Une expérience mémorable, par 3840 mètres de fond, qui se poursuit sous l’impulsion de James Cameron avec lequel il collabore sur un projet de construction de cameras pour ses sous marins Deep Rover. Coté films il tourne les séquences sous-marines de 70 longs métrages pour le cinéma, documentaires, publicités, explorations en tout genre, sans oublier «2000 regards sous la mer», l’association qu’il a fondé en région PACA pour redonner une seconde vie aux films sous-marins et sensibiliser le grand public à la connaissance et la sauvegarde du milieu aquatique… En 50 ans de carrière, Christian Petron a vécu 20 000 vies sous les mers et récolté bien des récompenses sans jamais oublier ses premiers coups de palme caméra au poing («une Cameflex 35 dont le bruit faisait fuir les poissons !»), ni ceux qui l’ont inspiré… Sur la page web de Cinémarine on peut lire : «Ce site est dédié à Philippe Tailliez, père de la plongée». Un hommage qui s’accompagne d’une citation de son modèle : «L’enthousiasme est la seule vertu». A 72 ans, Christian Petron en est la preuve vivante.

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