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A gagne petit jusqu’au cap Vert

A gagne petit jusqu’au cap Vert
avril 12
10:00 2016

Pas de changement de hiérarchie dans la grande transhumance vert le Cap Vert. Ni de grandes manœuvres stratégiques. Pour tous, c’est cap au sud-ouest en direction de l’archipel Portugais dans des conditions de portant plus douces, propices au sommeil et à la récupération. Les bateaux marchent à 10 nœuds sur une mer quasi plate. Dans cette course de vitesse sous spi, il y a tout de même des petits coups à tenter. A l’instar de Generali qui s’est décalé au sud des leaders

En tête, les paires Chabagny/Tabarly et Hardy/Biarnes suivent exactement la même trace. Ces deux-là sont inséparables depuis presque une semaine. Longtemps en tête, Agir Recouvrement s’est fait doubler la nuit dernière le long des côtes marocaines sur quelques petits coups offensifs portés à bon escient par Gedimat, quelques empannages placés au bon moment qui ont permis à Thierry et Erwan de se positionner en tête… de quelques mètres seulement.

Vitesse et patience

Mais désormais que le vent est stable et que les 10 premiers bateaux évoluent sur un même bord tribord, dans les mêmes conditions (flux de nord, 20 nœuds) et à la même vitesse, il devient très difficile de faire la différence. A bord de Generali, Nicolas Lunven et Gildas Mahé, ont tenté un léger décalage au sud de leurs adversaires. « Nous ne sommes pas 100% sûrs de notre coup, avouait Nicolas à la vacation du matin, mais nous pensons qu’il y aura un peu plus de pression au sud. En attendant, pour tous, ce sera un jeu de concentration, de patience et de gagne petit pendant 24 heures, jusqu’au cap Vert.

Des courses dans la course

A plus de 200 milles de la tête de flotte, trois équipages peinent encore dans des vents faibles du côté de l’archipel des Canaries. Parmi eux, Cuisines Ixina, dont l’équipage a finalement renoncé à sa route nord pour prendre le chemin des alizés. Une petite course dans la course va animer ce groupe de trois bateaux dont le retard se compte désormais en jours de navigation.

La vie est belle

Le dénominateur commun, pour tous est l’amélioration des conditions de navigation. La vie en mer a pris une tournure plus douce. Les quarts ont doublé et les marins tournent désormais toutes les deux heures à la barre. De quoi rattraper le temps perdu à la bannette. Les leaders, eux, profitent en plus des températures en hausse. Les vestes de quart et les salopettes de ciré ont été remisées au placard. Sur le pont, de jour comme de nuit, les shorts sont de sortie..

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