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A la découverte de la banquise en kayak de mer

A la découverte de la banquise en kayak de mer
janvier 17
17:39 2013

 
Passionnés de plongée. Avides de rencontres avec toute faune méconnue et rare. A bord de deux kayaks de mer, Alban Michon et Vincent Berthet partent à la découverte des dessus et des dessous de la banquise, explorent la face cachée des icebergs, et deviennent les témoins d’un monde à part. Le concept WiD.E, imaginé par le plongeur professionnel Alban Michon, est de rapporter des images sous-marines d’un coin de planète jusqu’alors inconnu. L’objectif  est de provoquer une douce prise de conscience auprès des jeunes générations, des enjeux environnementaux actuels.

 

Le mot de Maud FONTENOY, marraine de l’expédition Wi.D.E Greenland 2012

« Pour faire évoluer la prise de conscience de chacun, j’ai choisi de soutenir l’expédition Wi.D.E. J’aimerais, à travers ce voyage au Groenland, ces plongées spectaculaires sous les glaces de zones jusque-là inexplorées, ces rencontres à la découverte des grands mammifères marins polaires et au coeur de la biodiversité marine, vous donner envie d’en savoir encore plus, de vous engager, d’agir au quotidien. ».

 

Portrait d’un explorateur, Alban Michon, plongeur professionnel

Alban Michon, c’est tout simplement LE spécialiste de la plongée, sous-marine, sous-glace et souterraine. En 2010 il embarque pour l’aventure de Deepsea Under The Pole au Pôle Nord comme plongeur. Depuis son retour, il ne pense qu’à découvrir d’autres milieux sauvages inexplorés… « J’aimerais ramener des images extraordinaires d’un monde si peu connu et pourtant si proche, afin de partager et de faire rêver le public sur cette si belle aventure humaine. » La plongée, c’est son mode de transport, son moyen d’explorer le monde. Alban Michon possède une longue et belle expérience comme moniteur de plongée sous glace et de plongée souterraine. Des plongées insolites qu’il fait découvrir au grand public. L’hiver, il plonge sous le lac gelé de Tignes. Située à 2 100 mètres d’altitude, la Mecque des sports d’hiver possède un lac naturel en plein coeur de station, gelé près de 5 mois par an. On peut alors y pratiquer la plongée sous glace. « C’est avant tout une plongée d’ambiance ou l’on part à la découverte d’un autre monde fait de jeux de lumière, de couleurs et de bien être ou l’on se sent apaisé. »
Alban a fait de l’école de plongée sous glace de Tignes un véritable centre d’entraînement pour les équipes de plongeurs des expéditions polaires. Au printemps et à l’automne, Alban propose des plongées souterraines et spéléo à la découverte du Quercy, dans le Lot. « La plongée souterraine possède aussi cette magie, mais procure moins d’apaisement. Elle peut paraître engagée selon la distance qui nous reste à parcourir pour ressortir. »

 

Le co-équipier, Vincent Berthet, cameraman et explorateur

Accroché par le magnétisme des pôles, Vincent Berthet a fait du milieu polaire son terrain de jeu favori, en tant que cameraman et explorateur pour plusieurs expéditions (un an autour de l’Amérique du Nord en voilier, une campagne polaire au Spitsberg, La Voie du Pole et autres pérégrinations entre Alaska et Cap Horn). En s’embarquant dans l’aventure Wi.D.E, il veut « profiter au maximum de ces lieux magiques où peu de personnes vont, faire corps avec l’élément et comprendre l’environnement naturel du lieu ». Plusieurs objectifs lui sont ainsi donnés : ramener des images (en faire un film et un livre, témoins d’un monde inconnu) et réaliser une étude scientifique avec le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) sur l’épaisseur optique de l’atmosphère afin de mesurer d’éventuelles traces de pollution.

 

La région Est du Groenland

C’est l’Est du Groenland, dont la surface glaciaire diminue de manière critique, qu’a choisi Alban Michon pour ses premières explorations, embarquant avec lui l’oeil de Vincent Berthet, cameraman spécialiste des Pôles.
L’Est du Groenland… ou autrement dit « rendez-vous en mer inconnue ». Car c’est un territoire sauvage. Très peu exploré. En perpétuel changement. Touché par le réchauffement climatique. Peu documenté en termes d’images. Point de départ, le village d’Ittoqqoortoormiit, dit Itto, le plus au Nord de la côte Est du pays. Arrivée au petit port de Tasiilaq, plus au Sud.

 

Voyage au coeur des glaces, le film, Thierry Robert (réalisteur) raconte…

« L’intention est d’embarquer le spectateur dans ce grand voyage, un véritable film d’aventure et de découverte au fil de ce monde givré à la dérive, sur et sous l’eau : « Installez-vous bien confortablement au fond de votre fauteuil et en avant pour des kilomètres de paysages somptueux, d’aventures et rencontres étonnantes ! Une côte inhospitalière et un engagement physique peu commun, l’exploration sous les glaces à la découverte de paysages sous-marins uniques, d’animaux mythiques : Le narval licorne, l’ange de mer, Nanuk l’ours blanc, Mattaq le Bélouga ou la baleine hyperboréale, quant au Cténophore à filament, Mertensia Ovum, vaisseau surgit des abysses, il semble se mouvoir dans une autre galaxie d’un autre univers ! »

« Il se trouve que les enjeux et thématiques de ce film se trouvent à la jonction de tous les univers qui me composent : L’aventure polaire que je vis à plein poumon maintenant depuis plus de 15 ans, le monde Inuit et sa cosmogonie, la plongée, ces aventuriers devenus des amis au fil du chemin « initiatique » que nous parcourons ensemble, comme celui qu’ils vont emprunter pour ce film, la découverte et le partage. La volonté d’aller au bout de ses rêves, sans jamais abandonner – au pire reculer, pour mieux sauter – quoi que la vie vous serve sur un plateau, comme obstacles, portes fermées ou tapis rouge ! »

Une expérience solide de ce type de tournage : « Les 2 protagonistes ont évolué seuls et étaient livrés à eux-mêmes tout au long du voyage. Un bateau (environ 23 mètres) a suivi l’expédition durant les 15 premiers jours de l’expédition, et a servi de base logistique à l’équipe de tournage. A son bord, un zodiac (une annexe pneumatique) capable de transporter les équipes à terre (pour décoller par exemple) ou d’amener les plongeurs sur zone où nous trouvons les animaux. Puis Alban Michon et Vincent Berthet ont suivi leur chemin seuls, se filmant eux-mêmes avec des petites caméras HD équipées de bons micros canons.
Je suis resté en contact permanent par téléphone satellite avec les deux hommes lors de cette partie solitaire de leur voyage pour gérer à distance le fil du film, le type de séquences à tourner ou retourner selon les rebondissements. Tout cela a été possible grâce à une longue et minutieuse préparation des 2 hommes et des Kayaks, ainsi qu’une expérience solide de ce type de tournage. Une anticipation de ces situations dans un milieu que je connais bien. Vincent est un élément fondamental de ce dispositif, puisque nous avons beaucoup tourné ensemble ! Nous les avons de nouveau suivi pour la fin du tournage entre Sermiligak, Kummiut, Fjord Sermilik, jusqu’à leur arrivée à Tasiilaq autour du 10 octobre. »

« Comme les images de Cousteau ont fasciné mon enfance, et façonné le regard de toute une génération, ce monde sous-marin parle au plus profond de notre être ! On dirait que le plongeur flotte dans l’air, entre ces concrétions de glace, dans ce monde inversé. Les lumières balaient la glace. Les images de cette partie immergée de cette côte glaciaire sont rarissimes ! Ces images en plongée n’existent pas ! Elles sont tout simplement UNIQUES. Pour cela René Heuzey, chef opérateur de Jacques Perrin dans le film OCEANS (avec qui j’ai beaucoup tourné pour la série documentaire « Carnets de plongée ») était à mes côtés, ainsi que sur des séquences animalières pures, où il a plongé avec son assistant pour soigner la lumière sous-marine. Il a également dirigé Alban le chef plongeur qui lui filmait aussi au caisson 5D en subjectif. »

« Ce film nous invite à vivre avec eux, une expérience de la banquise qui va les marquer au plus profond d’eux-mêmes, et nous plonge dans le quotidien confiné de ces deux hommes qui vont au bout de leurs rêves au beau milieu de l’un des derniers grands espaces de la planète! »

 

Quelques informations autours du film VOYAGE AU COEUR DES GLACES

  • Diffusion PRINTEMPS 2013 dans Thalassa, le magazine de la mer de France 3
  • Voyage au coeur des Glaces sera présenté dans les grands festivals de film au cours de l’année 2013
  • Un film de Thierry Robert avec Alban Michon et Vincent Berthet
  • Produit par Nicolas Zunino
  • Images sous-marines : René Heuzey
  • Montage : Alexis Barbier-Bouvet
  • Musique originale : Tristan Nihouarn
  • Une production Le cinquième rêve. Avec la participation de France Télévisions magazine Thalassa et de Planète + Thalassa du CNC et de la Région Rhône-Alpes, en partenariat avec 66° Nord et V8

 

 

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