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A la recherche des reporters les plus téméraires, prêts pour l’histoire d’une vie

juin 07
11:22 2016

Si vous deviez mourir demain, pourriez-vous dire que vous avez vécu une vie comme vous la rêviez ?

C’est la question que pose la Volvo Ocean Race aux futurs candidats aux postes de reporters embarqués pour relever le défi en 2017-18. Au-delà d’être probablement le travail le plus difficile qu’il soit dans le domaine du journalisme sportif, c’est un rôle unique, sans équivalent.

Aucun autre sport ne laisse la possibilité à un journaliste d’intégrer une équipe sportive, de faire valoir son sens créatif tout en allant puiser loin dans ses ressources physiques et mentales pour tenir la pression imposée par le rythme de la course.

L’événement a vu s’affronter depuis 1973 les meilleurs marins professionnels internationaux sur plus de 40 000 milles à travers cinq océans et lors d’un marathon de neuf mois. Le reporter embarqué doit être capable de raconter la vie hors du commun d’un équipage parfois en lutte avec les éléments dans les endroits les plus reculés au monde. Cela nécessite d’être polyvalent et très expérimenté sur le plan des medias

“Pour un journaliste, je suis certain qu’il n’y a pas de mission plus passionnante que celle-là sur terre ”, explique le réalisateur américain Amory Ross, qui a tenu ce rôle lors des deux dernières éditions.

“Tu dois sans cesse repousser tes limites physiques, mentales et créatives. Les repousser bien au-delà de ce que tu peux imaginer être capable de faire.”

Pour pouvoir partager les contenus envoyés depuis la mer, les équipages de la Volvo Ocean Race ont besoin de pouvoir s’appuyer sur les meilleures technologies de pointe. Tous les bateaux seront équipés de ce qui se fait de mieux au niveau des caméras, des équipements de son et des ordinateurs dédiés à la création et à la transmission de contenus.

Inmarsat fournit les meilleures technologies de pointe depuis 2005. Les satellites de haute vitesse permettent d’envoyer les contenus multimédia, chaque jour et depuis l’océan, à des dizaines milliers de personnes qui se trouvent partout dans le monde.

Les personnes qui intégreront le cercle fermé des reporters embarqués devront être capables de produire des vidéos de grande qualité et des photos exceptionnelles. Elles devront aussi raconter par écrit la vie à bord. Et cela, tous les jours, quelles que soient les conditions.

“Nous recherchons des candidats en quête d’aventure mais aussi avec une expérience solide des medias. Des candidats capables de capter différemment un moment, une ambiance via une caméra ou un appareil photo. Des candidats avec une plume singulière” explique Leon Sefton qui va mener cette campagne de recrutement et qui dirige toute la partie production audiovisuelle de la Volvo Ocean Race.

“Il ne faut en rien sous-estimer combien ce rôle est difficile au quotidien. Il faut enchainer les jours et les nuits dans des conditions extrêmes et savoir résister au manque de sommeil”

Plus de 2 000 candidats avaient tenté leur chance en 2014–15 et les organisateurs s’attendent à recevoir encore plus de propositions cette fois-ci.

Le travail des reporters embarqués de la Volvo Ocean Race est régulièrement repris par les plus grands medias au monde comme le Daily Telegraph, le New York Times, Red Bull et par les plus grandes chaînes de télévision internationales.

“Le reporter embarqué doit être bien plus qu’un visage sympa devant un micro ou une caméra. Je crois que ces reporters réalisent ce qui peut se faire de plus difficile dans le domaine du journalisme sportif ” a écrit le journaliste Tim Wendel, en poste au Huffington Post.

Pour faire acte de candidature, chacun peut aller voir la campagne de recrutement et suivre les formalités nécessaires sur le site if.volvooceanrace.com

Les personnes sélectionnées sur dossier seront reçues à Alicante pour passer un entretien. Elles auront alors franchi un pas de plus vers leur rêve de participer à une aventure hors du commun.

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