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Arrivées en cascade sur la Transat Jacques Vabre !

Arrivées en cascade sur la Transat Jacques Vabre !
décembre 02
11:48 2013

Après un peu plus de trois semaines, huit Class40 ont terminé cette onzième édition de la Transat Jacques Vabre avec au compteur des vitesses impressionnantes de plus de onze nœuds sur 5 578 milles ! Ce dimanche, Yannick Bestaven et Aurélien Ducroz ont débuté la série en prenant la quatrième place, suivis deux heures plus tard par Jean-Christophe Caso et Aymeric Chappellier, puis une demie heure après par Fabrice Amédéo et Armel Tripon… Et une suite qui ne va plus s’interrompre jusqu’au week-end prochain.

Un parcours essentiellement effectué bâbord amures au vent de travers et au débridé, une brise presque toujours supérieure à quinze nœuds voire dépassant les trente nœuds sous les grains, une mer relativement formée mais rarement vicieuse, un ciel très nuageux pendant presque tout la descente du cap Finisterre au cap Frio voire plus, une humidité constante à cause des embruns mais aussi des pluies parfois diluviennes, un rythme endiablé pour ne pas se faire décrocher mais aussi pour conserver sa place voire en gagner une ou deux au gré des fatigues et des avaries : la Transat Jacques Vabre des Class40 a été la course la plus exigeante du circuit depuis sa création en 2005 !

Un chapelet en baie de Rio !

Derrière les Autrichiens de Vaquita (Petter-Hanakamp) qui terminaient à Itajaí en huitième position ce dimanche après-midi, les quinze Class40 encore en mer s’égrainent de quelques dizaines de milles d’Itajaí tels Campagne de France (Mabire-Merron) et Phoenix Europe (Duc-Alran) qui sont attendus ce dimanche en soirée au Brésil, à plus de 1 300 milles de l’arrivée, au large de Recife tel 11th Hour Racing (Jenner-Windsor) qui ne devrait atteindre le Brésil que le week-end prochain. Cette journée de dimanche a en tout cas permis de mieux comprendre à l’écoute des différents duos qui se sont succédés sur la ligne d’arrivée, pourquoi le trio de tête a autant creusé l’écart. D’abord, les leaders ont presque toujours été favorisés par les conditions météo qui ont été un peu plus favorables par devant : Pot au Noir très court et tout droit avec peu de grains, alizés plus stables après l’équateur, brises plus établies le long du Brésil, orages moins violents au cap Frio, pas de calmes au large de Sao Paolo…

Question générationnelle

Et puis les performances des nouveaux plans sont incontestablement plus élevés que la précédente génération représentée par le dessin de Guillaume Verdier 2010 Watt & Sea-Région Poitou Charentes (Bestaven-Ducroz) qui termine quatrième, par le plan Finot-Conq 2010 Groupe Picoty (Caso-Chappellier) 5e, ou par le crayon de Marc Lombard en 2008 SNCF Geodis (Amédéo-Tripon) 6e… Le dernier concept du cabinet Lombard 2013 ERDF-Des Piedds et des mains (Seguin-Richomme) 7e, a en effet été pénalisé par la perte d’un spi médium essentiel et par une avarie d’hydro-générateur tandis que le dernier-né de Tom Humphreys Vaquita (Petter-Hanakamp) n’a pas vraiment pu être mis au point avant le départ du Havre. Or ces deux Class40 sont aussi représentatifs de la dernière génération de bateaux, extrêmement puissants et particulièrement à l’aise dans le vent médium au travers. Les conditions qui ont prédominées pour cette transat Nord-Sud !

Classement de la Transat Jacques Vabre (Class40)

1-GDF SUEZ (Sébastien Rogues-Fabien Delahaye) : 20j 21h 41’ 25’’
2-Tales Santander 2014 (Alex Pella-Pablo Santurde) : 21j 01h 22’ 15’’
3-Mare (Jörg Riechers-Pierre Brasseur) : 21j 03h 21’ 55’’
4-Watt & Sea-Région Poitou Charentes (Yannick Bestaven-Aurélien Ducroz) : 22j 08h 14’ 46’’
5-Groupe Picoty (Jean-Christophe Caso-Aymeric Chappellier) : 22j 10h 26’ 47’’
6-SNCF Géodis (Fabrice Amédéo-Armel Tripon) : 22j 10h 54’ 39’’
7-ERDF-Des pieds et des mains (Damien Seguin-Yoann Richomme) :
8-Vaquita (Christof Petter-Andreas Hanakamp) :

Yannick Bestaven, skipper de Watt and Sea-Région Poitou Charentes : « C’était une transat difficile, usante. Il n’y a pas beaucoup d’options tactiques sur ce type de parcours Nord-Sud. C’est une course de vitesse au cours de laquelle il faut être tout le temps à fond. Nous avons eu des conditions soutenues, souvent plus de 20 nœuds. Comme d’autres concurrents, nous avons explosé des spis. Cette quatrième place est satisfaisante. Je ne vois pas comment nous aurions pu faire mieux étant donné les potentiels de vitesse des Class40 de dernière génération (GDF SUEZ, Tales Santander 2014 et Mare). Nous avons livré une belle bagarre derrière avec Groupe Picoty et SNCF Geodis. Nous nous sommes arrachés pour cette quatrième place, c’est une petite victoire pour nous. »

Crédit photo : JM Liot / DPPI / Transat Jacques Vabre 2013

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