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Globe skipper a bord du Garcia trawler 54

Globe skipper a bord du Garcia trawler 54
septembre 04
00:00 2012

En arrivant sur le GT54 du chantier Garcia pour la première fois, difficile de définir son style. En tout  cas, ça sent le large….

Rapidement tout est fluide, on circule facilement, pas besoin d’être un professionnel de la mer pour comprendre et ressentir que ce nouveau modèle est l’aboutissement d’une riche expérience. C’est en atteignant le cœur du GT54, la salle des machines, que l’on comprend que ce bateau est simple, intuitif, et sécurisant.

Nous prenons la mer et mettons le cap sur la Grande Motte pour ce convoyage de 1 800M, le trawler est bien accueilli dans son environnement et les éléments. Très rapidement, nous sommes escortés par plusieurs dauphins. Les premières heures de navigation en Manche confirment notre impression d’un bateau taillé pour le large et l’aventure. Silencieux et simple dans ces aménagements, nous prenons très vite nos marques en ce qui concerne la vie à bord, la cuisine, la timonerie, les cabines, les quarts, etc….

On ne se croirait pas sur le premier bateau d’une nouvelle série, c’est sans doute l’expérience et les connaissances d’un chantier tel que Garcia qui permettent un tel aboutissement. Ainsi nous n’appréhendons pas un seul instant la traversée du Golfe de Gascogne, entre la chaussée de Sein et le Cap Finistère, connu pour ses coups durs. Nous profiterons même de superbes nuits étoilées, installés sur le flybridge pendant nos quarts…

C’est finalement en entrant en mer Méditerranée que nous connaîtrons nos premières conditions musclées, avec plus de 36 nœuds à l’anémomètre et une mer hachée. C’est l’occasion pour nous de mettre à l’épreuve notre monture, l’artimon à poste pour stabiliser l’assiette, nous commençons en douceur par une mise à la cap. Le bateau se cale travers au vent, moteur débrayé, le bateau se stabilise et commence sa lente dérive sans se coucher, ni bouchonner ; nos impressions se confirment.

Changement d’allure en revenant face au vent et à la mer à vitesse lente, parce que nous ne voulons pas faire claquer le bateau dans les vagues, 3 nœuds, puis 5, puis 8 nœuds en vitesse de croisière, le GT54 fait son chemin sans mot dire, il ne souffre pas, il ne tape pas, il est parfaitement dans son élément, incroyable !!!!!! Ce bateau est fait pour naviguer, déconcertant de facilité, malgré les conditions, 30 nœuds avec rafales, mer courte 1 à 2m….

Demi-tour cap à l’Est pour finir notre convoyage ; le bateau est attendu pour le salon de Cannes….. Malgré le vent et l’état de la mer, le repas du midi est pris dans les mêmes conditions que celui de la veille avec 10 nœuds de vent…..

Nous arriverons à la Grande Motte 9 jours après notre départ de Cherbourg avec une vitesse moyenne de 8.1 nœuds, on sent que tout, dans ce bateau, a été longuement pensé et réfléchi jusqu’au choix du moteur qui est impressionnant de régularité et de simplicité…

L’équipage de Globe Skipper

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