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Bon départ de Horta pour Gwénolé Gahinet et ses concurrents Figaro

Bon départ de Horta pour Gwénolé Gahinet et ses concurrents Figaro
septembre 19
17:29 2014
A tout juste 15h00 ce vendredi, Gwénolé Gahinet sur le Figaro Safran-Guy Cotten a pris le départ à Horta de l’étape retour* de la Lorient Horta Solo. Dans du petit temps pour commencer, les 18 concurrents ont mis le cap au Nord, direction Lorient où l’arrivée est prévue autour du 27 septembre. Au programme : 1 250 milles de course au large et en solitaire. Un retour à la compétition très attendu par le skipper de Safran-Guy Cotten.

Après quatre jours d’escale à Horta, Gwénolé Gahinet a laissé derrière lui la somptueuse île sauvage et volcanique de Faial, avec l’envie d’y retourner. C’était la première fois que le skipper découvrait cet archipel très couru des marins professionnels et amateurs qui se lancent dans la traversée de l’Atlantique. « C’est un vrai coup de cœur, révèle Gwénolé, le petit port d’Horta est charmant avec ses dessins sur les digues, ses petits bars et restaurants où l’on mange de succulents poissons. Les paysages sont splendides et la population d’une rare gentillesse. Nous avons passé un très bon moment à Horta tous ensemble.»

Place au sport !

Si un peu de tourisme a permis aux marins de se vider la tête, après une première étape en convoyage épique vers Horta, ce matin avant de quitter les pontons, Gwénolé Gahinet était entièrement concentré sur sa course. « L’adrénaline de la compétition c’est ce qui m’anime au quotidien. Comme il n’y a qu’une seule étape, j’ai d’autant plus envie de faire un beau résultat. Ce sera très simple : le premier arrivé l’emportera !

Une navigation au près

Ces 1 250 milles de course sur l’Atlantique pourraient donner du fil à retordre aux 18 solitaires. « La première difficulté consiste à s’extirper du vent faible dès le départ. Nous allons devoir faire une route au nord voire au nord-ouest pour toucher un vent qui va progressivement tourner à l’est avant de s’établir ensuite au nord. Au plus fort, nous devrions avoir 25 nœuds de vent, ce qui est déjà conséquent au près sur un Figaro Bénéteau,» explique Gwénolé. Stratégiquement parlant, l’étape s’annonce passionnante puisque toutes ces petites transitions à gérer demanderont aux coureurs beaucoup de réflexion et une analyse pointue des fichiers météo et du plan d’eau. De quoi ravir le skipper de Safran-Guy Cotten, « il va falloir être très réactif et anticiper les bons bords. Dans cette configuration, les petits décalages entre les bateaux pourraient se transformer en grands écarts. Il va y avoir du jeu, ça me plait !

Les saveurs des Açores à bord

Tandis que Jules Delpech, le préparateur du Figaro Safran-Guy Cotten s’est affairé à l’entretien du bateau et à l’optimisation du siège de barre, Gwénolé s’est chargé de son avitaillement. Dans du vent relativement faible, au moins sur le début du parcours, l’étape pourrait être un peu plus longue que prévu, le skipper s’est donc fait plaisir en achetant quelques produits locaux… « En dehors de l’avitaillement frais classique que sont la viande de grison ou le fromage sous vide, j’embarque quelques mangues, une grosse pastèque de 5 kg, que je devrais pouvoir conserver jusqu’à la fin, et j’ai pris quelques boîtes de thon des Açores. Bien manger et prendre plaisir à le faire, c’est important pour le moral en course, » conclut le marin.

Après 1 250 milles de course tactique et stratégique, la flotte est attendue autour du 27 septembre en rade de Lorient où sera célébré le vainqueur de cette première édition de la Lorient Horta Solo mais aussi le champion de France Elite de Course au Large en solitaire. Autant dire que les marins ne lâcheront pas un petit mille à leurs adversaires…

Copyright photo François Van Malleghem

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