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Chantier d’été et mât basculant pour le Maxi80 Prince de Bretagne

Chantier d’été et mât basculant pour le Maxi80 Prince de Bretagne
juillet 16
15:11 2013

 

Quelques jours après une arrivée finale de la Route des Princes qui a fait honneur, en baie de Morlaix, aux producteurs et aux liens qui les unissent au monde de la mer, le Maxi80 Prince de Bretagne a rejoint sa base de Lorient (photo © Marcel MOCHET).

 

Aussitôt démâté et désarmé, c’est à l’ombre du chantier que le trimaran rouge et gris a débuté l’été. Plus qu’une grande révision générale, Lionel Lemonchois et ses hommes travaillent désormais pour équiper le maxi multicoque d’un système permettant de basculer le mât, avec l’objectif de vite gagner en performance, et d’affirmer sa puissance. Quatre étapes pour environ 2 450 milles (4 538 km) parcourus au rythme de cinq escales de Valence à la baie de Morlaix, la première édition de la Route des Princes s’est révélée très bénéfique pour tout le team Prince de Bretagne. Pendant ces trois semaines de course instructives, Lionel Lemonchois et son équipage ont largement profité de l’intense compétition disputée face aux trimarans monotypes (MOD 70) pour étrenner leur prototype, le seul Ultime sur les rangs, au meilleur niveau sportif.

 

Plus de puissance, plus de confiance

Un contexte idéal pour apprécier, mesurer, et analyser au plus près le potentiel de développement offert par le dernier né des multicoques océaniques. “Cette Route des Princes, cela n’a été que du bonus. Techniquement, nous en tirons beaucoup d’enseignements. D’abord le bateau est fiable, nous n’avons pas rencontré de souci structurel. Depuis le convoyage entre Lorient et Valence, c’est très net nous avons beaucoup gagné en vitesse. Au près bien sûr, deux noeuds environ comme a pu le noter Matthieu (Souben), mais c’est vrai aussi sous toutes les allures. Nous avons appris à nous servir du bateau”, détaille Lionel Lemonchois. Et d’ajouter : ” Sur ce genre plateforme, au début, on n’a toujours un peu de mal à border fort, alors que l’on devrait ! Cette course, qui nous a permis de monter en puissance, nous a aussi fait beaucoup gagner en confiance. Nous avons pu valider plein de choses, le plan de pont notamment, même s’il reste plein de perspectives d’évolution à explorer. Ce type de bateau, c’est un laboratoire permanent ! ”

Mission performance immédiate

Serein après ce premier test grandeur nature le long des côtes européennes, satisfait d’avoir terminé sur une bonne note en baie de Morlaix – devant les étraves des MOD 70 après trois semaines accroché à leurs tableaux arrières ! – c’est avec conviction que Lionel Lemonchois aborde donc le nouveau chantier programmé pour le Maxi80 : “Cela fait quelques temps déjà que je réfléchis à la nécessité de rendre le mât basculant. Les trois semaines de régate face aux MOD, équipés de ce type de gréement, nous ont permis de bien mesurer que c’est une solution à adopter, et nous ont conforté dans ce choix. Le fait de pouvoir incliner le mât au vent – ce qui permet au près de soulager la plate-forme et au bateau de moins s’enfoncer – c’est un vrai gage de gain de performance immédiate. Dont acte !” explique-t-il.

 

Top départ au chantier

Pour Lionel et son équipe, après trois semaines de régate de tous les instants entre Méditerranée et la baie de Morlaix, c’est une nouvelle course qui démarre. Pour ce run de vitesse d’un mois environ côté chantier, Lionel peut compter sur une petite garde rapprochée très investie dans le développement du bateau. Jacques Roudot a aussitôt repris du service pour jouer le rôle d’interface entre le team et les intervenants extérieurs. Parmi eux, Quentin Lucet du cabinet d’architectes navals Van Peteghem-Lauriot Prévost, et les ingénieurs de chez Hervé Devaux Structures – qui ont déjà travaillé sur l’installation du mât récupéré de l’ancien 60 pieds sur sa nouvelle plateforme de 80 pieds – se chargent plus spécifiquement de l’espar. Bambino (François Denis), naviguant au poste de numéro un, et permanent en charge du gréement courant, est bien sûr de la partie sur cette mission “mât basculant”, avant la remise à l’eau de Prince de Bretagne, ainsi optimisé, début août.

RDV au Fastnet

Rendez-vous est en effet d’ores et déjà pris pour l’incontournable, et la légendaire, Fastnet Race qui mobilise cette année, au départ de Cowes le 11 août prochain, un prestigieux plateau de 380 bateaux pour en découdre sur les 605 milles du parcours jusqu’à Plymouth en passant par le rocher mythique de la Mer Celtique. Parmi les maxi multicoques attendus, Prince de Bretagne aura à coeur de tirer les premier fruits, de son mât fraîchement basculant lors de cette biennale et grande classique de la course au large.

 

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