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CombiWest, roi du stade à Pornichet

CombiWest, roi du stade à Pornichet
juillet 13
09:59 2015

Vainqueur dans le stade nautique de Pornichet, vendredi, CombiWest bondit à la deuxième place du classement général derrière Groupama et devant Grandeur Nature Vérandas. Ce soir, les 28 équipages plient bagage et mettent le cap sur Roscoff, où se courra le raid côtier en baie de Morlaix demain, dès 13 heures.

Il fallait avoir la tête bien claire pour traverser cette journée sans risquer la surchauffe. D’abord parce que, solidement rivé au road-book du Tour de France à la Voile depuis Dunkerque, le soleil a fait grimper la température sur la baie de la Baule. Mais c’est bien la complexité de la lecture du vent, d’abord stable avant de s’étioler, qui portera la flotte à ébullition au fil des heures. « Il fallait garder la tête froide », confirme Frédéric Guilmin, le vainqueur du jour et local de l’étape : il habite en effet à huit cent mètres de l’endroit où étaient installés les paddocks.

Vainqueur de la première et de la troisième manche, deuxième de la deuxième, le projet finistérien engrange un précieux capital en début de journée. Suffisant pour compenser deux huitièmes places consécutives, dans la dernière régate de qualification, puis dans la finale du Groupe Or. Et c’est finalement au nombre de victoires de manches (deux pour CombiWest contre une pour Vannes Agglo – Golfe du Morbihan et aucune pour Groupama) que Frédéric Guilmin, Damien Iehl et Pierre Leboucher remportent l’Acte 3 scène 2 de ce Tour de France à la Voile.

Les trois compères, qui trépignaient sur le pas du podium depuis le début, sont enfin parvenus à sauter à pieds joints de la quatrième à la deuxième marche, avec une poignée de points de retard sur Groupama (232 points contre 244). Huitième ce jour, Spindrift glisse à la quatrième place, Grandeur Nature Vérandas, mené par Frédéric Duthil, cramponnant dru sur la troisième marche. Le joli coup du jour ? La victoire dans la finale or d’Aurélien Ducroz et lafrancedunordausud.fr, au nez et à la barbe des patrons du peloton.

ILS ONT DIT :

Frédéric Guilmin (skipper de CombiWest, vainqueur du jour) :

« C’est notre première victoire, j’espère que c’est le début d’une série. Ça fait quelques étapes qu’on tourne autour, il faut qu’on garde ce rang. Groupama a dominé jusqu’à ce jour, mais on a su leur tenir la dragée haute aujourd’hui. Le fait que je vive à La Baule me donne quelques certitudes, on connaît les veines de courant, les poches de vent et, quand on sait où on va, on y va plus vite. J’ai laissé la tactique à Pierre Leboucher, parce qu’il se débrouille très bien d’une part, et parce que ma connaissance du plan d’eau me permettait de lui apporter des informations sans m’en remettre à mes certitudes. Sur le plan d’eau, on suait à grosses gouttes, on cherchait les risées, qui ont une régularité, mais des exceptions aussi. Clairement, dans ce genre de temps, il faut de la réussite, évidemment. Il fallait être pragmatique, se placer entre l’adversaire et la bouée à venir, regarder ce qu’il se passe et, si on n’a pas le bon wagon, espérer le prochain. Sur la dernière manche, c’est ce qu’on s’est dit : on était parti pour être troisième de la manche et on fait deux bons derniers bords. Quand on reste zen, les choses se passent bien. »

Quentin Delapierre (co-skipper de Vannes Agglo – Golfe du Morbihan, 2e au stade nautique de Pornichet) :

« Super belle journée après une qui fut un peu compliquée la veille. On avait à cœur de se venger un peu, dans des conditions compliquées. Mentalement, ce n’était pas facile, mais on est resté bien devant. On laisse échapper la victoire du jour sur la dernière manche en prenant une pénalité, mais ce n’est pas très grave, on a été constant. C’était un peu tempête sous un crâne toute la journée, parce qu’on gagnait ou un perdait 10 places d’un coup. Il fallait vraiment être prudent, ça pouvait basculer sur le dernier bord. »

Aurélien Ducroz (skipper de lafrancedunordausud.fr, vainqueur de la finale Or) :

« C’était dur, hein ! Toute une journée sur l’eau à se prendre la tête, parce que ça passe à la côte une fois, puis au large le coup suivant… Ca a été dur d’entrer en finale, il a fallu qu’on se batte jusqu’au bout, on a eu quelques petits soucis techniques aussi, mais être en finale nous a permis de nous relâcher et de jouer le coup en finale. On va bien dans le petit temps. On conclut la journée super bien, forcément : une victoire en finale face aux meilleurs de la flotte, ça fait plaisir. On fait un coup, mais quand on regarde l’admirable régularité dont sont capables CombiWest, PRB ou Groupama, on voit bien qu’on n’en est pas là. Mais c’est chouette de pouvoir jouer avec eux. »

 

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