Nautisme info

Conseils pour les loisirs nautiques

Conseils pour les loisirs nautiques
juin 04
16:36 2013

 

Plongée, Apnée

 

Avant de plonger

Avant les vacances, passez une visite médicale : la plongée s’exerce dans des conditions physiologiques très particulières du fait de la pression sous-marine. Un excellent état de santé est indispensable. Apprenez à plonger dans un club avec des moniteurs diplômés.  Avec bouteilles, il est interdit de plonger sans formation initiale. En apnée, il existe des techniques spécifiques.  La plongée est l’une des principales causes d’accident mortel en mer. Elle nécessite une vigilance extrême.

 

Pendant la plongée

“L’unité, c’est la paire” : ne plongez jamais seul et surveillez-vous mutuellement. Si vous plongez à partir d’un bateau, une personne doit toujours rester à bord avec des moyens d’alerte comme la VHF. Avec bouteilles : surveillez votre autonomie en air et respectez les paliers de décompression.  En apnée : ne surestimez pas vos capacités, remontez à la surface dès que vous sentez le moindre signe de fatigue car la perte de conscience sous l’eau est subite (syncope). Signalez-vous en surface ! Pour les navires supports de plongée signalez vous par un pavillon Alpha ou par un pavillon croix de Saint-André ou par une bande diagonale blanche. Pour les plongeurs isolés signalez vous par une bouée sur laquelle flotte un pavillon croix Saint-André ou par une diagonale blanche. Plus : la pêche sous-marine est réglementée en apnée et formellement interdite en plongée avec bouteilles.

 

 

Natation

 

Avant d’entrer dans l’eau

Choisissez de préférence une zone autorisée et surveillée : les zones interdites sont souvent dangereuses et engageraient votre responsabilité en cas d’accident. Vérifiez la couleur du drapeau de baignade. Renseignez-vous sur les courants et les marées : ils peuvent vous empêcher de rejoindre la rive. Prenez garde en particulier aux baïnes en Atlantique ou aux bâches en Manche : ces eaux d’apparence calme cachent de forts courants qui entraînent vers le large. Pour les marées (Atlantique, Manche, mer du Nord) : consultez la presse locale, les extraits d’annuaires de marées ou le site internet : shom.fr. Repérez les endroits où les vagues “se brisent” : ce sont les plus risqués pour le nageur. Contrôlez votre forme : vous devez pouvoir garder la tête sous l’eau pendant 10 secondes au moins 3 fois de suite et pouvoir nager 10 minutes en récupérant rapidement. Si vous n’y arrivez pas, ne vous éloignez pas du bord de la plage.

 

Contrez tout danger !

Surveillez vos proches et surtout les enfants dans l’eau, pour pouvoir donner l’alerte immédiatement en cas de difficulté. Dans les zones non surveillées, organisez votre propre sécurité : ne vous baignez pas seul(e). Allez dans l’eau régulièrement (idéalement, tous les quarts d’heure) et entrez-y progressivement afin d’éviter hydrocution ou malaise. Évitez de nager au-delà de 300 mètres du rivage. Attention, avec la prise au vent, les bouées ou matelas gonflables rendent la baignade très dangereuse ! Évitez les berges abruptes ou glissantes : vous pourriez tomber ou ne pas arriver à sortir de l’eau.

 

 

Surf, body, planche, canoë…

 

Étudiez le plan d’eau et assurez-vous auprès des autres surfeurs et des clubs que votre niveau correspond à la difficulté technique du site. Le froid est le principal danger de ces activités, pensez à porter une combinaison adaptée. Prenez (évidemment) garde aux courants, regardez autour de vous et restez le plus loin possible des zones de baignade et des bateaux.   Sur les plages de sable, prenez garde aux baïnes (ou bâches). Ce sont des cuvettes d’eau séparées de l’océan par un banc de sable. Elles se vident à marée descendante en créant un fort courant qui entraîne les nageurs vers le large.  Si vous êtes pris dans une baïne ou une zone de courant : ne luttez pas. Laissez-vous entraîner, tentez de vous rapprocher du rivage sans nager à contre-courant et appelez les secours.

 

Surf, bodyboard – Renseignez-vous sur les zones autorisées, souvent signalées par des fanions. Il est interdit de surfer dans la zone de baignade surveillée. Avant de vous élancer, choisissez un repère visuel sur la plage (drapeau, bâtiment…) et repartez toujours de ce point, afin de ne pas dériver vers une zone à risque. Face à un autre surfeur qui s’élance : signalez-vous, ne lâchez pas votre planche et progressez en sens inverse du déferlement. Attachez toujours votre cordon de sécurité (leash) à la cheville.

 

Kitesurf – Avant de sortir, apprenez avec des moniteurs diplômés le maniement du gréement et le décollage de l’aile à terre. Consultez la météo et ne sortez jamais par vent de terre. Soyez équipé d’un système de sécurité sur chaque barre de contrôle (pour réduire la traction de l’aile sans la perdre), d’un cordon de sécurité, d’une combinaison isotherme, d’un casque et d’un gilet de sauvetage. Votre zone de pratique se situe au-delà de 300 mètres du rivage et jusqu’à 1 mille du rivage (1 852 mètres). En cas de difficulté, ne quittez pas votre flotteur et attendez les secours.

 

Planche à voile – Votre zone de pratique se situe audelà de 300 mètres du rivage. Empruntez les chenaux balisés pour y accéder. Ne vous éloignez pas à plus d’un mille de la côte (1 852 mètres). Si vous débutez, évitez de sortir par vent de terre. Soyez équipé d’un harnais et d’une combinaison isotherme. En cas de danger, n’abandonnez pas votre planche. Pour être vu, munissez vous d’équipements facilitant le repérage.

 

Canoë-Kayak – Votre zone d’évolution est limitée à 5 milles (9260 mètres) d’un abri si votre embarcation est immatriculée, sinon vous ne pouvez vous éloigner à plus de 300 mètres du rivage.

 

 

Jet Ski, moteur, ski nautique

 

Respectez bien les obligations réglementaires

Le gilet de sauvetage : en ski nautique, scooter (Véhicules Nautiques à Moteur – VNM) ou bateau à moteur, il est obligatoire ! Le titre de conduite : le pilote de tout engin à moteur de plus de 6 CV doit être en possession d’un titre de conduite (y compris pour les scooters). Il existe trois types de titre : (1) la carte mer pour les navigations de jour des bateaux ne dépassant pas 50 CV ; (2) le permis mer côtier pour les navigations de nuit et/ou les bateaux de plus de 50 CV ; (3) le permis mer hauturier au-delà de 5 milles d’un abri (9,3 km).  Attachez fermement votre coupe-circuit au poignet pour arrêter votre moteur en cas de chute !!

 

Comment  profiter de l’eau ?

À moins de 300 mètres du rivage, empruntez les chenaux balisés réservés aux engins à moteur et gardez une vitesse inférieure à 5 noeuds (10 km/h) ; ne skiez pas dans cette zone. Au-delà des 300 mètres vous pouvez chausser vos skis et augmenter votre vitesse ! Soyez vigilant et gardez toujours vos distances : passez au moins à 100 mètres des lignes de pêche ou des pavillons signalant la présence de plongeurs (Alpha, croix
de Saint-André, bande diagonale blanche)… En scooter, ne dépassez pas 2 milles de la côte (3,7 km), 1 mille pour les scooters à bras articulé. Pour le ski nautique et activités similaires (bouées tractées, parachutes ascensionnels, wakeboard,…) deux personnes doivent être à bord : un pilote et une personne qui surveille le skieur ou la personne tractée.

 

Avec le concours de la Fédération nationale des offices de tourisme et syndicats d’initiative (FNOTSI), et du Livre de Bord/Bloc Marine

Partager

Articles en relation