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La solitaire 2014: Gwénolé Gahinet, 1er bizuth sur Safran-Guy Cotten aux Sables d’Olonne!

La solitaire 2014: Gwénolé Gahinet, 1er bizuth sur Safran-Guy Cotten aux Sables d’Olonne!
juin 27
15:04 2014
Il n’a rien lâché ! Après trois jours et dix-neuf heures d’une étape de 505 milles qui restera dans les annales de La Solitaire du Figaro, Gwénolé Gahinet a franchi la ligne d’arrivée de ce troisième acte entre Roscoff et Les Sables d’Olonne à 10h15mn 17s ce jeudi et termine ainsi à la 12ème place à 1h07mn du vainqueur Gildas Mahé (Interface Concept). Lucide, opportuniste, le skipper de Safran-Guy Cotten s’est admirablement bien sorti de la pétole dans le golfe de Gascogne et progressait depuis mardi matin dans le groupe des leaders. Au classement général, Gwénolé Gahinet s’adjuge la 13ème place et prend la tête du classement Bénéteau des bizuths. Preuve que le jeune marin a sa place parmi les meilleurs sur le circuit Figaro Bénéteau.

Grisé par cette belle 12ème place aux Sables d’Olonne, malgré la fatigue accumulée pendant ces trois jours et quatre nuits de course, le skipper de Safran-Guy Cotten a tenu à réunir son équipe au moment d’ouvrir la traditionnelle bouteille de champagne qui revient au premier bizuth de l’étape. « J’ai eu un petit goût amer sur la fin mais c’était une très belle étape ! Cette nuit, le vent a molli devant l’île de Ré. Il fallait faire de l’Ouest et je l’ai vu un peu trop tard… Sur La Solitaire, cela se paye tout de suite ! Je suis néanmoins très heureux.  Comme sur les deux précédentes étapes, j’avais une bonne vitesse et j’avais l’impression de « percer » la flotte comme lorsque je suis remonté à la 5ème place à Belle-Ile. Le bilan est très positif », lance Gwénolé à l’arrivée.

Savoir rebondir et saisir les opportunités…
Pour sa première participation à La Solitaire du Figaro, le jeune skipper du Figaro Safran-Guy Cotten vient de faire une belle démonstration de dépassement de soi. S’il prend une très belle 12ème place ce matin aux Sables d’Olonne, la première partie du parcours n’a pas été une sinécure pour le bizuth, qui apprend décidemment vite. Navigation entre les cailloux, gestion des bascules de vent et des courants, l’étape a débuté par une nuit blanche et épique sous spi dans la brise. « Je n’étais pas devant mais j’ai adoré ce début d’étape ! Cela me rappelait les régates que je faisais en Guépard dans le golfe du Morbihan. Parfois, je passais à deux mètres des cailloux et je m’en suis toujours bien sorti par rapport à mes concurrents les plus proches. Je suis remonté petit à petit », explique Gwénolé.


Passage de la ligne d’arrivée – Etape #3 par lasolitairedufigaro

Une risée salvatrice dans le golfe de Gascogne
Dès le départ, les concurrents de la 45ème édition de La Solitaire du Figaro savaient qu’il fallait compter sur un passage sans vent au niveau de Belle-Ile mais ils étaient loin d’imaginer ce qui les attendait ! Quand l’océan Atlantique se transforme en lac et que pas un seul nœud de vent ne permet de progresser, le scénario vire au cauchemar. D’abord encalminé, pendant une douzaine d’heures, le vent a de nouveau semé le trouble sur la route vers la bouée ODAS. «  Ce sont des conditions difficiles à gérer en mer, cela demande encore plus de vigilance. Par chance, je n’ai pas eu besoin de mouiller à Belle-Ile.. » Pointé en vingtième position mardi à 8h00,  Gwénolé bénéficie d’une petite risée qui lui permet de se relancer avec les onze premiers solitaires tandis que leurs camarades de jeu restent scotchés derrière. Le navigateur remonte  alors à la 12ème place.

« Avec Gildas Morvan, Xavier Macaire et Yoann Richomme, nous étions mal placés par rapport au vent qui rentrait. J’avais bien dormi la nuit et dès que j’ai vu la risée, j’ai fait un virement de bord qui m’a permis d’accrocher tout de suite cette veine de vent ».  Dès lors, la flotte se scinde en trois, le leader du troisième groupe relégué à plus de 25 milles derrière la tête de course. Un scénario incroyable sur une étape de La Solitaire. « Dans ces conditions, on se dit que c’est aléatoire car tout se joue à court terme, on navigue au feeling et plus du tout en fonction des prévisions météo mais finalement quand on regarde le classement à l’arrivée ce matin, on voit que tout le monde est à sa place. Il n’y a pas de grosses surprises», observe Gwénolé. Au portant entre les bouées ODAS et BXA que Gwénolé a franchi mercredi vers 22h, c’est alors une course de vitesse qui se joue, pour se terminer au près une nouvelle fois dans la pétole ce matin aux Sables d’Olonne. Parfois, les grandes étapes se jouent sur de petits riens, qui font les grands marins…

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