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La Solitaire 4ème étape, 2ème nuit en mer, Eliès revient au contact

La Solitaire 4ème étape, 2ème nuit en mer, Eliès revient au contact
juillet 01
11:21 2014
Pas de répit pour cette deuxième nuit de cette ultime manche de La Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire ! Après avoir débordé les îles d’Iroise sous spinnaker dans une belle brise, les 36 solitaires ont entamé la traversée de la Manche dans des conditions musclées, toujours emmenés par Corentin Douguet (Un maillot pour la vie). Douze noeuds de moyenne depuis la bouée de Portsall…

Les organismes vont commencer à craquer : après un départ tonique devant Les Sables d’Olonne et une première nuit où le repos n’était pas vraiment au programme, la première journée de mer n’a pas non plus vraiment permis de dormir et la deuxième nuit a été consacrée à tenir le spinnaker dans une brise d’une vingtaine de nœuds avant de prendre le virage de Ouessant vers la bouée de Portsall. Des manœuvres, une visibilité réduite voire quasi nulle sous la pluie, une mer bien agitée par les courants forts qui régnaient à l’Occidentale de Sein et autour des îles de la pointe bretonne…
Les marins ont quand même pu suivre le match de l’Equipe de France de foot contre le Nigéria à la radio, leurs réactions:


La France a gagné ! Réactions des skippers… par lasolitairedufigaro

Lâcher les chevaux
Ces conditions difficiles ont permis au leader Corentin Douguet de maintenir son avantage sur un premier groupe de huit poursuivants emmenés par Paul Meilhat (SMA) très rapide dans ce grand « S » autour des îles. Et Yann Eliès (Groupe Quéguiner-Leucémie Espoir) a aussi profité de cette météo animée pour revenir au contact ! Et c’est encore sous petit spinnaker avec parfois un ris dans la grand-voile que la meute pique désormais sur le cap Lizard en Angleterre. A plus de onze nœuds de moyenne dans une brise de plus de 22 nœuds et une mer agitée !

Mais c’est le passage autour de Ouessant qui s’est transformé en course d’obstacles quand les vagues levées par le courant de marée ont fait déferler la mer… Les solitaires n’ont eu qu’une seule petite occasion de se reposer rapidement entre le phare du Stiff et la bouée de Portsall et il n’y aura pas de pause pendant les cinq à six heures à venir ! Le temps d’atteindre les côtes de la Cornouaille britannique en fin de matinée où il faudra alors affaler le spinnaker et repartir au près tribord amures pour un très long bord vers l’île de Wight…

Cette première moitié de cette quatrième étape a donc étiré la flotte qui s’étale sur plus de quinze milles avec toujours le Britannique Alan Roberts (Artemis 23) qui ferme la marche à près de trente milles suite à ses problèmes récurrents de pilote automatique. Pour l’instant, il n’y a pas vraiment d’options stratégiques et toute la flotte se suit en file indienne et il va falloir attendre la mi-journée pour que les solitaires recommencent à attaquer pour ce long louvoyage final…

Passage à la bouée Occidentale de Sein
1 – Corentin Douguet (Un maillot pour la vie) à 20h30
2 – Corentin Horeau (Bretagne-Crédit Mutuel Performance)
3 – Yoann Richomme (Skipper Macif 2014)
4 – Vincent Biarnes (Guyot Environnement)
5 – Paul Meilhat (SMA)
6 – Alexis Loison (Groupe Fiva)
7 – Yann Eliès (Groupe Quéguiner-Leucémie Espoir)
8 – Jérémie Beyou (Maître Coq)
9 – Damien Guillou (La Solidarité Mutualiste)
10 – Sam Goodchild (Team Plymouth)

Ils ont dit…

Vincent Biarnes (Guyot Environnement)  6ième au classement de 5 heures
« On est au largue serré pour aller vers l’Angleterre. Il y a du vent, entre 22 et 27 nœuds et le bateau file toujours autour de 11,12, 13 voir 14 nœuds ! Il y a des nuages menaçants donc la pluie va repartir. C’est chaud, j’ai pu lâcher la barre deux minutes mais j’ai retrouvé le bateau en vrac en remontant sur le pont. Il va falloir rester concentré jusqu’au bout. Ouessant c’était tonique, il y avait beaucoup de courant, on était contre le vent :c’était impressionnant. Heureusement que nous sommes passés de nuit ! Cela déferlait, on faisait du surf… Portsall ça allait, c’était surtout à Ouessant que c’était sport. J’ai doublé deux bateaux déjà donc c’est que cela marche bien. J’ai fait deux siestes entre Ouessant et Portsall. C’était court mais cela suffit. Dans 5 heures, avec 11 nœuds à 56 milles, on devrait être en Angleterre… »

Erwan Tabarly (Armor Lux-Comptoir de la Mer) – 22ième au classement de 5 heures
« Nous sommes sous spi, au largue serré, ça rentre, je suis sous pilote mais c’est rock and roll. Ouessant c’était chaud, il y avait des vagues, des cailloux, du courant fort, on a fait du rase-cailloux de nuit. Je n’ai pas pu dormir. Depuis le début de nuit, nous sommes sous spi, ça cavale toujours. On a 20-25 nœuds de vent. On arrive à surfer les vagues et ça mouille un peu sur le pont mais c’est agréable. C’est du vent de Sud-Est et on monte vers l’Angleterre sous spi. On a un peu de luminosité, le jour va bientôt se lever. On a eu une bonne pluie avant Ouessant puis plus beaucoup, là nous ne sommes mouillés que par les vagues et les embruns. »

Charlie Dalin (Normandy Elite Team) – 27ième au classement de 5 heures
« Le bateau avance plutôt vite donc je continue à rattraper mon retard car je suis tombé dans une bulle sans vent la première nuit. Cela m’a couté cher. C’est un peu la course pour rattraper les autres. On va avoir du près le long de la côte anglaise, dans du vent médium fort. Il va falloir tirer les bons bords : il va falloir regarder la dorsale sur l’Angleterre qui risque de nous tomber dessus. Cela n’a pas été facile de dormir, mais depuis que l’on a passé la bouée de Portsall, j’ai fait trois siestes car le vent est assez stable en direction. »

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