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La Route des Princes : à l’approche du détroit de Gibraltar

La Route des Princes : à l’approche du détroit de Gibraltar
juin 11
10:47 2013

 

A l’approche du détroit de Gibraltar, que les premiers devraient franchir en fin de matinée ce mardi, les multicoques de la Route des Princes tricotent actuellement entre les côtes espagnoles et marocaines, toujours au près, dans 15-18 noeuds de vent et une mer relativement plate. Les Multi50 régatent toujours au contact et naviguent désormais à vue avec le MOD70 Oman Air-Musandam, l’équipage de Sidney Gavignet qui ne compte pas moins de 20 milles d’avance sur son poursuivant direct. Une avance précieuse avant l’entrée en baie de Cadix où les bateaux vont devoir traverser une zone de hautes pressions qui posent bien des questions à bord des bateaux (crédit photo : Marcel Mochet).

 

Après une nuit lors de laquelle il a fallu composer avec les nombreuses petites bascules de vent, les Multi50, les MOD70 et le Maxi80 de la Route de Princes continuent de tirer des bords en mer d’Alboran ce mardi matin, quasiment à mi-distance entre les côtes marocaines et les côtes espagnoles. Tous bénéficient actuellement d’un bon flux d’ouest soufflant entre 15 et 18 nœuds et filent bon train en direction du détroit de Gibraltar alors que le trafic maritime s’intensifie autour d’eux. Chez les Multi50, la bagarre continue. Actual, Arkema-Région Aquitaine et FenêtréA-Cardinal se tiennent toujours en moins de dix milles au pointage de 6 heures. Et pour cause, tous préfèrent manifestement jouer tactique plutôt que stratégie. Le jeu de la régate continue donc pour les trois équipages qui se suivent en permanence à l’AIS, avec un léger avantage pour Lalou Roucayrol et ses hommes, ces dernières heures. De fait, ils ont en effet parfaitement négocié une petite zone de transition cette nuit, ce qui leur a permis de grappiller quelques longueurs sur le leader, Yves Le Blévec. Pas question de relâcher la pression pour autant, surtout qu’un point de bonus spécial sera attribué au premier bateau à la marque de parcours obligatoire à Gibraltar.

 

Une baie de Cadix compliquée

Reste que le plus complexe ne sera pas le passage du détroit, programmé en fin de matinée. C’est bel et bien l’entrée en baie de Cadix qui risque de donner du fil à tordre aux marins. « Ca s’annonce laborieux, on ne sait pas trop encore comment on va gérer cette partie » prévient le leader de la classe des 50 pieds. A bord d’Oman Air-Musandam, on s’interroge aussi sur ces premiers milles en Atlantique. Et pour cause, les uns et les autres se dirigent droit sur une dorsale qui va forcément générer des vents faibles et instables en direction, et rendre délicate la remontée jusqu’au Cap Saint-Vincent. Faudra t-il aller jouer au plus près de cet axe de hautes pressions pour être les premiers à bénéficier de la rotation du vent ou, au contraire, se rapprocher au maximum de la côte pour bénéficier des vents thermiques et de la brise de nuit ? Si la décision n’est pas encore prise pour Sidney Gavignet et ses hommes, à bord du trimaran Omanais on savoure les 20 milles d’avance au pointage acquis non seulement grâce à un joli coup après la bouée de Benicarlo, mais aussi hier après-midi, grâce à un décalage à l’est qui leur notamment permis de profiter d’une bonne gauche pour faire route directe vers Gibraltar pendant 4-5 heures et ainsi creuser l’écart. Un coup de maître puisque Sprindrift est aujourd’hui relégué à 20 milles – tout comme le Maxi80 Prince de Bretagne -, tandis qu’Edmond de Rothschild et Virbac-Paprec 70 sont maintenant pointés à plus de 45 milles de son tableau arrière.

 

 

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