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La Solitaire: Gwénolé 2ème bizuth à Roscoff, grapille quelques minutes sur le premier!

La Solitaire: Gwénolé 2ème bizuth à Roscoff, grapille quelques minutes sur le premier!
juin 18
15:56 2014
Le Figaro Safran-Guy Cotten a franchi ce mercredi à 3h58mn59s la ligne d’arrivée de la deuxième étape de La Solitaire du Figaro à Roscoff. Après 3 jours 5 heures 32 minutes et 59 secondes de course à 6,90 nœuds de moyenne, Gwénolé Gahinet termine à la 17ème place et 2ème bizuth, à 2h32 de Yann Eliès (Groupe Queguiner- Leucémie Espoir), grand vainqueur de ces 535 milles entre Plymouth et Roscoff. Encore une belle étape pour Gwénolé Gahinet, qui démontre une fois de plus qu’il ne lâche rien tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie ! A mi-parcours, le Figaro Safran-Guy Cotten prend la 16ème place au classement général et conserve sa 2ème place au classement Bénéteau des bizuths à 18 minutes de Sam Matson (Artemis 21).

Cette première étape de 484 milles entre Deauville et Plymouth a laissé des traces. Les traits sont tirés mais les yeux pétillants du skipper de Safran-Guy Cotten sont  révélateurs de la satisfaction du jeune navigateur d’avoir grappiller quelques places sur la dernière ligne droite. « Je suis très content, il y a eu des hauts et des bas, sur cette étape mais j’ai adoré le format ! Nous avons eu des conditions très différentes et quelques rebondissements. Au fil du parcours, il y a toujours de nouveaux challenges à se fixer. Le fait qu’il y ait toujours plein de bateaux autour permet de se comparer en vitesse et d’être plus performant. Je suis très heureux car cela confirme que je suis à l’aise sur des parcours au large », explique Gwénolé à son arrivée à Plymouth. « Deuxième bizuth, c’est très satisfaisant, Sam Matson va être un candidat redoutable. Quant aux suivants, ils sont assez loin derrière (plus d’une heure), c’est donc une belle réussite ! »

Une première nuit pour se chauffer
Dans des conditions idéales et estivales, dimanche à 13h00, le skipper de Safran-Guy Cotten quittait les côtes normandes et pointait à la 33ème place au passage de la bouée Radio France après 3 heures de course. « Je suis arrivé trop tôt sur la ligne, il a fallu que je ralentisse. Il faut que je prenne du recul et que j’arrive à bien observer autour de moi. C’est clairement un objectif pour les prochaines étapes.» Contrairement aux prévisions météo, cette première traversée de la Manche vers la bouée Owers dans l’Est de l’île de Wight s’est avérée plus clémente que prévue. Au près dans une quinzaine de nœuds de vent, la flotte franchissait la fameuse marque au milieu de la nuit.

Jeu de virements de bord le long des côtes anglaises.
Trentième à Owers, Gwénolé profite que ses camarades soient à l’arrêt devant l’île de Wight pour se décaler au plus près de la côte et accrocher une petite risée. En deux heures, le skipper de Safran-Guy Cotten fait le tour de la flotte et remonte à la 5ème place ! Un bel exemple de ce qu’est La Solitaire du Figaro : une perpétuelle redistribution des cartes au grès des courants, des petites veines de vent et parfois de courtes minutes de repos. « L’approche de Wolf Rock était assez sportive, j’ai même été malade. C’était très éprouvant mais je suis resté dans le match. On avait 30 nœuds de vent, de belles déferlantes, c’était impressionnant. A ce moment là, j’ai réussi à faire deux beaux changements de voile et j’étais super content. Parfois, une petite satisfaction suffit à se remettre dans le match », confie Gwénolé.

Course de vitesse en Manche
Une mer formée, 20 à 25 nœuds de vent de sud-ouest, et des bateaux qui tapent inlassablement dans chaque vague, après un peu plus de 48 heures de course, la deuxième traversée de la Manche vers Roscoff n’a pas épargné les marins. Ce long bord de 100 milles était avant tout propice à la vitesse : « Sur la descente vers la bouée Astan, le bateau avait une bonne vitesse, j’en ai profité pour dormir : deux heures par tranches de 20 minutes environ. J’ai l’impression d’avoir bien géré mon sommeil et c’était important pour la fin de l’étape », précise Gwénolé. En effet, le dernier acte de cette première étape s’est joué sur une troisième et dernière traversée de la Manche, qui a réservé bien des surprises aux leaders. « La dernière nuit a été difficile, il a fallu être sur les réglages tout le temps pour faire avancer le bateau. Il n’y avait pas d’option à jouer », conclut le skipper de Safran-Guy Cotten. Sous spi, la flotte subissait à la mi-journée un net ralentissement passant en quelques heures de 8 à 4 nœuds de moyenne. Lucide, Gwénolé Gahinet n’a rien concédé à ses concurrents et a même réussi à reprendre quelques précieux mètres à ses adversaires directs et s’adjuge en baie de Plymouth une magnifique 13ème place. Une belle réussite pour une première !

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