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L’attractivité de la Bretagne vue par les investisseurs étrangers

L’attractivité de la Bretagne vue par les investisseurs étrangers
juin 10
09:54 2013
Les premiers résultats du baromètre de l’attractivité de la Bretagne vue par les investisseurs étrangers ont été présentés, ce vendredi 7 juin, à l’occasion d’une rencontre entre les représentants d’entreprises étrangères implantées en Bretagne et Pierrick Massiot, Président du Conseil régional. Afin d’attirer et valoriser les investissements étrangers en Bretagne, BDI anime l’Observatoire régional des investisseurs étrangers, « Invest in Bretagne », en suivant notamment l’activité des investisseurs étrangers installés sur le territoire et le flux des implantations. Cet observatoire regroupe : un état des lieux des investissements étrangers en Bretagne, une cartographie par pays et par filières, un bilan annuel des investissements étrangers créateurs d’emplois et enfin le baromètre de l’attractivité de la Bretagne.

Attractivité de la Bretagne vue par les investisseurs étrangers

Cette étude de Bretagne Développement Innovation (BDI), réalisée en collaboration avec l’UBS et en lien avec Bretagne Commerce International (BCI), a pour principal objectif de rendre compte de la perception, par les investisseurs étrangers ou leurs représentants, de l’attractivité de la région. L’attractivité renvoie dans cette étude à la capacité du territoire à attirer durablement des ressources à vocation productive, qu’elles soient humaines, économiques ou financières.

Le baromètre 2012 de l’attractivité de la Bretagne vue par les investisseurs étrangers met en évidence, à travers la perception des investisseurs étrangers déjà implantés, les atouts spécifiques du territoire, à la source de l’avantage comparatif régional. L’attractivité de la région résulte ainsi fondamentalement de l’existence d’un haut niveau de capital humain (qualification et disponibilité de la main-d’œuvre, qualité du système de formation) et d’une dynamique spécifique du tissu productif (dynamique du tissu industriel, spécialisations sectorielles, mobilisation des acteurs institutionnels, qualité du dispositif de recherche et d’innovation, culture de l’innovation). Ces facteurs qui sont à la base du développement endogène local constituent également le fondement de l’attractivité « construite » de la région. A ces critères essentiels susceptibles d’orienter vers le territoire des investissements productifs à forte valeur ajoutée, s’ajoutent d’autres critères qui mettent en valeur le cadre exceptionnel de l’environnement breton (la qualité du cadre de vie). L’offre territoriale bretonne se caractérise donc par la qualité du contexte productif qui permet aux entreprises de s’appuyer localement sur des compétences distinctives pour le développement d’un avantage compétitif à base territoriale.

Pour autant, l’évaluation statistique de la localisation de l’investissement étranger laisse apparaître une région dont l’attractivité internationale apparaît faible relativement d’une part à son poids économique, d’autre part à l’investissement étranger au niveau national. Selon les statistiques de l’Agence Française pour les Investissements Internationaux, la contribution des investissements étrangers en Bretagne est en effet en 2012 de 5% des effectifs salariés contre 13% au niveau national et de 6% du chiffre d’affaires, contre 19% au niveau national. Parmi les critères discriminants pour la localisation de l’investissement étranger en Bretagne, le baromètre met en évidence le peu d’attraits d’un marché régional de taille relativement trop réduite. Ce désavantage comparatif pèse d’autant plus qu’une majorité d’investisseurs perçoivent la région comme trop éloignée géographiquement des grands centres de consommation et comme trop peu accessible d’un point de vue national mais surtout international. L’analyse des caractéristiques de l’échantillon montre que la localisation au sein de la région n’implique pas le développement d’une activité limitée à ce seul horizon géographique. Pour leur majorité, les établissements de l’échantillon ont un horizon géographique de niveaux principalement européen et mondial. Les contraintes d’accessibilité jouent dès lors d’autant plus. Ces contraintes peuvent ainsi peser sur l’activité des investisseurs présents localement mais aussi décourager des investisseurs potentiels. Les investissements programmés dans la région Ouest dans les infrastructures de transports (BGV, aéroport international) ne peuvent à cet égard qu’être perçus positivement. La question de la pertinence de l’échelon régional s’avère complexe du fait de l’imbrication des échelles géographiques prises en compte dans l’analyse de l’attractivité de la Bretagne. Cela apparaît également lorsque sont mobilisés les critères relatifs au coût de la main-d’œuvre, au niveau des aides ou de la fiscalité : la faible attractivité de la Bretagne dans ces domaines ne distingue pas la région du reste de la France selon la plupart des analyses menées au niveau national. Il s’agit donc dans ce cas moins d’un désavantage comparatif de la région qu’une donnée structurelle qui pénaliserait le site France pour les investisseurs étrangers dont les choix de localisation seraient essentiellement guidés par une logique de compétitivité-coût. Par contraste, le baromètre 2012 « Attractivité de la Bretagne », met en valeur la qualité de l’environnement productif dont jouissent les investisseurs étrangers qui ont choisi la Bretagne pour le développement d’un avantage compétitif.

 

 

Investissements étrangers
 en Bretagne en 2012 : attractivité confirmée

 

Correspondante de l’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII), BDI publie un bilan annuel des investissements étrangers en Bretagne en complément de celui présenté par l’AFII pour le territoire national. Les chiffres du bilan 2012 confirment l’attractivité de la région pour les investisseurs étrangers, notamment dans le secteur productif et révèlent un maintien du nombre de projets d’investissement ainsi qu’une augmentation des emplois créés ou maintenus.

Après l’Agence Française pour les Investissements Internationaux, qui a publié le bilan 2012 des investissements étrangers sur le territoire national, Bretagne Développement Innovation présente les chiffres spécifiques à la Bretagne sur la même période. Ils confirment l’attractivité de la région pour les investisseurs étrangers, notamment dans le secteur productif où l’agroalimentaire conserve sa première position, et révèlent un maintien du nombre de projets d’investissement ainsi qu’une augmentation des emplois créés ou maintenus.

 

Une stabilité en terme de projets, une progression en terme d’emplois

En 2012, la Bretagne a attiré 18 nouveaux projets d’investissement étrangers, générateurs de 735 emplois créés ou maintenus : ces chiffres mettent en lumière une stabilité du nombre de projets (17 en 2011), ainsi qu’une nette progression du nombre d’emplois créés ou maintenus (494 en 2011). Il s’agit, pour la région, du meilleur résultat enregistré depuis 2004 en terme de projets : la Bretagne représente aujourd’hui 3 % des projets et des emplois créés ou maintenus par les entreprises étrangères en France.

Le secteur productif en pôle position

Les investisseurs étrangers ont privilégié les activités de production, qui concernent 44% des projets accueillis par la Bretagne en 2012 : deux secteurs se sont avérés particulièrement générateurs d’emplois, l’agroalimentaire avec 4 projets et 229 emplois créés ou maintenus, et le naval avec 1 seul projet, mais 210 emplois créés ou maintenus. En matière d’investissements, ce sont les domaines de l’agroalimentaire, de l’énergie et du recyclage qui se sont taillé la part du lion avec 44% des projets réalisés dans la région en 2012.

Des pays investisseurs fidèles, et de nouveaux partenaires

Si les États-Unis, l’Allemagne et le Canada restent ses plus importants investisseurs étrangers en termes de décisions d’investissement – la région accueille 17% du total des projets canadiens en France -, la Bretagne sait attirer de nouveaux partenaires. C’est le cas de Singapour depuis l’an dernier, avec la création par Biomax Technologie d’une filiale spécialisée dans la transformation de déchets organiques à Cesson-Sévigné, en Ille-et-Vilaine : il s’agit, pour l’entreprise singapourienne, de sa première implantation en Europe. Il faut enfin souligner l’importance des investissements des Pays-Bas en terme d’emplois grâce à la reprise de la société brestoise Sobrena, avec maintien de l’ensemble des salariés, par le groupe Damen Shipyards. A noter également l’arrivée en France de Synutra International (Chine), dont le projet générera 160 nouveaux emplois à CarhaixPlouguer. En parallèle, en 2012, les primo-implantations sur le territoire national, c’est-à-dire des entreprises étrangères qui s’implantent pour la première fois en France, ont représenté 4 projets en Bretagne. Ces primoimplantations sont : BWC Europe Distribution (Canada), Biomax Europe (Singapour), 2G Solutions of Cogeneration (Allemagne) et DIECI France (Italie).

 

 

Investissements étrangers en Bretagne

 

Datant de Mars 2013, ces données sont extraites de l’observatoire régional « Invest in Bretagne », animé par Bretagne Développement Innovation (sources données : Bretagne Commerce International, Bretagne Développement Innovation). Sont intégrés tous les sites d’entreprises implantés en Bretagne, disposant d’un SIRET et dont au moins un actionnaire est une entreprise étrangère. En mars 2013, 298 entreprises étrangères sont installées en Bretagne sur 475 sites qui emploient 32 244 salariés. Synthèse…

 

  • Nombre d’entreprises étrangères présentes en Bretagne : 298
  • Nombre d’établissements étrangers présents en Bretagne : 475 – moins 1% des établissements bretons à capitaux étrangers (comparable à la moyenne nationale).
  • Emplois : 32 244 salariés
  • Nationalités : 30 nationalités différentes présentes en Bretagne.
  • Le 1er pays investisseur étranger en Bretagne est les Etats-Unis.
  • Le 1er pays investisseur européen en Bretagne est l’Allemagne
  • Les filières IAA et numérique sont privilégiées par les entreprises étrangères avec 183 des établissements.
  • Le secteur productif est majoritaire : 69% des emplois des sites détenus par au moins un actionnaire étranger.
  • Le 1er département d’accueil est l’Ille et Vilaine : polarisation des investisseurs étrangers dans les métropoles, avec 60% des sites.

Et le secteur Nautisme/Naval ?

En Bretagne, le nombre d’emplois des investissements étrangers pour la filière Nautisme/Naval est de 443. Ces emplois ne représente donc que 1% des investisseurs étrangers en Bretagne. Pour comparaison, la filière IAA représente 24% des investissements étrangers en Bretagne (7602 emplois), le numérique 19% (6065), la santé 7% (2299), textile 1% (218). Alors, quel est le nombre d’établissements étrangers relevé dans la filière Nautisme/Naval en Bretagne ? Et bien, un seul établissement.

En 2012, 735 emplois ont été créés ou maintenus (18 projets). Avec 735 nouveaux emplois, la Bretagne représente 3 % des emplois créés ou maintenus par les entreprises étrangères en France. La répartition sectorielle est la suivante : la filière IAA maintient sa 1re position avec 31% des emplois totaux (pour 4 projets), suivie du secteur Naval, à l’origine de 29% des emplois. Le secteur numérique, qui était à l’origine de 34% des emplois en 2011, n’a fait l’objet d’aucun investissement en Bretagne en 2012.

 

Damen Shiprepair Brest (ex-Sobrena) [Damen Shipyards Group N.V.] – PAYS-BAS – Brest

La Société brestoise de réparation navale (Sobrena), le plus grand chantier français de réparation navale civile lourde, était menacée de liquidation. Parmi les différents repreneurs en lice, l’offre du hollandais Damen Shipyards était celle qui offrait les meilleures garanties au niveau social, avec notamment la reprise de l’ensemble des 210 salariés. Depuis la reprise, Damen Shiprepair Brest a vu les gros navires revenir et décroche de nouveaux contrats.

 

 

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