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Les Princesses à la Semaine Olympique de Palma

Les Princesses à la Semaine Olympique de Palma
mars 31
17:22 2014
L’ISAF Sailing World Cup de Palma, la quatrième des cinq étapes (la première en Europe) comptant pour la coupe du monde 2014, débute aujourd’hui aux Baléares. Durant cinq jours, les meilleurs Français vont en découdre face à l’élite internationale dans les dix séries olympiques. En 49er FX, Julie Bossard et Sarah Steyeart, du team Prince de Bretagne, tenteront de faire aussi bien qu’à Miami où elles s’étaient imposées en février dernier, même si leur objectif, cette semaine, est avant tout de continuer à progresser et d’engranger de l’expérience sur les grands rendez-vous afin d’être fin prêtes pour le mondial ISAF programmé à Santander (Espagne), en septembre prochain. Le point avec la barreuse du tandem.

 

Julie, comment se sont passés vos entraînements ces dernières semaines ?
« Nous avons participé à deux gros blocs de stages à Marseille. Le premier en février sur une période de deux semaines et le second ce mois-ci sur dix jours. A ces occasions, nous avons navigué avec les garçons. Pour Sarah et moi, c’était vraiment intéressant. Nous avons beaucoup appris, sur les départs notamment. De plus, nous avons échangé les entraîneurs lors de différentes sessions. Nicolas Huguet a ainsi remplacé Benjamin Bonneau et cela nous a apporté un nouveau regard et des petits trucs techniques différents, en particulier pour ce qui concerne nos déplacements à bord du bateau, la position du mât… Cela nous a permis d’être dans l’analyse plus fine. »

Vous êtes arrivées à Palma lundi soir. On imagine que vous êtes plus que prêtes ?
« Effectivement. Nous avons navigué mercredi, jeudi et vendredi. La journée d’hier a été consacrée aux inscriptions et aux contrôles de jauge. Hier, il n’y a pas eu de manche d’entrainement de prévue mais Sarah et moi sommes tout de même allés sur l’eau. C’est généralement quelque chose que nous aimons bien faire la veille d’un début de régate pour nous mettre dans le bain. »

En 49er FX, une cinquantaine d’équipage est engagée. C’est énorme !

« Clairement ! Cela s’explique sans doute par le fait que pas mal de nations avaient choisi d’établir leur camp d’entrainement hivernal à Palma. Côté tricolore, tout le monde est là aussi car le comité de sélection de la Fédération Française de Voile va déterminer les athlètes qui défendront les couleurs de la France lors du Mondial ISAF à Santander mi-septembre. Il y a donc un peu d’enjeu cette semaine, même si, contrairement aux autres séries, les 49er FX ne jouent pas de qualification au Test-Event de Rio. Cette année, nous avons, en effet, décidé de faire l’impasse sur cette épreuve Brésilienne afin de nous concentrer exclusivement sur le championnat du monde. Ce dernier sera très important car sélectif pour la nation pour les Jeux Olympiques de 2016. Pour résumer, nous préférons faire étape par étape et ne pas mettre la charrue avant les bœufs ».

Cette Sailing World Cup de Palma  va également permettre de jauger l’évolution de la concurrence depuis Miami…
« Oui. Cependant, nous allons aussi retrouver des équipages qui nous n’avons pas vu depuis fin 2013. Les néo-zélandaises et les australiennes, par exemple, n’étaient pas présentes aux Etats-Unis en janvier. Palma va donc nous permettre de nous étalonner par rapport à elles. »

Lors de cette régate, quels sont vos objectifs ?

« Comme d’habitude, nous allons essayer de mettre en place ce que nous savons faire. Nous souhaitons évaluer notre vitesse par rapport aux étrangères. Cet hiver, nous avons fait évoluer notre technique au portant. Ce sera intéressant d’avoir des éléments de comparaison au niveau international et, par conséquent, de voir si nous sommes sur la bonne voie… ou non. »

Un mot sur le plan d’eau. Quels sont ses spécificités ?
« Si nous avons la chance d’avoir un peu de brise thermique, il faudra surtout être capable d’aller vite et au bon endroit. Par contre, dans le cas où le vent décide de rentrer de la terre, alors il sera important d’être bien dans l’observation et de savoir être opportuniste car ça risque d’être assez tordu. Le danger sera de faire de très mauvaises manches. L’avantage, c’est que ce ne sera simple pour personne. »

Une belle Semaine de Palma, ce sera quoi ?
« Pour nous, c’est une régate de travail. Nous n’avons pas d’objectif de résultat précis car l’idée est avant tout d’engranger un maximum d’expérience. Cela étant dit, nous souhaitons réussir à être les plus régulières possible et à nous qualifier pour la Medal Race de samedi. Celle-ci sera disputée en trois courses de coefficient 1. C’est plus fair-play qu’une simple manche comptant double. Ce n’est pas forcément simple à gérer ou à  aborder. En attendant, il y a un peu de chemin. Pour nous, les choses sérieuses débutent demain à 13 heures. » 

 

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