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Lorient Horta Solo: Les skippers Bretagne – Crédit Mutuel aux avant-postes

Lorient Horta Solo: Les skippers Bretagne – Crédit Mutuel aux avant-postes
septembre 25
07:40 2014
Si ces trois derniers jours ont été particulièrement mouvementés, avec des grains jusqu’à 30 noeuds et une mer franchement chaotique, depuis ce matin, les skippers de la Filière d’excellence de couse au large Bretagne – Crédit Mutuel et les autres marins de la Lorient Horta Solo partisans de la route sud retrouvent des conditions plus maniables et, surtout, plus confortables. Chez tous, le soulagement est donc palpable après 72 heures pour le moins éreintantes, qui ont malmené à la fois les bateaux et les organismes. Mais la vraie bonne nouvelle c’est que leur option semble payante puisqu’à l’heure actuelle, ils comptent une soixantaine de milles d’avance sur le petit groupe du nord. Pas question de s’emballer cependant, car une nouvelle difficulté se présente sur la route. Une bulle anticyclonique se profile, en effet, sur la pointe de Bretagne et le golfe de Gascogne dans les prochaines heures. De quoi maintenir le suspense jusqu’au bout…

« Le soleil est enfin au rendez-vous aujourd’hui et ça fait du bien de voir autre chose que du gris dans le ciel », a écrit Corentin Horeau, ce matin, dans un petit mail à son équipe, pas mécontent, donc, que la situation s’améliore enfin sur la route du sud, après trois jours difficiles à se faire rincer en permanence sur le pont et à entendre le bateau cogner dans les vagues. « C’est bien que ça se calme car ça a été un enfer de se faire secouer dans 30 nœuds de vent pendant aussi longtemps. Je suis soulagé que ça commence à bouger un peu moins et je vais enfin pouvoir me préparer un plat chaud, ce que je n’ai pas encore réussi à faire depuis que nous avons quitté Horta parce que j’avais un peu peur de m’ébouillanter tellement le bateau tapait fort. Résultat, dernièrement, je n’ai mangé que des gâteaux, ce qui est loin d’être génial », a expliqué Sébastien Simon de son côté, à la mi-journée, au téléphone, sans cacher par ailleurs sa déception d’être passé de la cinquième à la huitième place au pointage ces dernières 48 heures.« J’ai un peu l’impression de faire un super boulot, de me défoncer mais que ça ne paie pas vraiment. Je me bats pour avancer au mieux alors c’est dur de voir certains coureurs me doubler », a avoué le skipper Bretagne – Crédit Mutuel Espoir, qui ne ménage pas ses efforts pour rester dans le match et essayer de revenir dans le Top 5. « Je n’ai pas envie de me faire larguer alors je cravache. À un moment, je me suis posé la question de la route nord mais je crois que j’ai bien fait de ne pas la tenter finalement », a commenté le jeune régatier.

Un atterrissage sur la Bretagne sûrement délicat

Entre les deux camps, pour l’instant, l’arbitre, c’est l’axe de la dorsale entre le vent de nord nord-ouest et celui de nord nord-est. « Au nord, ils sont au portant mais avec moins de pression. Ils avancent donc moins vite que nous », précise Sébastien, qui sait que la petite bande des quatre menée par Gildas Mahé va devoir mettre les bouchées doubles pour combler les 60 milles de retard qu’elle compte ce mercredi même si la bulle anticyclonique qui se profile sur la pointe de Bretagne et le golfe de Gascogne dans les prochaines heures pourrait bien redistribuer un peu les cartes d’ici à l’arrivée. En attendant de voir, il faut rester concentré afin de grappiller un maximum de milles tant que le vent souffle à plus de 15 nœuds car à l’approche de l’arrivée, le changement de régime risque bien d’être radical avec l’arrivée de la molle.  « Je fais au mieux »,assure Corentin, cinquième au dernier classement. « Depuis le départ, j’ai un peu de mal à trouver le bon rythme et je ne retrouve pas les sensations de la Solitaire du Figaro, mais je travaille dur pour retrouver la bonne vitesse. Dans l’immédiat, nous faisons route vers le cap Finisterre que nous devrions atteindre demain jeudi, en fin d’après-midi. Ensuite, un virement de bord sera à placer au bon moment pour, enfin, faire route directe vers la maison », a détaillé le Trinitain qui estime son arrivée à Lorient dans la nuit de samedi à dimanche. « D’ici là, j’espère gratter encore quelques places ». On croise les doigts.

Copyright photo Benoit Stichelbaut

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