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Une première et déjà un succès international pour la New York-Vendée

Une première et déjà un succès international pour la New York-Vendée
février 25
12:36 2016

Une première et déjà un succès international 17 partants au départ de la New York-Vendée (Les Sables d’Olonne) le 29 mai

Ils vont décoller de Big Apple pour tracer, au portant, en surfant, comme dans les mers du Sud, vers le fameux chenal des Sables d’Olonne… Pas moins de 17 solitaires, représentant 7 nationalités différentes, sont inscrits à la nouvelle transat New York-Vendée (Les Sables d’Olonne). Cinq mois avant leur circumnavigation et en configuration Vendée Globe, ils profiteront de cette 4e manche du Championnat du Monde IMOCA Ocean Masters pour valider les dernières optimisations de leurs Formules 1 des mers, mais aussi pour s’observer les uns les autres.

Cette première édition de la Transat New York-Vendée (Les Sables d’Olonne), véritable « warm-up » du Vendée Globe, a donc largement séduit les coureurs. Elle va aussi permettre de faire rayonner le Championnat du Monde IMOCA Ocean Masters bien au-delà de l’Atlantique Nord… Coup d’envoi le 29 mai, dans exactement 100 jours.

Les coureurs avaient jusqu’à lundi dernier, 15 février, pour s’inscrire à la New York-Vendée (Les Sables d’Olonne). À J-100 de ce véritable échauffement au Vendée Globe, c’est un plateau sportif particulièrement riche qui a été dévoilé.

17 solitaires pour une première, c’est un très beau score, surtout lorsqu’on retrouve parmi eux presque tous les ténors de la classe, 6 des 7 foilers (IMOCA60 équipés de plans porteurs de dernière génération) du circuit, de solides challengers…

Avec son départ au pied de la Freedom Tower, cette nouvelle transat permet au circuit IMOCA Ocean Masters d’aller à la rencontre d’un public international. En plus de ses nombreux atouts sportifs, cette dimension internationale de la New York-Vendée (Les Sables d’Olonne) fait aussi l’unanimité chez les skippers.

Parcours au portant : avantage foilers, ou pas ?

Ce tracé au départ de New York va permettre aux coureurs de répéter leurs gammes. Le jeu consistera en effet à entrer dans le flux portant des dépressions qui traversent l’Atlantique, au bon moment, au bon endroit, pour glisser avec elles vers l’est. Or, l’hiver prochain, entre le Cap de Bonne Espérance et le Cap Horn, soit sur près des 2/3 du tour du monde, l’exercice sera exactement le même.

Ces 3050 milles devraient donc se disputer majoritairement au portant : l’occasion pour les foilers après leurs récents chantiers d’optimisations, de montrer davantage de leur potentiel ?

« Tous les scénarios sont possibles : difficile de savoir si la météo sera favorable aux foilers. Et si c’est le cas, ce sera une excellente occasion de voir quel est réellement leur avantage », Vincent Riou (PRB).

« On attend cette course avec impatience, ce sera un moment privilégié pour tester la fiabilité et la cohérence de nos choix », Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac).

Plateau garni : état des lieux

Les IMOCA60 seront tous en configuration Vendée Globe sur la New York-Vendée (Les Sables d’Olonne). Ainsi, globalement, les potentiels des machines (et des marins) seront ceux que l’on retrouvera le 6 novembre, aux Sables d’Olonne. Les têtes de série vont donc prendre le temps, durant ces 8 à 9 jours de transat, d’ausculter la concurrence de près.

« Cette course sera l’occasion de faire un bon état des lieux des forces en présence », Armel Le Cléac’h (Banque Populaire).

« Ça va être intéressant d’aller chercher la confrontation !… Et d’observer comment chacun arrive à pousser son bateau sur les 8 à 9 jours de course », Yann Eliès (Quéguiner – Leucémie espoir).

De la Statue de la Liberté au chenal de la Chaume : du mythe au rêve

Enfin, ce tracé ouest-est est une fête en soi. Être amarré au pied de la Statue de la Liberté, ça ne s’oublie pas. « C’est exceptionnel, unique ! » Tous ceux qui ont eu la chance de l’avoir vécu en gardent des souvenirs émus.

Conrad Colman, seul skipper Américain de l’épreuve (bien que Néo-Zélandais de naissance), compte beaucoup sur ce départ « à domicile » pour montrer à ses compatriotes que la course au large est une discipline fabuleuse et, pourquoi pas, séduire des partenaires de ce côté-ci de l’Atlantique.

Paul Meilhat et Fabrice Amedeo vont même découvrir la Grosse Pomme fin mai pour la toute première fois « et par la mer en plus, c’est très chic », s’amuse le skipper de Newrest-Matmut.

Quant à l’arrivée aux Sables d’Olonne… Beaucoup ont déjà eu l’occasion de remonter le fameux chenal, mais le faire en IMOCA, à l’arrivée d’une course et à cinq mois du Vendée Globe, ce n’est pas anodin.

« Remonter le chenal, aller à la rencontre du public : c’est génial comme arrivée ! », Paul Meilhat (SMA).

« Arriver aux Sables d’Olonne est plein de sens », Sébastien Destremau (Face Ocean).

« L’arrivée en Vendée est une excellente chose pour nous, pour nos partenaires, pour les Vendéens.

C’est un timing idéal en amont du Vendée Globe », Jérémie Beyou (Maître CoQ).

Jean Kerhoas (Président de l’IMOCA)

« Cette nouvelle épreuve sera la dernière répétition avant le Vendée Globe et son plateau impressionnant de 17 skippers démontre qu’elle est la bienvenue ! Nous avons bien sûr quelques concurrents en quête d’une qualification pour le tour du monde en solo, mais aussi une grande partie des favoris du prochain Vendée Globe. Les nouveaux skippers de l’IMOCA vont côtoyer des skippers plus expérimentés, tandis que les nouveaux foilers encore en développement vont affronter des bateaux déjà éprouvés. Tout cela promet un scénario sportif très excitant, après une belle semaine passée à Manhattan, ce dont je me réjouis pour notre développement international. »

Yves Auvinet (Président du Conseil Départemental de Vendée)

« La Vendée fera tout pour que l’arrivée de la Transat New York-Vendée (Les Sables d’Olonne) soit une grande fête populaire. Je suis sûr que les Vendéens seront nombreux à accueillir les skippers de la course à quelques mois du Vendée Globe. »

Didier Gallot (Maire des Sables d’Olonne)

« A beau départ, grande arrivée ! Toute la ville des Sables d’Olonne se prépare déjà à accueillir les skippers de la Transat New York-Vendée (Les Sables d’Olonne) et leurs bateaux de rêve à partir du 6 juin prochain. »

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