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Norauto paré au décollage sur le GC32 Racing Tour

Eloi Stichelbaut

Norauto paré au décollage sur le GC32 Racing Tour
mai 24
11:04 2016

Franck Cammas et son équipage prêts pour la Riva Cup, épreuve d’ouverture de la saison sur le Lac de Garde en Italie.

Partenaire officiel de l’équipe française pour l’America’s Cup, l’enseigne accompagne aussi Franck Cammas et ses marins sur les épreuves de GC32. Catamarans volants, rapides et des plus exigeants, ces bateaux réunissent les meilleurs pilotes mondiaux qui s’affrontent sur des sites splendides en Italie, en Espagne, au Portugal et en France.

Dans ces pays où la marque est très fortement implantée, l’équipage du GC32 Norauto a pour objectif de mettre à profit cinq mois d’entraînements réalisés à deux bateaux. Après un ‘pre-event’ sur le Lac de Traunsee en Autriche où Norauto a terminé largement en tête avec le Néo-zélandais Adam Minoprio à la barre, c’est au tour de Franck Cammas de mener le GC32 aux pieds des Alpes et en Italie cette fois, sur le somptueux Lac de Garde.

Rendez-vous cette semaine, du 26 au 29 mai, à Riva Del Garda.

Connu et reconnu par les automobilistes européens, Norauto est un nouvel acteur de la voile internationale. L’enseigne s’est engagée dans le sponsoring début 2016 et pour cinq ans avec Groupama Team France. C’est donc tout récent et, déjà, les victoires et podiums sont au rendez-vous, sur les régates préliminaires de l’America’s Cup en AC45* et en GC32. L’entreprise est leader de l’entretien de véhicules avec plus de 600 centres auto répartis dans neuf pays. « Ce programme de sponsoring est une grande première pour Norauto, » rappelle Thibaut Derville, Directeur Général d’Auto 5, la filiale belge de Norauto.

Pourquoi avoir choisi la voile ?

Il est responsable du partenariat pour l’enseigne et explique sans détour : « On nous attendait peut-être plus dans l’automobile que dans la voile et justement nous voulons surprendre. Pour vivre et exister, une marque a besoin de se décaler régulièrement. Avoir une marque forte est un atout formidable. Nous rejoignons ainsi d’autres grandes entreprises de l’automobile déjà présentes dans la voile. La raison d’être de Norauto est de faire de l’entretien de véhicules et de faciliter la mobilité de tous mais il y a aussi la façon d’être et celle de Norauto est très proche de cette voile de haut niveau, par l’innovation technologique des bateaux comme par l’exigence du travail d’équipe. »
Et la voile qui innove, c’est aujourd’hui celle qui vole. A mi-chemin entre bateaux et planeurs, les multicoques décollent à plusieurs dizaines de centimètres au-dessus de l’eau et accélèrent. De quoi pousser les marins dans leurs retranchements.

Voler, régater, progresser : le GC32, un support idéal

« Le GC32 est un super bateau, avec des performances très similaires à l’AC45. Il est léger, nerveux, réactif, avec des foils très stables qui permettent vraiment de pousser la machine en confiance. L’organisation à bord ressemble aussi à celle de l’AC45, comme la vitesse et les accélérations qui sont également très proches. Le GC32 est donc très important pour nous entraîner en vue de l’America’s Cup, » explique Franck Cammas.

Gravement blessé au pied lors d’un entraînement fin 2015, le skipper a repris la compétition à peine cinq mois après. Pendant cette convalescence qui lui a appris « la patience, » dit-il, son équipe a poursuivi les navigations. « Nous avions deux équipages complets en permanence, avec Adam Minoprio à la barre ainsi que Pierre Pennec qui m’a remplacé quand il le fallait et, moi, j’ai repris en mars. C’était très efficace. Nous avons travaillé la vitesse pure mais aussi les départs, les manœuvres comme les phases de transition. Tout va très vite à bord et il faut avoir un process de communication vraiment performant. J’ai bien vu à New York (en AC45, le 7 et 8 mai derniers) que chacun avait bien progressé à son poste et collectivement, ça tourne bien. »

Sur l’épreuve du Lac de Garde, le skipper sera entouré des mêmes équipiers que ceux qui l’accompagneront 10 jours plus tard sur l’épreuve des AC45 à Chicago, de quoi maintenir le niveau de concentration. « Sur le Lac de Garde, il y a du fort vent thermique et sur eau plate, ce sont des conditions idéales pour ces bateaux. Le tout dans un décor génial, c’est parfait ! De plus, il y a vraiment une concurrence de qualité sur le circuit GC32 avec des teams expérimentés comme Spindrift racing (Yann Guichard) et des nouveaux venus comme, par exemple, les Suisses de Tilt qui tournent ailleurs depuis longtemps et seront épaulés cette année par des membres de Team New Zealand, » mentionne-t-il avant de conclure. « Si nous disputons le GC32 Racing Tour, c’est pour essayer de gagner et nous allons tout faire pour. »

*catamaran à aile rigide utilisé sur les épreuves préliminaires de l’America’s Cup.

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