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Pêche, Paddle, Diam 24 et soleil pour un final magique !

Pêche, Paddle, Diam 24 et soleil pour un final magique !
mai 11
09:12 2015
Le Grand Prix Guyader 2015 est une réussite et ce, malgré une météo parfois maussade en début de semaine. La richesse des plateaux sportifs, la diversité des disciplines nautiques, la convivialité et le professionnalisme de l’organisation, la vie à terre avec des animations de qualité, l’engagement des 300 bénévoles, c’est bien ce cocktail, parfois improbable et toujours unique, que l’on nomme l’esprit du Grand Prix Guyader, qui a contribué à faire de ce millésime 2015 un grand cru. Et, aujourd’hui, pour le final, le soleil et le vent avaient rendez-vous en baie de Douarnenez ! Apothéose avec les Diam 24 !
C’était magnifique d’assister aux régates des 22 Diam 24 engagés sur le Trophée CCI Quimper Cornouaille, sur l’eau, comme à terre, le spectacle était garanti, les multicoques évoluant à quelques encablures du port du Rosmeur. Ils sont impressionnants ces véloces bateaux du Tour de France Voile et les empoignades sont musclées au passage des bouées. Jean Coadou, le Comité de course a su maintenir un rythme élevé pour cette dernière journée de course, enchaînant les manches pour les deux ronds. La flotte des 22 concurrents étant divisée en deux : Les 11 premiers au classement général d’hier sur le rond Or et les 11 suivants, sur le rond Argent. Pour beaucoup d’équipages, il s’agit de prendre en main ce petit bolide avant la grande boucle et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de l’expertise à foison sur les Diam 24. Ils apprennent vite les gaillards, et les filles ! Naturellement, les plus réguliers et les plus aguerris ont dominé le Trophée, mais on a vu quelques belles performances aujourd’hui, à l’instar de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), le vainqueur de la Barcelona Word Race qui a remporté la première course du jour du rond Argent avec un wagon d’avance sur Sodebo. Mais malgré une belle journée pour le Suisse, qui réalise l’une des meilleure progression du Trophée, au classement général de ce rond, après 10 courses, c’est sans conteste Vincent Riou (PRB) qui l’emporte avec 6 points d’avance sur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et 13 sur Antoine Carpentier (Courrier Choc).
Les 11 premiers d’hier étaient rassemblés sur le rond Or. Inutile de préciser que la bataille a été rude, ça fumait sur le plan d’eau ! Pour preuve, entre le premier à franchir la ligne et le dernier, il y avait souvent à peine une minute… Seul, François Gabart (Macif) a réussi à inquiéter un Fred Guilmin (Combiwest) très inspiré, mais le vainqueur du Vendée Globe a dû s’incliner face à la régularité exceptionnelle de l’équipage de l’APCC dont le plus mauvais classement aura été 6ème ! Et c’est avec 21,5 points d’avance que Combiwest remporte Le Trophée CCI Quimper Cornouaille du Grand Prix Guyader. Dynamique Voile (Emeric Dary) finit troisième.Les Paddle en force !
A 14 heures, alors que les Diam rentraient au port, les 75 concurrents du Trophée Materne, Coupe de France qualificative pour le Championnat de France, s’engageaient dans le chenal de Tréboul. Là encore du grand spectacle ! Sept femmes, cinq juniors et 63 hommes prenaient le départ d’une course de 14 kilomètres dans d’excellentes conditions, le soleil dominant toujours le ciel de Douarnenez. Avec un vent de sud et une mer plate, pour les moins entraînés, l’exercice était plus simple qu’hier et se révélait, presque, une simple formalité pour les cadors que 0uuwusont Arthur Arutkin, l’homme à abattre du jour (double champion de France, vainqueur d’hier), Ludovic Dulou (vice champion du monde), Romuald Mamadou (champion de Guadeloupe), Didier Le Neil (vainqueur de l’édition 2014), ou encore Greg Closier, le meilleur Français du moment. Rien n’y a fait, la domination d’Arthur Arutkin n’a pas vacillé face aux assauts de ses principaux adversaires. En une heure et 10 minutes, il les avait battus.
Et, au beau milieu de toute cette belle flotte, Christian Guyader, le Président de Groupe partenaire principal du Grand Prix, portait le dossard 80. Non content de régater en Dragon toute la semaine, celui-ci a participé aux cinq courses de Diam 24 hier et s’est inscrit sur le long parcours des Paddle aujourd’hui ! C’est ce qu’on appelle s’engager ! Il a fini 66ème en 1 heure 56 et 27 secondes. Chapeau !Le concours de pêche s’est déroulé à merveille, les résultats comptables ne sont pas encore communiqués à l’heure où nous publions ces lignes, mais avec 51 bateaux inscrits, dont un composé d’un équipage exclusivement féminin, les organisateurs ont gagné leur pari de marier tout ce qui flotte en baie de Douarnenez !

Et voilà, c’est fini…

Le moment est venu de tourner la page de ce Grand Prix Guyader 2015, qui marquera durablement les esprits. Et bizarrement, même si la météo n’a pas toujours été du côté des organisateurs, régates annulées, Barquera bloquée…Tous, marins, bénévoles, pêcheurs, animateurs, spectateurs, s’accordent pour dire que ce Grand Prix fait partie des meilleurs. Créé en 2000, l’événement n’a cessé de se renouveler et de se développer. Pour cette 16ème édition, 15 séries de bateaux étaient représentées, 24 associations se sont investies, 300 bénévoles ont relevé les manches, du matin au soir, à terre comme en mer. Aujourd’hui, le Grand Prix est l’un des plus grands rassemblements nautiques en Europe, toutes séries confondues et c’est bien ça qui le rend unique, ce mélange de supports et de générations de marins. On y voit les Pen Duick et les Mod 70, les bateaux de pêche et les 60’ Imoca, les Paddle et les Classe 40, les Dragon et les Diam 24, les J80 et les Multi50. La richesse et la diversité de ce plateau se retrouve aussi humainement, quand sous la tente du village de la CCI Quimper Cornouaille, François Gabart discute avec Lawrie Smith ou encore quand Nicolas Parlier rencontre Sydney Gavignet qu’il vient de battre avec son Kite à Foil…
Le Grand Prix Guyader a quelque chose de généreux qui tient à cette qualité de partage et d’ouverture. On ne fait pas que du sport, on y mange, on y chante, on y rit aussi. Cette convivialité légendaire du Grand Prix ne peut exister que parce qu’elle repose sur une organisation au cordeau et celle-ci est due en grande partie à la qualité des trois présidents de comité de course que sont Loïc Ponceau, Jean Gabriel Le Cléac’h et Jean Coadou et à la rigueur du jury international présidé par Yves Léglise.
Enfin, pour assurer le spectacle en mer en toute sécurité, il faut le stoïcisme et la fermeté d’un José Pensec…
Et comme dirait Fred Guilmin, le grand vainqueur en Diam 24 aujourd’hui : « Plaisir et victoire : souvent les deux vont de pair en tout cas dans la durée »

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