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Solo Maître Coq: Yann Eliès à fond pour la répétition générale

Solo Maître Coq: Yann Eliès à fond pour la répétition générale
avril 20
23:17 2015

  Dans un peu plus de 48 heures, Yann Eliès s’alignera sur le départ de la Solo Maître Coq, deuxième épreuve de la saison des Figaro Bénéteau dont le départ sera donné aux Sables d’Olonne. Bien reposé après sa victoire sur la Solo Basse Normandie, le skipper de Groupe Quéguiner -Leucémie Espoir est impatient de se frotter aux nombreux figaristes présents sur ce nouveau rendez-vous. Avec 40 bateaux inscrits, c’est une flotte quasiment au complet qui régatera dès lundi dans les eaux vendéennes. L’occasion de confirmer ses intentions sur un test grandeur nature, à un peu moins de deux mois du coup d’envoi de la Reine des Solitaires.

Un skipper en pleine forme

Parti se ressourcer sur l’ile de Porquerolles, en Méditerranée, c’est en famille, loin de l’agitation qui règne sur les pontons, que Yann Eliès a préparé son retour aux affaires. Il y a trois semaines, il remportait la Solo Basse Normandie en ouverture de la saison. Demain il sera aux Sables d’Olonne pour assister à la présentation des skippers de la Solo Maître Coq. Reposé et affûté après une semaine idyllique aux côtés de ses proches, Yann se réjouit de retrouver son Figaro et d’en découdre à nouveau : « Je me sens en pleine forme ! Après ma victoire, je me suis accordé une bonne phase de récupération, et depuis 15 jours, j’ai bien repris la préparation physique. J’ai fait énormément de paddle et de VTT cette semaine, je me suis accordé de bonnes nuits de sommeil et j’ai profité de ma femme et de mes enfants. Je suis prêt, et j’ai hâte d’y retourner. »

Du beau monde en perspective

La motivation du briochin est d’autant plus forte que le plateau s’annonce relevé. Ils seront 40 à s’aligner sur cette épreuve, qui contrairement à la précédente, comptera pour le championnat de France Elite 2015. De quoi ajouter au piment d’une préparation grandeur nature, à moins de deux mois de la Reine des Solitaire. « La flotte est quasiment au complet. On sera vraiment proche de la configuration de la Solitaire du Figaro. Ceux qui jouent le Championnat de France de Course au Large auront la rage, et mettront énormément d’engagement. Ce sera hyper intéressant de se confronter à tout ce petit monde. » Parmi les concurrents à surveiller de près, le jeune Charlie Dalin, qui a bien failli lui voler la vedette à Granville, mais aussi Jérémie Beyou, vainqueur de la Solitaire 2015, et tenant du titre en Vendée « Jérémie fait son entrée en lice, et ce sera intéressant de voir comment il se place en ce début de saison. Il a une grosse charge de travail et d’entraînement à Port-la-Forêt, car il navigue à la fois en Figaro et en Diam 24. Il s’est légèrement blessé sur le Spi Ouest France, mais je crois qu’il s’est bien remis et j’ai hâte de me frotter à lui. »

Une course ciblée

Toujours bien placé, Yann n’a jamais remporté cette épreuve du calendrier. Mais son objectif n’est pas là. S’imposer au classement général ne lui déplairait pas, c’est indéniable, mais sa victoire à lui, serait de remporter la course au large. Un parcours de 350 milles entre l’île-d’Yeu, l’Ile-de-Ré et Belle-Ile-en-Mer qui sera lancé jeudi. « Ce que je veux, c’est réussir le grand parcours, car mon objectif reste de préparer la Solitaire. Je ne suis pas friand des petits parcours qui auront lieu lundi et mardi, mais je vais essayer d’en profiter pour corriger mes points faibles. Je n’ai jamais été très bon sur les départs, et je vais tenter de profiter de ces manches pour m’appliquer sur ce point, car des choses importantes se jouent sur ces phases là, et c’est bête de ne pas en profiter. »

Un avant goût de Vendée Globe

Si la semaine prochaine, les Sables d’Olonne seront le théâtre de régates animées en Figaro, Port Olona reste avant tout le lieu symbolique où tous les 4 ans, le départ du Vendée Globe est donné. Bien que concentré sur la Solitaire du Figaro, Yann ne pourra s’empêcher de penser à cette autre échéance, qui se profile en 2016. « On sera au ponton d’honneur, quasiment un an et demi jour pour jour avant le départ du Vendée Globe. J’aurais forcément cela dans un coin de ma tête. J’ai de nombreux souvenirs sur ces pontons. J’y ai vécu des moments forts. Mon départ en 2008, mon retour sans mon bateau pour accueillir Marc Guillemot. Et puis cette édition 2012, où j’ai vu mes petits camarades partir sans y aller aussi. La prochaine fois j’en serai, et je commence à me projeter. » D’ici là, c’est à la barre de son Figaro que Yann s’élancera lundi pour six jours de régates dans les eaux vendéennes. Présent dès demain sur les pontons, il sortira en mer dimanche matin pour une petite navigation de deux ou trois heures destinée à parfaire les réglages et à s’assurer que tout est bien en place. Quand aux conditions de vent, elles devraient être sympathiques à en croire les prévisions « On devrait avoir un régime de vent d’Est assez soutenu. On va évoluer dans des conditions assez ventées et pas trop humides avec une mer assez plate. Ce sera idyllique, on devrait se régaler! »

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