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Transat AG2R: Le doute s’installe pour la flotte du nord…

Transat AG2R: Le doute s’installe pour la flotte du nord…
avril 18
09:55 2014
Cette nuit, au Nord comme au Sud, les 14 équipages n’ont pas chômé. Poussés par un alizé soutenu, les Sudistes ont empanné et travaillé sur les placements, tandis que les Nordistes ont viré, matossé, réglé pour contrer les bascules d’un vent toujours aussi mollasson. Ce matin, l’Atlantique est le théâtre de belles bagarres même si pour les bateaux du Nord, les chances d’arriver premiers à Saint-Barth diminuent.

Petit moral à la vacation de 5 heures ce matin pour le groupe du Nord. Les bonshommes commencent à fatiguer en ce douzième jour de course. Il faut sans cesse régler les voiles, transporter le matériel d’un bord sur l’autre à chaque virement, rester attentif au vent très variable en force et en direction. « Il y a entre 40 et 45° de bascule et une force de vent entre 6 et 10 nœuds » racontait Gildas Mahé (Interface Concept). Et puis, il y a cette météo des jours à venir pas franchement compatissante. Dans un message reçu cette nuit, Kito de Pavant et Gwen Gbick (Made in Midi) annonçaient la couleur : « Une zone sans vent nous interdit le passage et l’alizé sera moins fort que prévu. La donne a changé.» Thierry Chabagny à bord de Gédimat est quant à lui plus radical et annonce que le groupe du Sud devrait arriver à Saint-Barth avec un wagon d’avance : “Il n’y a pas grand-chose à faire. La route nord s’est fermée au fur et à mesure.(…) Il n’y a pas photo, c’est sans espoir en termes de classement “.

 

Match dans le match

Mais les Figaristes, même dans l’adversité, restent des compétiteurs. Preuve en est le match que se livrent actuellement les quatre compères du Nord. Deux duels se sont désormais formés : Made in Midi et Gédimat depuis quelques jours et Interface Concept et Bretagne – Crédit Mutuel Performance depuis ce matin. « C’est bien de retrouver Michel pour avoir un repère en vitesse. Quand on est tout seul, on a plus de mal à faire avancer le bateau » soulignait Gildas Mahé. “On ne va pas remettre les choix en question. Il reste de la route à faire. C’est sur ce qui va se passer maintenant qu’il faut travailler” poursuit le co-skipper d’Interface Concept bien déterminé à ne rien lâcher. Chacun veut sa part du gâteau : Thierry Chabagny (Gédimat) qui ne croit plus en ses chances de victoire reste bien décidé à arriver premier des Nordistes à Saint-Barthélemy.

Au sud : sur un seul bord jusqu’à l’arrivée ?

Le groupe des six bateaux de tête de l’option sud glisse rapidement poussé par 20 nœuds de vent bien établis. Les distances avalées sur 24 heures reprennent des couleurs. 30 Corsaires, positionné le plus à l’est, reste encore le plus rapide de la flotte avec 177 milles depuis hier matin.  Sous spi tribord amures, les équipages se sont recalés cette nuit à coups d’empannage. Les trajectoires et les placements demeurent le nerf de la guerre. Programme des prochains jours : de la glisse, rien que de la glisse. « On va faire 100%  de la route vers Saint-Barth sur le même bord en tribord. On va faire une grande cuillère vers le sud pour contourner l’anticyclone » expliquait Paul Meilhat (Safran-Guy Cotten). Pour tous, il va falloir être dessus, ne pas mollir, régler les voiles au poil près, contrôler l’adversaire et surtout se préserver pour arriver le plus frais possible en approche de l’arc antillais. Car, ça se passe souvent comme ça sur la Transat AG2R La MONDIALE : la victoire se joue sur les derniers milles, parfois à quelques secondes près.

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