Nautisme info

Transat Jacques Vabre : la classe Multi50 a rempli son contrat

Transat Jacques Vabre : la classe Multi50 a rempli son contrat
novembre 19
11:50 2015

Les quatre multicoques les plus récents de la classe Multi50 étaient engagés dans la Transat Jacques Vabre. Alors que trois d’entre eux sont arrivés à Itajai (l’un a du abandonner suite à une collision avec un container), et que le premier termine troisième au scratch, la classe dresse un bilan très positif de cette transat.

Alors qu’à la veille du 25 octobre, chaque classe s’interrogeait sur la pertinence de prendre ou non le départ, les interrogations des Multi50 paraissaient comme étant les plus légitimes, considérant que leurs bateaux n’avaient pas été conçus pour faire un tour du monde et donc naviguer dans toutes les conditions. A l’arrivée, le constat est sans appel. Les multicoques de 15 m, en franchissant la ligne d’arrivée à Itajai ont démontré le professionnalisme de leurs équipages et de leur préparation. Le seul bateau qui n’a pas franchi la ligne d’arrivée (La French Tech Rennes Saint-Malo) ne doit son infortune qu’à la rencontre avec un container à la fin de la première semaine.
Ils sont passés dans le gros temps en ménageant leurs montures, et tout en attaquant ; deux ont fait une escale technique (Ciela Village au Cap Vert et Arkema à Salvador de Bahia), l’un pour réparer l’arrachage de l’amure de gennaker, l’autre pour consolider l’avant de la coque centrale, et les deux sont repartis, en bons marins et en compétiteurs invétérés ; tous ont eu à sortir la boite à outils et notamment FenêtréA-Prysmian qui s’est adonné plusieurs jours durant à la couture de sa grand-voile. Mais tous ont terminé.
Mieux. De la sortie de la Manche jusqu’à la latitude du Brésil, les trois bateaux encore en course ont offert un match passionnant qui démontre l’homogénéité des leaders de la classe.

Enfin, tous les équipages, heureux de refaire le match à Itajai autour d’une Caïpirinha, ont eu à coeur d’échanger sur le plaisir qu’ils ont pris à naviguer sur leurs formidables bolides.
Les bateaux vont désormais rentrer par cargo et seront au départ de The Transat au mois de mai.

Dominique Lamballe (PDG de FenêtréA et vice-président de la classe Multi50) : « C’était une belle course, avec un beau match. Le score n’était pas joué d’avance. Si l’un des bateaux n’avait pas rencontré un container, ce qui peut arriver à n’importe qui, il y aurait sans doute 100% des bateaux à l’arrivée. La visibilité des Multi50 et l’intérêt du public se sont nettement améliorés au fil des courses. Je considère que le rapport visibilité / budget est l’un des meilleurs. Nous avons une belle flotte qui sera renforcée dès que l’ancien Actual sera vendu ».

Lalou Roucayrol (Arkema) : « Lors de notre escale technique à Salvador, il n’était pas question d’abandonner. Une seconde course commençait. On a rencontré deux français qui ont été d’une efficacité redoutable et nous avons terminé la course. On s’est fait plaisir sur de longs bords de glisse à 20/25 noeuds et malgré les conditions difficiles jusqu’à Madère (ce qui est exceptionnel), tous les bateaux de la classe ont montré un niveau de fiabilité important. On a constaté également une grande homogénéité en termes de performances. Les bateaux plus anciens sont toujours au taquet et même si des bateaux neufs arrivent demain, ce que nous souhaitons, la jauge est faite de telle sorte que les bateaux actuels ne seront pas obsolètes ».

Thierry Bouchard (Ciela Village) : « Mes choix de passer en Multi50 sont validés. Même si je me suis longtemps fait plaisir en monocoque, je suis bien content d’avoir fait cette transat en Multi50 parce qu’en Class40 c’est interminable… Avec Oliver nous avons pris beaucoup de plaisir à naviguer sur ce bateau. Il est rapide est polyvalent. En Multi50, on va toujours vite ! ».

Gilles Lamiré (La French Tech Rennes Saint-Malo): « Le début de course était vraiment super. On était tous au contact et on s’est fait plaisir malgré les conditions. On a montré que tous les bateaux étaient dans le coup, qu’on avait une classe homogène. Nous sommes pressés que l’ancien Actual revienne courir avec nous. Notre bateau est déjà en chantier et nous serons prêts à la fin de l’hiver. Tous nos partenaires nous soutiennent ».

Articles en relation