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Un final à rebondissements illustration actualite

Un final à rebondissements illustration actualite
novembre 10
16:50 2015

C’est vers un final à rebondissements que se ruent les trois prétendants à la victoire dans la classe IMOCA de cette 12ème Transat Jacques Vabre. Les grandes manœuvres d’approche de la baie de Rio ont débuté pour le leader PRB, premier à empanner ce matin pour rester dans les airs soutenus au plus près des rivages Brésiliens. Quelque peu frustrés par une nuit certes tonique, durant laquelle ils ont multiplié les manœuvres, mais bien ingrate au regard des résultats, Armel le Cléac’h et Erwan Tabarly ajustent avec la plus grande minutie leur stratégie de fin de course. « Nous avons manqué de réussite cette nuit, faute à un nuage orageux qui ne nous a pas lâché un instant » regrettait Armel à la mi-journée. « Mais nous croyons en notre étoile et espérons que la chance sera de notre côté tout au long des 650 milles très compliqués encore à parcourir… »

En attendant Rio

Armel et Erwan n’ont en rien abdiqué toute ambition de grimper sur la plus haute marche du podium à Itajaï. Bien décalés sous le vent de leurs adversaires, ils attendaient beaucoup mieux de leur placement à l’issue d’une nuit dernière très agitée à bord de Banque Populaire VIII. « Nous avons multiplié les manoeuvres lourdes d’envois et d’affalages de spis, alternant avec le gennaker, pour tenter en vain de nous échapper d’un gros amas nuageux et orageux particulièrement collant. Nous étions bien revenus sur PRB, mais nos efforts ont été annihilés en quelques heures, la faute à ce nuage. On espérait aussi un alizé un peu plus tonique depuis Recife pour revenir plus franchement sur la tête de la course. Cela n’a pas été le cas ». Un épisode déjà oublié par les deux pilotes du Mono Banque Populaire VIII, déjà tournés vers l’avenir, à commencer par le passage délicat dès ce soir au large du Cap Frio des vastes champs pétrolifères brésiliens, et leurs innombrables plateformes offshores irrigués par autant de navettes maritimes. « La nuit prochaine s’annonce tendue » prévient Armel. « Le vent va dans le même temps forcir, et nous contraindre à de nouveau ajuster notre plan de voilure pour rester constamment en phase avec les éléments. Il fait chaud, mais nous percevons déjà la barrière climatique annonciatrice de la baie de Rio » souligne Armel. « De vastes zones orageuses nous attendent et la physionomie de la course va de nouveau se trouver bouleversée. Nous sommes toujours en mode combattant, tout en gardant un oeil dans le rétroviseur et sur les performances du duo Eliès – Dalin (Quéguiner-Leucémie espoir) ».

Mercredi soir à Itajaï

Les journées passent singulièrement vite au goût des deux marins du Mono Banque Populaire VIII. « Entre météo, heures de quart, alimentation et repos, il n’y a pas de temps mort » précise Armel. « Nous avons alterné les moments à la barre et le pilote automatique. Il est important de préserver des moments de repos car les derniers milles s’annoncent délicats à négocier. Les prochaines 24 heures aux allures portantes seront rapides, éprouvantes, et nos choix de route déterminants. Il nous faut trouver le bon compromis entre vitesse et une trajectoire au plus juste entre effets de côtes et phénomènes orageux à bien négocier. » Cette Transat Jacques Vabre a d’ores et déjà apporté à tout le Team Banque Populaire son lot de satisfactions. « Nous sommes très satisfait du bateau et nous savons dans quels secteurs travailler pour nous améliorer davantage encore. Nous ferons le bilan plus tard. Il va encore se passer beaucoup de choses d’ici à notre arrivée, mercredi prochain en soirée à Itajaï….»

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