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Vendée Globe : The Boss is back

Vendée Globe : The Boss is back
décembre 01
19:26 2016

Tribord amures ! Depuis que les leaders ont empanné tôt ce matin dans un vent de sud-ouest beaucoup plus maniable, le foil bâbord d’Hugo Boss permet au Britannique de surfer à bon régime. Au classement de 15h, Alex Thomson a repris les commandes de la course à moins d’1 mille d’Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire VIII. Décidément, la bataille en tête de course se déroule comme un bon film à suspense… dont on ne peut pas imaginer la fin !

On disait hier que ce serait une journée de répit pour les deux chefs de file du 8e Vendée Globe… C’est bien mal connaître les deux lascars qui prouvent encore une fois que, même sur cette course d’endurance, ils sont au taquet. Le skipper d’Hugo Boss n’a absolument rien lâché pourtant handicapé par son foil tribord : il a rattrapé son retard de 12 milles en 24 h, naviguant toujours plus vite que son camarade de jeu à la moyenne de 14,8 nœuds, contre 14,3 pour Armel. Un pouième de nœud qui a tout son importance dans ce duel qui navigue collé-serré depuis 7 jours, c’est-à-dire depuis que les deux Imoca ont doublé le cap des Aiguilles ! Hier soir, le Britannique pressentait revenir en tête : « Nous allons bientôt être tribord amures. Oui ! Tribord amures. Ca me rend super heureux, espérons que nous aurons assez de vent pour voler. Je croise les doigts ! ». Le long de la Zone d’Exclusion Antarctique, Hugo Boss et Banque Populaire vont aller chercher une petite dépression juste avant la longitude du cap australien… Ce sera ensuite une folle cavalcade pour rejoindre le Pacifique sud. Pour la tête de flotte, la météo est outrageusement idéale sur ce tour du monde !

Ils entendent siffler le vent…

En revanche, pour les 15 autres marins encore dans l’Atlantique Sud, la vie en mer n’a rien d’une sinécure depuis que cette dépression en provenance de l’Amérique du Sud a pointé le bout de ses barbulles. L’ambiance ventée et rugueuse des mers australes se fait sentir. Alan Roura (La Fabrique) et l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Ocean Voyager Team Ireland) sont dans le dur au plus fort de la dépression. « La mer reste encore très forte. Je n’ai pas pris de risque en empannant dans 40 nœuds, je me suis mis à la cape, le temps de faire passer tout ça, voiles, quille, bastaques, matossage… Je n’ai pas honte de le dire, en solo, dans ces conditions là, c’est vraiment chaud ! » racontait ce matin dans un mail le skipper suisse. Mais si Alan se réjouit de naviguer dans du vent fort, d’autres bizuths, comme Peter Heerema (No Way Back) subissent : « 35 nœuds, c’est trop ! » avouait le Hollandais à la vacation de la mi-journée.

Pour le peloton, qui navigue en avant de la dépression, la descente vers Bonne Espérance se fait plutôt sur piste rouge. Le groupe emmené par Louis Burton (Bureau Vallée) glisse sereinement. Mais la nuit prochaine promet d’être ventée pour les bateaux, donc forcément blanche pour les marins.

Le chiffre du jour : 2 300 000

C’est le nombre de personnes atteintes sur Facebook par la vidéo du survol d’hélico de Banque Populaire VIII et Hugo Boss, postée à 21h hier soir, mercredi 30 novembre !

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