Nautisme info

Vincent Biarnes : « Pas mal de à points à distribuer »

Vincent Biarnes : « Pas mal de à points à distribuer »
septembre 18
11:00 2015

Après une courte pause à la suite du Tour de Bretagne à la Voile, les Figaristes sont de retour aux affaires, cette semaine, mais en solo cette fois. Dès vendredi, ils attaqueront, en effet, les premières manches de la Generali Solo, la troisième et dernière épreuve comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire 2015 après la Solo Maître Coq puis la Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire. En ce qui le concerne, Vincent Biarnes, qui est arrivé dès lundi à Sète, est d’ores et déjà fin prêt à en découdre. Actuellement 9e au classement provisoire, le skipper de Guyot Environnement espère bien grappiller quelques places à l’issue de cette épreuve qui va le mener, tout comme ses 22 concurrents, jusqu’à Barcelone en passant par Nice, tout en mêlant à la fois parcours techniques et course au large. Une épreuve très complète qui risque bien d’apporter son lot de surprises, d’une part parce qu’elle affiche un gros coefficient et d’autre part parce qu’elle se joue en Méditerranée, réputée pour ses coups de Trafalgar.

Vincent, cette Generali Solo est la dernière épreuve de la saison. Vous pointez en 9e au classement provisoire du championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire. Dans quel état d’esprit abordez-vous l’évènement ?

« Forcément, j’ai envie de bien faire et de finir sur une belle note. Au classement du Championnat de France, je suis effectivement 9e, à égalité de points avec Gildas Morvan (101 points, ndlr), mais je sais qu’il y a moyen de gagner des places. Certains concurrents qui sont devant moi sont absents. Cela va me simplifier un peu la tâche, mais surtout, l’épreuve affiche un coefficient 4 (la Solo Maître Coq était dotée d’un coefficient 2, et la Solitaire d’un coefficient 1 par étape puis d’un coefficient 2 pour le général, ndlr). Il va donc y avoir pas mal de points à distribuer ces trois prochaines semaines. Je pense que ça va être intéressant, mais également dur physiquement car le rythme s’annonce assez soutenu. Dans chaque port, nous allons disputer des Grand Prix puis enchaîner des grandes étapes sans jour de repos. Il y a des chances que l’on arrive bien fatigué à Barcelone d’autant que la saison a été longue, mine de rien ».

Vous l’avez dit, la Generali Solo alterne course au large avec deux grandes étapes (354 milles entre Sète et Nice puis 420 milles entre Nice et Barcelone), et Grands Prix (régates côtières ou parcours banane). L’une des ses autres spécificités est qu’elle se coure en Méditerranée…

« Absolument. C’est d’ailleurs la première fois que je vais régater en Figaro en Méditerranée. Bien sûr, j’y ai déjà couru en équipage, que ce soit sur le Tour de France à la Voile, sur le Tour de Corse il y a deux ans ou lors d’épreuves en monotype à la journée, et c’est pourquoi je sais que c’est très différent de ce que l’on connait en Manche ou en Atlantique. Le vent, notamment, y est très irrégulier. En solitaire, cela corse un peu la tâche car il est impossible de se reposer sur le pilote automatique trop fréquemment. En conséquence, sur cette Generali Solo, il faudra sans doute barrer pas mal, mais surtout réussir à trouver des phases de repos et ne pas les rater. Le sommeil, à mon sens, sera un point déterminant car il y aura sûrement des phases de transition, avec des zones sans vent. Il faudra donc être en forme dans ces moments là. C’est la météo qui va décider de la difficulté des étapes, mais, c’est certain, tactiquement et stratégiquement, il y aura de nombreux coups à faire. La Méditerranée est toujours très intéressante à ces niveaux. J’ai d’ailleurs repris mes notes du Tour de France car il y a beaucoup de choses à voir. Quasiment à chaque baie, il y a des brises thermiques qui fonctionnent différemment, des effets de sites… Tout est dans mon ordi et je suis dessus. »

Pas moins de 23 bateaux composent les rangs de cette Generali Solo 2015. C’est un joli plateau…

« C’est vrai. Nous sommes finalement assez nombreux pour une régate en Méditerranée car ce n’est jamais facile de déplacer les bateaux depuis l’Atlantique jusqu’ici. Vingt-trois, ça va faire des petits parcours intéressants en termes de dévents et de placements. Ca risque de jouer pas mal. Les départs seront, à coup sûr, importants. Depuis le début de la saison, je suis en forme et j’espère montrer que je le suis toujours. Mon but est de faire du mieux possible au sein du peloton qui est très homogène. En fin de saison, il y a toujours des surprises. De plus, il y a des gens à l’aise en Med’, et d’autres pas du tout. La motivation va évidemment jouer un grand rôle. Il va falloir se faire mal. De ce côté-là, pas de souci pour moi. J’espère être bien placé à l’issue du Grand Prix du Languedoc Roussillon programmé vendredi et samedi, car bien commencer une régate permet de se mettre en confiance d’entrée de jeu. Je vais m’appliquer à naviguer correctement. Je sais qu’il faudra avoir une stratégie à long terme car de gros écarts seront possibles. Il faudra gérer la prise de risques et attaquer à bon escient. »

Tags
Partager

Articles en relation