Nautisme info

Yann Eliès remporte la Solo Concarneau !

Yann Eliès remporte la Solo Concarneau !
mai 04
21:46 2014
A 14h28 ce samedi, au terme de 47 heures de course et d’un incroyable duel avec Adrien Hardy, Yann Eliès a remporté la 38e édition de la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten. Le skipper de Groupe Quéguiner – Leucémie Espoir a ainsi montré une nouvelle fois qu’il est là et bien là et que, plus que jamais, un troisième titre d’affilée sur la Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire est à sa portée.

Vingt-neuf secondes, c’est donc l’écart qui a finalement séparé Yann Eliès et Adrien Hardy, peu avant 14h30, ce samedi, sur la ligne d’arrivée de la Solo Concarneau. Les deux hommes, qui ont navigué au contact quasiment du début à la fin, se sont battus comme des diables mais le duel a finalement tourné en faveur de Yann qui regrette néanmoins une petite erreur commise à hauteur de Groix. « Je pensais que ça allait rentrer en refus donc je me suis décalé au dessus de la route, au largue serré. Or le vent a mollit et adonné. Résultat, j’ai parcouru pas mal de chemin en trop avant d’envoyer le spi et Adrien m’est passé devant aux Glénan. Entre l’archipel et l’arrivée, nous avons dû nous doubler et nous redoubler trois ou quatre fois. Les petites risées rentraient de droite et de gauche. Il fallait attraper la bonne. J’ai exploité au mieux ce qu’on m’a donné et cela m’a permis de gagner » a commenté Eliès, à son arrivée au ponton. Malgré sa victoire, le skipper laissait néanmoins percevoir une légère pointe de déception. « Je suis comme ça : j’aimerais faire la course parfaite. La Solitaire du Figaro est une course au temps. Je regrette de finir avec seulement quelques secondes d’avance alors qu’à un moment donné, j’avais 1,5 mille de bonus sur le deuxième. 1,5 milles ça fait un bon quart d’heure et ça c’était bien. Il faut que j’arrive à comprendre pourquoi j’ai raté ce petit truc à Groix »a-t-il détaillé.

Une course « presque » parfaite
Yann est exigeant, et c’est à coup sûr ce qui fait sa force, il n’empêche qu’il a énormément de motifs de satisfaction à tirer de ces 340 milles entre Ouessant et l’île d’Yeu. Options pertinentes, vitesse impeccable, au portant notamment… la course parfaite dont il parle, il n’a pas été loin de la réaliser. D’ailleurs, le coup qu’il ne fallait pas rater sur ce Trophée Guy Cotten, à la sortie du raz de Sein, ne lui a pas échappé. « On était contre courant et il y avait moyen de choper la renverse en premier en allant dans l’ouest de Tévennec (phare situé dans la partie nord du raz de Sein au large de la pointe du Van, ndlr). C’est là qu’Adrien et moi avons fait la différence sur les autres » a relaté le Costarmoricain qui s’est réellement installé aux commandes de la flotte au large de la pointe de Penmarc’h, hier en fin de matinée. « Après ça, j’ai eu le sentiment que ça ne faisait que s’étirer par l’avant. C’est vrai qu’Adrien Jérémie Beyou et moi, on allait vite mais les conditions étaient un petit peu moins bien pour ceux de derrière, ce qui fait qu’on les a vus disparaitre petit à petit » a ajouté le skipper de Groupe Quéguiner – Leucémie Espoir, désormais impatient de recevoir ses nouvelles voiles, histoire de s’aligner au départ de la Solo Basse-Normandie, dans trois semaines, avec un atout supplémentaire…. Et d’enfoncer le clou.

 

S’inscrire à la Newsletter hebdomadaire pour ne rater aucune actu nautique !

Devenez membre rédacteur et publiez tous vos articles gratuitement sur le site.

Toute l’actualité de la classe Figaro

Partager

Articles en relation