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14ème Porquerolles Classique : Quarante superbes voiliers classiques régatent dans un écrin

14ème Porquerolles Classique : Quarante superbes voiliers classiques régatent dans un écrin
juin 14
10:35 2016

C’est dans des petits airs qu’a été lancée ce vendredi 10 juin la 14e édition de la Porquerolles Classique. Pour cette première journée de compétition, une quarantaine d’élégants yachts de tradition ont régaté sur un parcours entre Porquerolles et Hyères, offrant comme de coutume de remarquable images. Les conditions légères ont permis aux équipages de se mettre tranquillement dans le bain. Samedi et dimanche, le vent va se renforcer et l’exercice deviendra alors bien différent. Le spectacle n’en sera que meilleur !

Les équipages en lice dans cette 14e édition de la Porquerolles Classique ont dû faire preuve de patience ce vendredi, et ce en raison d’un vent très timide, pour ne pas dire inexistant. Pour tuer le temps, certains équipages n’ont pas hésité à se jeter à l’eau pour se rafraîchir en attendant que la brise se renforce. Un léger flux de Sud a fini par se lever et la seule manche disputée ce jour a pu être lancée à 14h. Rappelons que les bateaux sont répartis en trois classes : le « Groupe Classique Marconi », le « Groupe Epoque Aurique » et le « Groupe Epoque Marconi ». Trois départs ont été successivement lancés aujourd’hui. Les premier à partir : les voiliers du Groupe Epoque Aurique. Puis dans la foulée, le départ a été donné pour les Groupes Classique Marconi et Epoque Marconi réunis. Le troisième départ a été donné pour les deux 12 MJI Ikra et Sovereign, qui ont ont régaté sur un parcours spécifique. En raison des conditions météo, le comité de course a logiquement opté pour un parcours relativement court (6,5 milles). Au programme, un départ légèrement au large du port de Porquerolles, avant de virer une bouée de dégagement positionnée au vent puis de « descendre » au portant vers une bouée mouillée devant Hyères. Les équipages ont ensuite dû remonter vers le cap des Mèdes, où a été jugée l’arrivée.

Navigation en finesse

Malgré la faiblesse du vent, le spectacle a été grandiose sous le soleil de Porquerolles, qui se voilait par moments. Pour les équipages, il s’agissait de faire preuve de finesse et d’être tactique pour exploiter au mieux les veines de vent. A ce petit jeu, certains s’en sont mieux sortis que d’autres. Dans le Groupe Epoque Aurique, les trois premiers bateaux en temps réel ont été Kelpie, Eva et Olympian. Ce dernier est un bateau américain mis à l’eau en 1913, barré par Bruno Troublé, un personnage de la voile française, notamment connu pour être le fondateur de la Coupe Louis Vuitton. Bruno Troublé a retrouvé ce bateau centenaire dans un hangar aux alentours de Chicago, avant de l’emmener par camion dans le Maine pour le faire restaurer (le yacht a notamment retrouvé son gréement aurique). Olympian a participé pour la première fois en 2014 aux régates en Méditerranée, avec quelques succès significatifs à la clé. Très fin, bas sur l’eau, rapide, Olympian a tout pour régater efficacement. « J’aime ce bateau car il ressemble aux bateaux de la grande époque de la Coupe de l’America, dans les années 30 », explique Bruno Troublé. « Je suis heureux de régater à son bord ici à Porquerolles, une île que je connais depuis toujours et que j’adore », souligne cet habitué de la Porquerolles Classique qui avait notamment couru ici avec le regretté Yves Courcelle (lire ci-dessous).
Dans le Groupe Epoque Marconi, le podium en temps réel est composé de Comet, Andale et Oiseau de Feu. Enfin, dans le Groupe Classique Marconi, Maria Giovanna II est arrivé devant Glen Maël et Aigue Blu. Signalons que ces classements en temps réel sont bien entendu susceptibles d’évoluer en temps compensé.

Si l’ouverture de la 14e Porquerolles Classique a été marquée par du tout petit temps, le scénario ne sera pas le même pour la suite de la compétition. Dès demain samedi, un flux d’Ouest va se mettre en place, et il se renforcera dimanche. La compétition va donc monter crescendo…

 

Une deuxième journée idyllique sur la Porquerolles Classique

Les marins engagés dans la 14e édition de la Porquerolles Classique n’oublieront pas de sitôt ce samedi 11 juin. Deux manches ont pu être disputées et quarante voiliers de tradition ont profité d’un flux d’Ouest bien établi pour s’élancer dans un tour de l’île qui a été un régal pour les yeux. Ils ont dans la foulée pris le départ d’un parcours entre Porquerolles et Hyères, dans un vent forcissant rendant la navigation sportive. Ce cru 2016 a d’ores et déjà tenu aujourd’hui toutes ses promesses.

9h30, ce samedi matin. Les marins engagés dans la 14e Porquerolles Classique ont déjà le sourire. Et pour cause, le comité de course vient de leur annoncer qu’il lancerait le parcours n°1, à savoir le très attendu tour de Porquerolles en laissant l’île à bâbord (13,5 milles). Et pour ne rien gâcher, un deuxième parcours de 8,5 milles entre Porquerolles et Hyères sera ensuite lancé. Les sourires sont d’autant plus francs que les conditions du jour s’annoncent très agréables pour régater avec un vent d’Ouest de 10-15 nœuds, un soleil légèrement voilé et une température tout à fait agréable sur l’eau, même au près. Rappelons qu’une quarantaine de voiliers, merveilles d’architecture navale parmi l’élite du circuit classique Méditerranéen, ont répondu à l’invitation du Yacht Club de Porquerolles, pour cette Porquerolles Classique 2016. Et à l’issue de cette deuxième journée parfaite, les équipages ne regrettent pas leur présence ici, bien au contraire…

Tous les ingrédients réunis pour de belles images…

Les yachts de tradition ont une nouvelle fois prouvé que l’âge et l’élégance n’empêchent pas de naviguer de manière performante. Comme la veille, trois départs ont été successivement lancés, d’abord pour les Auriques, puis pour les Marconi (Classiques et Époques réunis) et enfin pour les 12 MJI Ikra et Sovereign qui ne sont pas partis pour un tour de l’île mais ont disputé trois parcours bananes en mode match race, comme à la grande époque de l’America’s Cup. Un spectacle dans le spectacle qui a tourné à l’avantage d’Ikra, barré par Sébastien Destremau qui prendra en novembre prochain le départ du Vendée Globe, le fameux tour du monde en solitaire et sans escale. Hormis les deux 12 MJI, tous les autres bateaux ont donc débuté la journée par un tour de Porquerolles dans un cadre magnifique dont on ne se lassera jamais…

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eux bateaux se sont rapidement échappés, Moonbeam of Fife et Olympian qui ont franchi la ligne moins de deux heures plus tard, prenant ainsi les deux premières places en temps réel dans le Groupe Epoque Aurique, Kelpie s’emparant de la 3e place. Dans le Groupe Classique Marconi, les trois premiers à boucler le tour ont été Aigue Blu, Glen Maël et Palynodie II. A noter le démâtage de Sybille qui a toutefois pu rentrer au port par ses propres moyens. Dans le Groupe Epoque Marconi, victoire en temps réel de Mignon devant Oiseau de Feu et Irene VIII.
Profitant des bonnes conditions du jour, le comité de course a ensuite lancé un deuxième parcours de 8,5 milles entre Porquerolles et Hyères. En raison d’un vent prenant des tours (jusqu’à 20-22 nœuds), quelques équipages ont pris la décision de ne pas participer à cette manche, préférant ne pas prendre le risque d’endommager leurs précieux voiliers. Dans cette deuxième manche du jour, c’est encore le prestigieux Moonbeam III, aussi connu sous le nom de Moonbeam of Fife, qui a emmené la flotte. Une belle symbolique pour la Porquerolles Classique qui a été créée en 2003 pour célébrer le centenaire de ce yawl aurique.

A l’issue de cette deuxième journée de courses (trois manches disputées), et avant jury, les leaders de chaque classe en temps compensé sont Maria Giovanna II (Groupe Classique Marconi), Eva (Groupe Epoque Aurique), Comet (Groupe Epoque Marconi) et Ikra (12 MJI).

Trois classes, un même bonheur de régater à Porquerolles

A l’issue d’une telle journée, difficile de ne pas s’exprimer avec enthousiasme, à l’instar de Jean-Pierre Sauvan, propriétaire depuis 2008 de Maria Giovanna II, mis à l’eau en 1969. « Porquerolles est un endroit extraordinaire et les participants à l’épreuve sont tous très sympathiques. Nous sommes contents de nous retrouver », explique ce marin désormais habitué aux régates en Méditerranée, vainqueur du challenge Rolex l’an dernier. Un passionné qui aime raconter qu’il a rencontré en Italie la petite fille de 10 ans qui avait donné le nom au bateau, Maria Giovanna… De telles anecdotes fourmillent dans la Porquerolles Classique, et c’est aussi ce qui fait le charme de l’épreuve.
Même bonheur à bord d’Eva, une charmante et élancée unité aurique de 110 ans, bien connue sur le circuit classique méditerranéen. « C’est la quatrième fois qu’Eva participe à la Porquerolles Classique », raconte Charlotte Franquet, skipper depuis 2013 de ce voilier britannique. « L’ambiance de Porquerolles prime avant tout, les équipages restent très courtois sur l’eau. Le cadre est splendide. J’adore ce bateau, le voir naviguer dans des eaux si belles me fait forcément plaisir. »
Demain dimanche, un fort vent est annoncé à Porquerolles, ce qui pourrait compliquer la tenue des régates. On en saura plus demain matin, en fonction de l’évolution des conditions…

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