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Sur la route du Vendée Globe, Alex Thomson

Sur la route du Vendée Globe, Alex Thomson
novembre 05
17:49 2012



Un troisième Vendée Globe pour Alex Thomson.

Le skipper britannique Alex Thomson est un acteur majeur des courses internationales de voile, engagé au sein de la catégorie ultime des IMOCA 60. En matière de sponsoring sportif, Alex est soutenu par HUGO BOSS depuis 2003. Ce partenariat est l’un des plus longs et des plus attractifs dans le monde de la voile et dans l’histoire des partenariats sportifs.  Le Vendée Globe ne ressemble à aucune autre compétition. Présentée comme l’”Everest” des courses au large, elle représente un véritable test pour les capacités d’endurance humaine : une bataille longue de 3 mois et de 24,000 milles, contre les éléments. Actuellement, seulement 50% des concurrents qui se sont engagés dans l’épreuve sont parvenus à la terminer. L’édition 2012 verra s’affronter 19 compétiteurs au départ des Sables-d’Olonne. Alex Thomson est l’un des trois britanniques qui participe à l’épreuve. Il occupe actuellement la première place des skippers britanniques dans le championnat du monde IMOCA. Egalement présents dans cette course autour du monde, deux Suisses, un Espagnol et treize Français. Les 6 premières éditions de cette course ont toutes été remportées par des Français, mais Alex entend bien rompre cette tradition cette année.


Un entrainement et une préparation où rien n’a été laissé au hasard.

La condition physique d’Alex est un élément clé. Pendant près de 3 mois, il sera seul pour manoeuvrer 70kg de voiles. Alex a déjà commencé un programme de préparation intensif aux côtés d’un préparateur, Shaun Biddulph, en vue de lui donner la force et l’endurance nécessaire pour être au meilleur de sa forme dès le 10 novembre. Alors que la majorité d’entre nous luttent contre les calories, Alex Thomson essaie quant à lui d’en absorber de grandes quantités. Le contrôle d’un voilier de 60 pieds est épuisant et oblige Alex à consommer en moyenne un total de 5.000 calories par jour. La nourriture lyophilisée est donc indispensable pour faire face à de tels besoins durant 3 mois. Grâce à un dessalinisateur à bord, transformant l’eau de mer en eau potable, Alex peut consommer des repas de nourriture lyophilisée, comme du boeuf ou du poulet au curry. Alex emporte également des snacks, comme des cacahuètes, pour égayer ses soirées après de longues journées de navigation. Les repas sont minutieusement pesés, empaquetés dans des sacs et rationnés en fonction des performances du bateau et de la stratégie de course prévue. Si le vent faiblit, la durée de la course se rallonge. C’est à lui de gérer le peu de nourriture qu’il a à sa disposition pour une durée plus importante.

Alex commence à modifier ses habitudes de sommeil une semaine avant le début de la course. Lorsqu’il navigue en solitaire autour du monde, Alex doit contrôler la direction et le routage, le choix des voiles, les ordinateurs de bord et la surveillance météorologique. Il ne peut pas se permettre de dormir pendant plus de 20 minutes d’une traite. « En dépit des conditions inconfortables, je n’ai pas trop de difficulté à m’endormir lorsque je navigue. Quelques semaines avant le Vendée Globe, je commencerai à me préparer pour un rythme de sommeil alternatif – ce n’est pas naturel et difficile à maîtriser, mais cela me permet de dormir pendant 20 minutes toutes les quatre heures. Avec un fils âgé d’un an, la privation de sommeil me semble naturelle, mais je dois admettre que je suis beaucoup plus alerte lorsque j’ai eu la chance de me reposer. Le sommeil poly-phasique est la seule option quand vous luttez pour la victoire : chaque fois que vous dormez le bateau ralentit, donc vous devez réduire votre temps de sommeil au maximum si vous désirez gagner. » Sans toilettes ni douche à bord, Alex emporte avec lui un sous-vêtement en argent, pour bénéficier des propriétés antibactériennes de cette matière. Alex va également se préparer pour faire face aux éventuelles urgences médicales lorsqu’il sera seul et loin de toute assistance. Tous les skippers du Vendée Globe participeront également à des entraînements de survie et médicaux avant le début de la course.

Alex Thomson entend mettre tous les atouts de son côté pour remporter le Vendée Globe 2012-2013. Avec cette course connue sous le nom de l’ « Everest de la voile » et en moyenne 50% des bateaux à l’arrivée, essentiellement à cause d’avaries sur les bateaux, il y a énormément de risques à prendre en compte. Dans cette optique, Alex Thomson Racing a engagé un manager chargé de surveiller la préparation de la course, et d’analyser les principaux facteurs de risque. L’équipe « performance » d’Alex Thomson Racing utilisera ces données pour préparer l’IMOCA 60 « HUGO BOSS » avant qu’Alex ne se lance dans la course autour du monde.


Un bateau taillé pour la compétition.

Alex Thomson Racing a acquis en Septembre 2011, un IMOCA 60 de compétition dessiné par « Farr Yacht Design ». Lancé en 2007, il a subit des améliorations majeures, notamment au niveau de son poids, grâce au travail de Roland Jourdain et son équipe « Veolia Environnement ». Roland Jourdain et le bateau ont remporté la Route du Rhum 2010. Depuis sa création en 2007, le navire a été utilisé par les équipages Estrella Damm, BT et Veolia Environnement. Sur cet IMOCA 60 « HUGO BOSS », Alex Thomson a terminé second de la Transat Jacques Vabre (en duo avec Guillermo Altadill), quatrième de la Transat B to B, et cinquième de la traversée Rolex Sydney-Hobart.

Les monocoques Open 60 sont parmi les bateaux de course les plus rapides. Construits principalement en fibre de carbone, ils sont dessinés pour être les plus légers possibles et suffisamment solides pour faire face aux conditions climatiques extrêmes qu’il vont devoir affronter durant les courses au large. Le nom « Open » rappelle la liberté qu’ont les designers lors du processus de conception. Il n’y a que peu de limitations pour la longueur du bateau (60ft/18.3m), le tirant d’eau (4.5m maximum) et la hauteur du mât (28m). Les monocoques Open 60 pèsent en moyenne entre 8 et 10 tonnes. Il y a 3 km de cordage (ou « bouts ») à bord du bateau, servant à hisser un total d’environ 600 mètres carrés de voile – l’équivalent d’un terrain de football. Ces bouts sont également utilisés afin de régler les voiles et le gréement. Les plus grandes voiles peuvent peser jusqu’à 120kg – plus qu’un joueur de rugby – et Alex peut avoir à les changer plusieurs fois par jour en fonction des évolutions météorologiques. Les bateaux Open 60 peuvent se déplacer à une vitesse maximale d’environ 30 noeuds. En 2003, Alex a battu le record de la distance en 24 heures en solitaire sur un monocoque, parcourant 468.7 milles à une vitesse moyenne de 19.5 noeuds. En 2007, il a battu le record de distance à la voile en 24 heures en duo, parcourant 500 milles à une vitesse moyenne de 20.9 noeuds.


Plus d’informations : www.alexthomsonracing.com


Les articles concernant le Vendée Globe : ww.nautisme-info.com/vendée-globe



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