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Formations et recrutements innovants dans la Plaisance

Formations et recrutements innovants dans la Plaisance
avril 25
00:00 2007

Formations et méthodes de recrutement innovantes dans l’Industrie Nautique

L’industrie nautique, en pleine expansion depuis quelques années, a des besoins croissants en main d’œuvre. Pourtant, elle peine à trouver des salariés, ce qui freine potentiellement son développement. Quelles sont les solutions trouvées ?


Initiatives et solutions face à la pénurie de main d’œuvre

 1 – Formations innovantes

L’une des solutions apportée est de développer les offres de formations pour des métiers spécifiques de l’industrie nautique. Les exemples de formation proposés ont la particularité de travailler en étroite collaboration avec le monde professionnel et donc correspondent aux attentes des employeurs de l’industrie nautique. Ce sont en quelques sortes les « formations pilotes » en France.

  • Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) de la FIN

Pour pallier le manque de formations dans certains domaines, la FIN a agréé 12 centres de formation pour délivrer des diplômes pour les métiers du nautisme : les Certificats de Qualification Professionnelle ou CQP. Pour certains métiers, ce sont d’ailleurs les seuls diplômes possibles (ouvrier sellier et voilier nautique par exemple).

8 certificats ont ainsi été validés dans les domaines suivants : matériaux composites, menuisier de fabrication nautique, menuisier d’agencement nautique, vernisseur nautique, voilier nautique, sellier nautique, agent de maintenance et de services dans les industries du nautisme maritime ou fluvial, électronicien nautique. Les CQP comprennent entre 8 mois et 2 ans de formation en entreprise et en centre de formation. Le diplôme ou, en cas d’échec une attestation de suivi de formation, est délivré après un passage devant un jury composé d’un représentant des salariés et d’un représentant patronal.

La création d’une école des métiers du nautisme est une piste avancée par la Fédération des Industries Nautiques pour répondre aux besoins de formation des entreprises.  L’objectif est de proposer un ensemble de formations au sein d’un même établissement qui rassemblerait tous les métiers du secteur du nautisme, de la construction des bateaux à l’exploitation des marinas. La FIN a obtenu en début d’année le financement pour la réalisation d’une étude de faisabilité.

  • Lycée de la Mer de Gujan-Mestras (33)

Créé en 1991, le lycée de la mer de Gujan-Mestras, agréé lycée des métiers par le Ministère de l’Education nationale, propose plusieurs formations dans les métiers du nautisme.

Les diplômes délivrés sont nombreux et couvrent différentes disciplines : un BEP et un Bac Pro « Plasturgie », un BEP et un bac pro « Maintenance de véhicules automobiles option bateaux de plaisance », un BEP métiers du bois, un CAP charpentier de Marine et une mention complémentaire « Aménagement intérieur de bateau ». En formation continue : Bac Pro Plasturgie, une formation d’Ouvrier Polyvalent en maintenance navale ainsi que des formations en contrat de qualification, de menuisier d’agencement intérieur de Bateau, de stratifieur mouliste et d’accastilleur (CQP).

  • Institut Nautique de Méditerranée (INM) de St Cyprien (66)

L’Institut nautique de Méditerranée (INM) installé sur le port de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) est un centre de formation professionnelle, voulu par la CCI de Perpignan et soutenu par les fédérations nautiques. L’INM est géré par une association regroupant ces entités au côté de nombreux autres partenaires publics et privés. Il fait partie du technopôle nautique de Méditerranée Nautéa dont l’objectif est de structurer l’industrie nautique dans le département des Pyrénées-Orientales, notamment en matière de formation.

L’INM propose des formations qualifiantes avec 2 CQP (Agent de maintenance et de services dans les industries nautiques et Matériaux composites) ainsi qu’une formation pour adultes de « préparation aux métiers du nautisme ».

  • IPFM de la Seyne sur Mer (83)

L’Institut de Promotion et de Formation aux Métiers de la Mer a ouvert ses portes en 2002 sur le site des anciens chantiers navals de La Seyne-sur-Mer. Relevant de la Chambre des Métiers, il regroupe toutes les formations liées à la construction et la réparation, à l’entretien et à la maintenance, à l’aménagement et à l’équipement, à la logistique embarquée et à la formation des équipages. Il propose 4 CQP : ouvrier en matériaux composites, soudeur, ouvrier voilier, agent de maintenance et de service dans les industries nautiques.

  • Lycée maritime d’Etel (56)

Le lycée maritime d’Emile James à Etel, orienté pêche, propose une filière complète en « maintenance de bateaux de plaisance ». Tous les niveaux sont représentés : CAP, BEP, Bac professionnel et formations complémentaires. Un BTS est d’ailleurs en projet.

Une formation continue des adultes est également proposée par le biais du Greta (80 adultes par an, en logique de réinsertion). Formation reconnue par les professionnels, des concessionnaires de moteurs de bateaux n’hésitent d’ailleurs pas à louer l’établissement pour y organiser des modules techniques en échange de prêt de prototypes pour les élèves.

  • Les Ateliers de l’Enfer à Douarnenez (29)

La fédération régionale pour la culture maritime gère les « Ateliers de l’Enfer », centre de formation professionnelle à la charpente navale. Cette formation s’axe particulièrement sur l’usage traditionnel du bois en construction navale. Elle propose toutefois un cours de techniques de construction moderne (bois moulé, strip-planking) afin de s’adapter à l’évolution du marché ainsi qu’au référentiel de l’Education nationale.

Le deuxième cursus proposé est celui de voilier gréeur. A ces formations s’ajoute cette année une formation d’ouvrier sellier capable de fabriquer ou de réparer l’habillage intérieur d’un bateau.

2 – Innovations dans les méthodes de recrutement

  • La Mission Locale de La Roche sur Yon et Bénéteau/Jeanneau

La Mission Locale a mis en place une opération, en collaboration avec les sociétés Bénéteau et Jeanneau, pour attirer les jeunes sans emploi vers les métiers offerts par l’industrie nautique.

Ainsi 15 jeunes sans emploi vont d’abord s’initier à la navigation côtière avant de construire eux-mêmes un voilier de 6,50m en polyester sur leur propre chantier. Pendant 6 mois, ils seront en lien direct avec des chantiers qui construisent le même type de bateau. La perspective d’un emploi stable est offerte aux stagiaires à la fin de la formation. Cette opération a d’ailleurs été distinguée en tant qu’exemple d’insertion par le sport et l’économie par le Ministère Jeunesse et Sport.

  • Vediorbis et l’AFPA de Rochefort

La société d’intérim Vediorbis a fait appel à l’AFPA de Rochefort (dans le cadre d’un accord national) pour mettre en place une action spécifique dans le domaine des matériaux composites. L’objectif est de donner à des demandeurs d’emploi un niveau opérationnel de stratifieur pour répondre aux missions d’intérim des entreprises.

Cela a consisté en un premier module de 210 heures pour acquérir le savoir-faire du moulage au contact, puis un module de perfectionnement de 105 heures pour la technique du sous vide pour la fabrication de matériaux composites. Cette formation a été suivie par un stage au sein d’une entreprise (1 semaine). Tous les stagiaires sont arrivés au bout du parcours de formation et tous ont été placés dès leur sortie.

3 mois plus tard, 7 anciens stagiaires sur 11 travaillent en missions, un autre a été embauché en CDI. Les 3 derniers ont des propositions en cours.

  • Catana, ANPE et les Assedic

La société Catana (groupe nautique Poncin) utilise un processus innovant pour embaucher des salariés. La société présente, lors de réunion d’information, les caractéristiques des emplois proposés ainsi que les modalités de recrutement. Le public ciblé est constitué de demandeurs d’emploi du département inscrit à l’ANPE. Aucune qualification n’est a priori exigée car c’est l’aptitude des volontaires à effectuer les tâches spécifiques qui est privilégiée. Dès la sélection des candidats, Catana assure leur formation qui sera réalisée par la société IFI (spécialiste des formations dans l’industrie). Cette opération financée par l’Assedic. Pour chaque session de formation, 10 places sont proposées, à la clé en fin de formation : un emploi en CDI.  10 stratifieurs ont déjà été recrutés en décembre 2006, une session spécialisée « menuiserie et aménagement intérieur » a eu lieu en janvier et une autre session pour les stratifieurs est prévue en février 2007. 

  • Alubat, l’ANPE et la Région

La société Alubat est elle aussi confrontée à la difficulté de recruter des soudeurs. Qu’elle recherche « en permanence » selon Philippe Aupinel. En effet, Alubat produit 60 bateaux par an et selon les demandes, pourrait en produire 80… Ce qui est rendu impossible par manque de personnel.

Après avoir essayé différentes méthodes (petites annonces, intérim, presse, ANPE), Alubat utilise le recrutement par simulation, proposé par l’ANPE.  Au lieu de privilégier les qualifications, on recherche des capacités, des comportements adaptés. Une fois repérés, les candidats potentiels passent des exercices pratiques pour évaluer leur capacité physique, leur habileté, la faculté à respecter des consignes qui seront évalués selon un barème. Les candidats sélectionnés après les tests et un entretien suivront une formation de 3 mois financée par la Région et pourront ensuite signer un contrat à durée indéterminée.

  • Chantier naval Poncin

Le chantier naval Poncin voit sa production doubler et pour y répondre, il souhaite recruter 40 personnes par an jusqu’en 2009. Le problème : la formation. Rare sont les personnes recrutées qui peuvent se prévaloir d’une expérience similaire. Le chantier a donc mis en place un programme de formation poussée aux techniques industrielles du chantier. Les profils de recherche sont très ouverts : habileté manuelle et sens de l’entreprise. L’objectif est donc de recruter du personnel avec du savoir-faire mais surtout du savoir être.


Vue sur un secteur d’activité proche : l’industrie navale

L’industrie navale rencontre également de nombreux problèmes de recrutement. Un responsable du chantier naval Aker Yard évoque la mauvaise image de la navale avec un fonctionnement et des périodes d’activité cycliques qui provoquent un yo-yo des effectifs et l’utilisation de l’intérim et des sous traitants. Par exemple : en 2003, il y avait 13 000 employés Aker Yards, en 2007, ils ne sont plus que 6 000. Les salariés sont précarisés ce qui ne les incitent pas à travailler dans la construction navale.

Pour faire face à un regain d’activité, Aker yards a lancé un plan de recrutement en direction des soudeurs (avec ou sans expérience) et des charpentiers métaux ou chaudronniers (avec diplômes et expérience). A l’heure actuelle, seul 70 contrats CDI ont été signés sur les 400 postes à pourvoir d’ici fin 2008.

L’hypothèse de salaires « insuffisants » pour attirer les jeunes salariés peut être une indication sur les raisons des difficultés de recrutement, cette hypothèse a notamment été avancée par les syndicats du site d’Aker Yards à St Nazaire. Par exemple, lors de la campagne de recrutement débutée en décembre 2006, Aker Yards propose 1 646 euros brut pour un rythme en 2×8 et 1 967 euros en 3×8 pour un débutant.

Propositions des syndicats :
– Travailler l’image des métiers auprès des écoles, enseignement, conseillers d’orientation
– Améliorer des rémunérations
– Reconnaître la pénibilité et la prévenir

1 – Recrutement de main d’œuvre étrangère

Pour pallier ce manque de main d’œuvre, certains chantiers choisissent de recruter pour des missions ponctuelles une main d’œuvre étrangère.

  • L’Atelier Bretagne Nord (ABN) à Saint-Malo (35)

Confronté à l’impossibilité de recruter rapidement une main d’œuvre qualifiée, ABN a recruté 11 ouvriers polonais pour une mission de 3 mois en 2005. Les emplois qui font cruellement défaut sont les postes très qualifiés de tuyauteurs ou chaudronniers-soudeurs. Le chantier n’a pas embauché des polonais pour une raison de coût car selon les dirigeants du chantier, cela coûte plus cher que l’embauche de personnel français mais cette action était indispensable pour pouvoir tenir les délais de livraison des bateaux.

  • Mécasoud à Saint Nazaire (44)

Le responsable de la société Mécasoud, sous-traitant des Chantiers de l’Atlantique, justifie sa volonté de recruter du personnel étranger : selon lui, des jeunes sont formés aux métiers de soudeurs mais c’est long et 80% d’entre eux quittent ensuite le métier. En outre, les chantiers navals ont besoin de profils expérimentés qu’ils peuvent trouver plus facilement en Pologne.

Concernant le recrutement, même ponctuel de personnel étranger, la position du Ministère du travail est plutôt tranchée : avec 2 millions de demandeurs d’emploi, c’est aux entreprises de former ou reconvertir le personnel avec la participation des services de l’Etat.

2 – Les groupements d’entreprises

  • IPC et les besoins temporaires de main d’oeuvre

L’Interprofession du port de Concarneau (IPC) est une association qui a pour but de fédérer et permettre un développement des activités de construction et de réparation navale au service de la pêche, de l’offshore, du transport. Elle représente près de 50 entreprises et 1000 emplois directs. Les secteurs d’activités des entreprises du groupement  sont la construction navale, le carénage, l’accastillage, les sociétés de travail temporaire et les différents corps de métiers de la navale: électricité,  hydraulique, froid, chaudronnerie… Quelques exemples d’entreprises qui composent ce groupement : les chantiers JFA et Piriou, Manpower, Mécadiesel.

 

Parmi les actions qui sont menées par IPC figure un « Dispositif Local de Formation »  créé de 2000 à 2004 pour pallier au manque de main d’œuvre. Cette opération effectuée en partenariat avec l’ANPE, le Greta, la Mission Locale consistait à prendre en contrat de qualification des personnes sans formation initiale dans la navale. La formation se déroulait comme suit : un tronc commun de 12 mois sur les métiers de la navale, suivie d’une spécialisation de 6 mois et des contrats en CDI au bout de la formation.

L’opération s’est achevée en 2004 car les besoins de mains d’oeuvre ont été satisfaits. 70 personnes ont été formées et 50 sont en poste à terme. Enfin, des actions de communication sur les métiers de la navale ont également été réalisées dans les collèges environnants par l’IPC.

  • 2 associations nazairiennes : Cap Compétence et Pôle Marine

Ces 2 associations créées pour répondre au problème des périodes d’activités cycliques de la navale et ainsi garder leur personnel dans les périodes creuses. Ces deux associations sont complémentaires, elles travaillent ensemble. Pole marine utilisant Cap Compétence pour former son personnel. Leur objectif est de former les salariés et travailler à la diversification des activités des sous-traitants.

Cap Compétence
Cap Compétence est un dispositif qui s’adresse aux Chantiers de l’Atlantique (Aker Yards) et à ses sous-traitants. Pour pallier aux variations importantes du volume de charge (et au sureffectif), l’association a mis en place deux volets :
– Mise en place d’un plan de formation du personnel pour maintenir le niveau des effectifs et éviter le chômage partiel en mettant à profit le sous-emploi
– Programme pour les entreprises sous-traitantes pour les aider à améliorer leurs performances et accroître leur volume d’activité (diversification, innovations…).

Pôle Marine
Pole Marine est une association créée en 1999, à l’initiative de la CCI, reprise par les chefs d’entreprise en 2003. Elle réunit actuellement 70 entreprises qui comptent ensemble 5 200 salariés. Au départ, constituée autour de la construction navale, Pôle Marine a élargi son propos à des entreprises de l’aéronautique, de l’off-shore et du ferroviaire. Les objectifs de Pôle Marine sont de : 
          développer les compétences locales ; élargir les domaines d’activités des adhérents, 
          renforcer les coopérations interentreprises, 
          privilégier les relations avec les grands donneurs d’ordre, 
          devenir un interlocuteur privilégié des collectivités locales, 
          éviter l’essaimage inefficace des aides aux entreprises.

En ce qui concerne la diversification, qui est un des axes forts de l’action de Pôle Marine, plusieurs axes sont en cours d’élaboration : l’off-shore, l’aéronautique avec la constitution d’un ensemble référencé d’entreprises, le génie naval et la réparation navale,  la constitution d’un groupe de travail sur le ferroviaire en lien avec le bassin de Châteaubriant.

Le programme Formations Métiers de cap Compétence permet la réalisation d’actions de formations de type interentreprises. Des salariés de diverses sociétés se retrouvent pour participer ensemble à des formations dont ils partagent tous les objectifs pédagogiques et opérationnels.




Conclusion

L’industrie nautique étant une industrie peu automatisée, le volume de production et des commandes influe directement sur les besoins en emplois du secteur.

Actuellement en pleine expansion et prochainement confrontée aux départs en retraite, l’industrie nautique a besoin de main d’œuvre. Les employeurs recherchent particulièrement une main d’œuvre qualifiée, connaissant le secteur des chantiers navals ou avec quelques années d’expérience.

Généralement, les différentes actions mises en œuvre pour répondre à ce problème se sont mises en place sur l’initiative d’entreprises confrontées à un besoin en main d’œuvre. Selon les témoignages recueillis, les opérations réalisées en collaboration avec les services publics ont montré leur efficacité : personnes intéressées, demande de main d’œuvre satisfaite… Au prix d’une implication forte (temps, formation, financement) des différentes parties. Autre solution, les regroupements d’entreprises qui permettent de mutualiser les efforts et de gérer la masse salariale plus facilement. Ils n’existent pas dans l’industrie nautique, contrairement à l’industrie navale qui commence à s’organiser.

Finalement, les actions à mettre en œuvre pour répondre à ce manque de main d’œuvre peuvent s’articuler autour de 3 axes :
– Travailler sur l’offre de  formations dans le nautisme et sur leur « notoriété » auprès des jeunes ;
– Améliorer les conditions de travail et les conditions salariales ;
– Développer des opérations de recrutement et/ou de formation en partenariat avec les pouvoirs publics.


Sources

Catherine Le Goff, Fédération des Industries Nautiques.
Fédération des Industries Nautiques, Les formations aux métiers du nautisme 2005-2006.

http://www.fin.fr
http://ifm.free.fr

http://www.metiersdelamer.com/main.htm

http://www.meretmarine.com

http://www.clic-and-sea.com

http://www.nauticjob.com/

 

 

CCI de Cherbourg-Cotentin
Service Information Economique 
Charlotte SEMINEL ©
Tél. : 02 33 23 32 51 – e-mail : cseminel@cherbourg-cotentin.cci.fr
http://www.cotentin-entreprises.com/

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