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Nouvelle aire de carénage au Chantier Nautique de la Combe

Nouvelle aire de carénage au Chantier Nautique de la Combe
juin 27
00:00 2007

I. PREAMBULE
 
Créé en 1995 par monsieur de la Combe et racheté en 2000 par Jean-Baptiste Plassart, le Chantier Nautique de la Combe n’a cessé d’évoluer depuis.
Dès 2001, la construction de bureaux neufs permet d’accueillir dignement ses clients et un nouveau magasin d’accastillage complète les services existants.
En 2002, il investit dans une remorque hydraulique type Parklev afin d’assurer la plupart des manutentions et répondre aux attentes des clients par une meilleure disponibilité.
En septembre 2006, l’entreprise s’engage dans une démarche commerciale plus soutenue, en prenant 50% des parts d’Allegret Yachting, concessionnaire exclusif Jeanneau sur Lorient. Cette nouvelle activité de vente permet de compléter les services proposés historiquement par le Chantier, à savoir le stockage, la réparation et l’entretien des bateaux.
 
 
II. L’AIRE DE CARENAGE
 
L’activité de carénage au Chantier représente environ 400 bateaux nettoyés chaque année. L’aire de carénage a été construite à côté du hangar principal du Chantier ; elle est munie d’un système de filtration et de retraitement des eaux.
Objectif : ne plus rejeter d’eaux polluées à la mer.
Coût du système : 45.000€ hors taxes. Le Conseil général du Morbihan a accordé une subvention pour la réalisation des travaux.
Le concept est innovant. Serv’Environnement a développé l’aire de carénage sur laquelle est installé le système de décantation des eaux chargées en particules suite aux lavages et aux carénages des bateaux ainsi que des entretiens moteurs. Ce système permet de stocker, de récupérer et de retraiter ces particules polluantes.
Le Chantier répond directement au problème de récupération et de traitement des eaux usées et propose un service clé en main.
 
 
III. POURQUOI CREER UNE AIRE DE CARENAGE ?
 
1. Code de l’environnement
Article L.216-6 qui reprend une disposition de la Loi sur l’eau du 3 janvier 1992 :
« Le fait de jeter, déverser ou laisser s’écouler dans les eaux superficielles, souterraines ou les eaux de mer dans la limite des eaux territoriales, directement ou indirectement, une ou des substances quelconques dont l’action ou les réactions entraînent, même provisoirement, des effets nuisibles sur la santé ou des dommages à la flore ou à la faune, ou des modifications significatives du régime normal d’alimentation en eau ou des limitations d’usage des zones de baignade, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 76225 €uros d’amende.
Lorsque l’opération de rejet est autorisée par arrêté, les dispositions de cet alinéa ne s’appliquent que si les prescriptions de cet arrêté ne sont pas respectées.
Le Tribunal peut également imposer au condamné de procéder à la restauration du milieu aquatique dans le cadre de la procédure prévue par l’article L.216-9 ».
 
 
2. Le traitement des effluents : une nécessité réglementaire mais surtout environnementale
Les pollutions générées proviennent :
·        de l’activité de carénage,
·        des travaux sur les coques (polyester ou autres),
·        des travaux mécaniques.
Les métaux lourds, les hydrocarbures, les huiles et graisses, les solvants présents dans les eaux de lavage et de ruissellement sont très toxiques pour le milieu marin.
 
 
IV. MISE EN PLACE ET TRAVAUX
 
·        Conception d’une aire de carénage d’une surface de 90m² (18mx5).
·        Travaux de Génie Civile : terrassement, pose de 2 pompes enterrées, réalisation d’une dalle en béton, pose d’agglos…
·        Création d’un réseau de collecte des effluents et de rejet après traitement. Ce réseau est constitué de caniveaux, avaloirs, canalisations et d’une pompe de relevage pour acheminer les effluents de carénage vers l’unité de traitement.
·        Mise en service d’une Unité Mobile et Compacte de Traitement des effluents de 5m 3 à base de zéolithe (formulation spécifique pour la filtration de rejets polluants). Elle permet un traitement optimum des effluents de carénage par décantation des particules en suspension, absorption des métaux lourds et débit de traitement contrôlé. Une pompe de relevage est installée pour assurer la liaison entre l’avaloir et l’unité compacte de traitement.



V. FONCTIONNEMENT
 
1.      Les effluents de carénage ou les eaux pluviales qui ruissellent sur l’aire de carénage, sont collectés par un caniveau pour être traités en vue d’un recyclage pour le lavage et le carénage des bateaux.
2.      Les effluents collectés par le caniveau se déversent dans une fosse de relevage qui les refoule via une pompe immergée jusqu’à une cuve de 5m3 de traitement. Le traitement repose sur les 3 étapes suivantes : pompage de l’effluent dans l’avaloire, filtration et décantation des particules polluantes par sac filtrant, absorption des métaux lourds par filtration sur substrat zéolithe.
3.      Les eaux traitées par la zéolithe sont reprises par un petit poste de relevage vers une cuve de stockage de 3m3.
4.      Les eaux traitées sont envoyées via un suppresseur vers le point d’alimentation d’eau du nettoyeur haute pression. La cuve d’eau traitée dispose d’un trop plein (tuyau PVC avec rejet directement au sol).

 

VI. CONSEQUENCES

·       
Arrêt des rejets (produits antifouling, vidanges des moteurs, eaux usées des bateaux, etc.) dans le milieu naturel : 0 REJET.
·        Baisse de la consommation d’eau par la réutilisation de l’eau traitée pour alimenter le nettoyeur haute pression.

CHANTIER NAUTIQUE DE LA COMBE
ZA Pen Mané Bihan – 56570 Locmiquélic
Tél. : 02.97.33.89.80

 

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