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Les Sables – Madère – Les Sables

Les Sables – Madère – Les Sables
juillet 09
00:00 2007

 

Par où passer ? Au large comme Cécile Poujol, au centre comme le leader Jean-Pierre Amblard suivi par Benoît Parnaudeau, à terre comme le vainqueur de la première étape, Yvan Noblet ? La sanction sera donnée mercredi matin après une nuit qui s’annonce décisive ! A 400 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne, rien n’est joué pour un final qui se présente plutôt lent…

 
Le bilan est clair : après cinq jours de près, voici enfin poindre le cap Finisterre, ce bout de lande balayé par les vents de l’Atlantique, qui cette fois semble plutôt effleuré par un bien léger zéphyr… Les éoliennes qui parsèment la côte galicienne doivent avoir du mal à tourner ! Car c’est un tampon, un bouchon, une zone sans souffle, un no man’s land éolien, une pétole comme disent les pratiquants de la Grande Bleue, qui installe ses quartiers sur la pointe ibère. Et les options prises par les Class’40, certaines dès le départ de Madère, convergent désormais vers le même point avec un petit différentiel en longitude. Un avantage de quelques dizaines de milles qui pourrait bien se transformer en grand écart… Car en rasant ou non les côtes espagnoles, il peut y avoir d’un côté un arrêt brutal et perdurant, de l’autre une échappée dans une brise évanescente mais portante.
 
Compression espagnole
 
Et dans ce resserrement des positions puisque les six premiers ne sont éloignés que d’une trentaine de milles maximum, il y a ceux qui ont joué l’option Ouest qui engrangent désormais les bénéfices de ce décalage : Cécile Poujol (Merci les amis !) et Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir) suivis un peu plus loin par Lionel Regnier (Groupe Séfico) ont déjà pu ouvrir les voiles et accélérer dans un vent qui tourne au Nord-Ouest au large. Tous trois ont choisi de laisser le cap Finisterre à au moins vingt milles sur leur tribord, en frôlant le plateau continental. Leur objectif à court terme reste de contourner cette zone dangereuse car peu ventée et de monter encore plus au Nord pour s’écarter au plus vite de l’Espagne. « Cela commence à payer tout doucement ! On est bien revenu au classement avec Cécile aussi… On ne s’est pas trop trompé même si les écarts restent tout de même réduits. Mais ce n’est pas fini car il reste tout le golfe de Gascogne à traverser. Le jeu va rester ouvert jusqu’à l’arrivée… », analysait Jean-Christophe Caso (Jardin Bio-Prévoir).
 
Le leader depuis deux jours, Jean-Pierre Amblard (Azawakh III) a visé un peu juste pour passer à la bordée et se voit contraint de continuer à faire du près pour se recaler devant le groupe des « Açoriens » : il a perdu près de vingt milles en 24 heures… et se retrouve sous pression car en bordure de calmes. « On a 15-16 nœuds de Nord-Ouest : on est assez content de notre position mais la météo annonce que ça va mollir assez rapidement pour la suite du parcours. Cela se présente assez cafouilleux au cap Finisterre mais on n’a pas trop envie de s’écarter de la route directe vers les Sables d’Olonne… », indiquait son co-équipier Louis Duc.
 
 
La parabole de la ligne droite
 
Dans son sillage, Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) a bien fait de virer de bord la nuit dernière pour ne pas buter contre les falaises hispaniques : « Ce qui reste à parcourir ne va pas être facile : le cap Finisterre est un grand point d’interrogation pour savoir s’il faut être au large, à terre ou au milieu ! Mais je préfère passer un peu au large : cela dépendra de la rotation ou non du vent vers le Nord-Ouest… ». Le vainqueur de la première étape, Yvan Noblet (Appart City) a quant à lui été obligé de se recaler ce mardi midi en perdant beaucoup de terrain… Quant à Jean-Edouard Criquioche (Choice Hôtels), il n’est pas à la fête : non seulement il ne peut pas passer la pointe espagnole à la volée, mais en sus, il a déchiré sa grand voile et perdu son électronique…
 
Et ce passage névralgique n’est qu’un des premiers pièges qui attendent les Class’40 : une dorsale anticyclonique se déploie dans le golfe de Gascogne et risque fort d’engluer toute la flotte avant l’arrivée ! La ligne droite vers la Vendée semble donc compromise pour préférer une trajectoire parabolique, en montant franchement au Nord-Ouest jusqu’à la latitude de l’île d’Yeu avant de tourner l’étrave vers les Sables d’Olonne… Difficile dans ces conditions de prédire qui sera en tête et même quand le vainqueur de cette deuxième étape franchira la ligne ! Probablement pas avant jeudi après-midi et plus certainement vendredi matin…
 
Classement du mardi 10 juillet à 15h30
1- Jean-Pierre Amblard (Azawakh III) à 420 milles de l’arrivée
2- Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir) à 15 milles du leader
3- Cécile Poujol (Merci les amis !) à 19 milles du leader
4- Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) à 29 milles du leader
5- Yvan Noblet (Appart City) à 30 milles du leader
6- Jean-Edouard Criquioche (Choice Hôtels) à 32 milles du leader
7- Lionel Regnier (Groupe Séfico) à 92 milles du leader
8- Alexis Guillaume (Méréna) à 130 milles du leader
9- Stephen Card (Cariberia) à 393 milles du leader
 

 

 

 

Contact presse : Isabelle Delaune – 06 20 53 90 14 – isabelle.delaune@wanadoo.fr
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