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Generali Solo 2013 : Solitaire méditerranéenne

Generali Solo 2013 : Solitaire méditerranéenne
septembre 18
10:44 2013

 

De l’avis des 17 Figaristes engagés sur cette 19e édition de la Generali Solo, il va falloir faire preuve de solidité et d’intelligence sur ce parcours diablement long et intense. Car cette année, la Generali se compose de trois grandes étapes entre Cavalaire-sur-Mer, Barcelone, Beaulieu sur Mer et Sète. 1 155 milles auxquels il faut ajouter des régates en baie devant les quatre villes-étapes. Entre les caprices météo de la Méditerranée, le jeu stratégique des longues étapes, la tactique des petits parcours et la fatigue accumulée, le titre de Champion de France Elite de course au large en Solitaire 2013 sera largement mérité ! Top départ jeudi 19 septembre…

 

Après une saison intense sur le circuit Figaro Bénéteau, la dernière épreuve en Méditerranée ressemblera au dernier col à grimper. Le plus dur pour la fin, voilà ce qui caractérise la Generali Solo cette année. « C’est un parcours un peu original car nous n’avons pas souvent fait des étapes aussi longues sur cette course. Cela la fait ressembler vraiment à une Solitaire du Figaro du sud… à laquelle on aurait ajouté les grands-prix avec des parcours techniques dans les ville-étapes. Ce ne sera pas de tout repos ! » souligne Gildas Morvan (Cercle Vert), triple vainqueur de la Generali Solo.

 

Pièges et caprices de la météo

Début de l’automne en Méditerranée, le système météo est souvent perturbé, comme l’indiquent les ingénieurs de Météo Consult, partenaire de cette Generali Solo. La première étape de 425 milles entre Cavalaire-sur-Mer et Barcelone, en passant par les Baléares et Palamos, pourrait bien réserver quelques surprises : fort mistral, puis vent d’autan, pétole entre les Baléares et Barcelone, un début d’épreuve compliqué, un contexte météorologique qui exigera des qualités d’anticipation. Après deux jours de régates en baie devant la capitale catalane, les Figaristes vont devoir rejoindre Beaulieu sur Mer, la plus longue étape de la Generali Solo 2013 avec 435 milles à parcourir, via le rocher de la Giraglia. Encore une fois, les solitaires devront s’attendre à un régime de vents synoptiques de secteur sud-est ou nord-est, potentiellement forts. Les régates en baie se joueront dans du vent instable, effets de côte oblige. Enfin, la dernière étape longue de 295 milles pour rallier Sète via Porquerolles et les Mèdes, obligera les marins à longer le littoral et déjouer les pièges des effets de site, comme le cap Sicié, réputé mauvais par fort mistral.

 

La régularité sera payante

Etre patient dans la pétole, anticiper et ménager sa monture dans les coups de vent, la Generali Solo 2013 sera probablement dure et exigeante d’autant qu’elle dure trois semaines. «Je connais bien ces zones, notamment Barcelone. Le plus important en Méditerranée consiste en la bonne lecture du plan d’eau, et j’apprécie cet exercice. Cette épreuve se joue aux points. Cela signifie que la régularité paye sur ces régates » explique Paul Meilhat (Skipper Macif 2011). Les longues étapes et les régates en baie demanderont aux marins d’être hyper complets. Gilles Chiorri (8 participations à la Generali Solo), le directeur de course, le sait mieux que quiconque : « Ces grandes étapes très longues permettent un jeu très ouvert, et avec les régates en baie, les marins ne devront rien lâcher. Ce sera très intéressant, et bien sûr nous saurons adapter les parcours aux aléas de la météo méditerranéenne… ».

 

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