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[tourisme] Finistère, des sensations… nautiques

[tourisme] Finistère, des sensations… nautiques
janvier 09
17:40 2014

Le premier département maritime de France est le port d’attache des plus grands navigateurs, et un merveilleux terrain de jeux pour tous les plaisirs nautiques. Le Finistère, premier département maritime de France, est de ce fait une terre de grands navigateurs. Olivier de Kersauzon, Franck Cammas, Samantha Davies, Michel Desjoyeaux, Jean Le Cam, Rolland Jourdain, Erwan Tabarly ou Bernard Stamm s’entrainent régulièrement ici. Le Finistère compte pour la course au large et la voile, deux « pôles France » : la voile olympique à Brest, dont sont issus plusieurs champions olympiques ainsi que « La course au large » à Port-la-Forêt, lieu d’entraînement des trois derniers vainqueurs du Vendée Globe. Parallèlement, le département accueille régulièrement de grandes courses telles que la Solitaire du Figaro, la Transat AG2R, ou le Tour de France à la Voile. Embarquement immédiat

Le Finistère en quelques mots et chiffres

Premier département maritime de France avec 1000 kilomètres de côtes
900 000 habitants dont 220 000 à Brest Métropole Océane et 85 000 à Quimper Communauté
Le premier parc marin créé en France : Iroise
Les îles françaises les plus à l’Ouest: Ouessant, Molène et Sein
Le premier port thonier d’Europe : Concarneau

Brest, une ville du tonnerre

Avec ses cinq ports, son institut européen de la mer, ses grands navigateurs et Océanopolis, Brest est incontestablement la capitale de la mer. La plus grande cité du Finistère mérite le détour. Ici, plus qu’ailleurs peut-être, souffle l’esprit frondeur et aventurier des Bretons. En attestent le musée national de la marine et le jardin des Explorateurs. Le musée national de la marine abrite un patrimoine unique témoignant de la grande aventure navale de l’Arsenal de Brest et de la Marine française. Le Jardin des Explorateurs, le bien nommé, témoigne de l’importante contribution de Brest aux expéditions maritimes du 18e siècle. Il abrite une collection de plantes rapportées des quatre coins du monde par quatre explorateurs partis de Brest. Autre jardin tout aussi passionnant : le conservatoire botanique national, le plus riche d’Europe après celui de Londres, où l’on peut admirer des espèces végétales menacées d’extinction. Le voyage s’achève à Océanopolis qui propose un immanquable voyage à la découverte des océans.

Douarnenez, la ville aux trois ports

La fameuse sardine qui a bouché le vieux-port de Marseille aurait pu en faire autant à Douarnenez. La cité a en effet connu ses heures de gloire grâce à ce petit poisson argenté qui finissait ces jours dans les boites d’une des 26 conserveries du port. La ville, qui n’a pas oublié son passé industriel, a mis en place un « circuit d’interprétation » de dix-sept panneaux reliés entre eux par un balisage de clous en bronze qui racontent les grandes étapes de cette aventure humaine et économique. Autre visite, autre ambiance, au Port-musée de Douarnenez pour un voyage à la découverte des marins, de leurs bateaux, des techniques et savoir-faire maritimes : deviner les essences de bois, sentir l’étoupe de calfatage, démêler les cordages de chanvre, toucher les tissus de voile, écouter l’accent et la parole des marins de Douarnenez… et bien sûr, monter à bord d’un des quatre bateaux (une gabare sablière, un langoustier breton, une barge de la Tamise ou un remorqueur à vapeur britannique) pour explorer les cales, les salles des machines, les timoneries, les postes d’équipage ou les couchettes… Non loin, se trouve le port de Rosmeur qui, dans les années 50, regroupait toute l’activité sardinière. Reconnaissable à ses maisons colorées, c’est sans doute le quartier le plus typique et le meilleur endroit pour s’imprégner de l’ambiance de cette ville attachante. Il suffit de flâner sur ses quais, de s’attabler à la terrasse d’un café ou de déguster la fameuse sardine dans l’un des nombreux restaurants du port pour s’en convaincre.

Roscoff, la cité corsaire

« Trou de flibustiers, vieux nid à corsaires, vieille ville à matelots » écrivait le poète Tristan Corbières. Cette petite phrase résume bien le passé maritime de cette petite cité de granit qui conserve de superbes maisons d’armateurs. Aujourd’hui, Roscoff est un port actif avec ses liaisons régulières vers la Grande-Bretagne assurées par la Brittany Ferries dont le siège social est d’ailleurs à Roscoff. La cité abrite également le premier centre de thalassothérapie créé en France en 1899. Côté visites, le musée des Johnnies vaut le détour. Installé dans une ancienne ferme restaurée, il raconte la belle histoire de ces producteurs d’oignons qui, au 19e siècle, partaient à vélo vendre leur production en Angleterre. Enfin, la cité et l’île de Batz toute proche compte deux « Jardins Remarquables » qui comptent parmi les plus beaux du Finistère avec le jardin exotique et le jardin Georges Delaselle.

Morgat en presqu’île de Crozon

À la fin du 19e siècle, de riches industriels et banquiers à la recherche de calme choisissent Morgat comme lieu de villégiature. De belles villas et hôtels se construisent en front de mer tels que la villa « Kerbruck » réalisée en fer d’après des plans de Gustave Eiffel ou Le Grand Hôtel de la Mer, véritable chef d’oeuvre architectural du début du 20e siècle. Aujourd’hui, la station attire de nombreux plaisanciers tandis que les randonneurs peuvent découvrir ici un patrimoine culturel et naturel de tout premier ordre. Ils pourront notamment suivre la route des fortifications. Celle-ci rappelle que la presqu’île de Crozon a joué un grand rôle défensif au cours des siècles. Ils pourront également faire une halte dans l’un des 27 sites naturels qui, au vu de leur richesse géologique et écologique, permettent à la presqu’île de rejoindre cette année le club des « Espaces Remarquables de Bretagne ». Enfin, la presqu’île de Crozon se caractérise par ses falaises et ses plages de sable fin qui, se découvrant à marée basse, constituent le paradis des pêcheurs à pied.

Concarneau, une « ville close » ouverte sur le monde

7e port de pêche français et premier d’Europe pour le thon, Concarneau est également « Ville d’Art et d’Histoire ». Sa ville close est l’un des sites les plus visités de Bretagne… et ce n’est pas sans raison. Enserrée de remparts de granit et reliée à la terre ferme par deux ponts, elle forme un îlot où se succèdent de belles demeures anciennes. Parmi les autres sites qui méritent une halte, le musée de la pêche, installé dans un ancien arsenal, présente toutes les techniques de pêche de l’Antiquité à nos jours. Le marinarium, le plus ancien du monde, propose quant à lui la découverte de la biologie marine. Enfin, une visite guidée de la criée s’impose pour mieux comprendre le monde de la pêche.

Tristan

Située à quelques encablures de Douarnenez, l’Ile Tristan, propriété du Conservatoire du Littoral, est accessible uniquement à marée basse. Selon la légende, elle aurait servi de refuge à Tristan, neveu du Roi de Cornouaille, tombé amoureux d’Yseult, la fiancée de ce dernier. Leur tombe y serait dissimulée sous deux arbres enlacés. L’office de tourisme de Douarnenez organise des visites guidées qui permettent de percer (presque) tous les secrets de cette île légendaire. Le guide conduira notamment les visiteurs au jardin exotique qui abrite bambous, camélias, magnolias, myrtes du Chili et fushias de Nouvelle Zélande.

Plein phare sur le Finistère

L’aventure des phares débute trois siècles avant notre ère lorsque Ptolémée, roi d’Egypte, fit construire sur l’île de Pharos, en face d’Alexandrie, une tour de 135 mètres en marbre blanc avec, à son sommet, un feu de bois. Il faudra cependant attendre le 14e siècle pour voir apparaitre des feux permanents sur les côtes finistériennes. De nos jours, le Finistère, avec ses 1200 kilomètres de côtes, détient le record national du nombre de phares (47). Ceux-ci sont érigés en pleine mer (Kéréon), sur un îlot (Ile Vierge), tout au bout d’une pointe (Saint Mathieu) ou dans les terres (Trézien). Ils suscitent, non sans raison, une profonde fascination sur les visiteurs qui s’interrogent sur leur construction, leur fonction et la vie de leurs anciens gardiens. Du phare le plus haut d’Europe (Ile Vierge à Plouguerneau) au plus puissant (le Créac’h à Ouessant), la route des phares permet de découvrir ces sentinelles de la mer qui jalonnent les côtes du nord-Finistère. La montée au paradis (nom donné aux phares à terre), aux enfers (les phares en mer) ou au purgatoire (les phares des îles) est longue (plus de 350 marches pour le phare le plus élevé) mais les efforts sont largement récompensés car, au sommet, le panorama est simplement exceptionnel.

La marche aquatique ou longe-côte

Cette activité consiste à marcher dans l’eau jusqu’au torse, muni d’une pagaie pour se mouvoir plus aisément. Cette activité qui rencontre aujourd’hui un vif succès, combine les bienfaits de la randonnée et de la thalasso puisque celle-ci se pratique en mer. Elle permet de tonifier tous les muscles en douceur, grâce à la résistance de l’eau. Fabienne D’Ortoli, championne de Kite-surf organise sur quelques plages emblématiques de la baie d’Audierne des sorties d’une heure environ. Le matériel (combinaison, gants et chaussons) est fourni.

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